Carl Aderhold – Fermeture éclair

Lorsque Laurent apprend que son usine va fermer, il le prend plutôt mal. En rentrant chez lui, il s’aperçoit que sa femme l’a quitté en emportant également son fils. Il se retrouve donc seul, sans savoir que faire jusqu’au jour où on lui propose de monter une équipe de football avec ses anciens collègues afin de participer à la coupe du monde des sans-emplois.

Je ressors de ce livre tout à fait déboussolée. Je m’attendais à un roman social avec une petite touche humoristique grâce à la coupe du monde de football. Carl Aderhold est d’ailleurs reconnu pour son humour cinglant. Mais ce n’est pas ce que j’y ai retrouvé…

Pourtant le roman commence bien, on suit Laurent mais aussi son fils et la comptable de l’usine, son statut d’employé la place entre les travailleurs et la direction, une position loin d’être facile. Il est donc très intéressant de découvrir la réaction de chacun de ses personnages lors de l’annonce de la faillite.

Mais par la suite, j’ai franchement déchanté. Séquestration, hacking, coupe du monde loufoque,… Carl Aderhold nous offre un beau bazar et je n’ai pas pu m’y sentir à l’aise. De nombreuses situations m’ont paru trop surréalistes pour être réelles et je n’ai pas compris ce que l’auteur voulait dénoncer par ce moyen. Et puis l’humour dont on m’a tant vanté les mérites n’est pas si présent que ça et n’a pas réussi à me tirer un seul sourire. Je n’y suis vraiment pas sensible.

Bon, vous l’avez compris, c’est un loupé pour moi ! Cette critique sociale me parait tellement éloignée du monde ouvrier que veut nous dépeindre Carl Aderhold ! Malgré un début prometteur, le roman devient trop surréaliste par la suite et m’a complètement perdue. Dommage !

2 sur 5

Auteur : Carl Aderhold

Titre : Fermeture éclair

Edition : JC Lattès

Genre : Contemporain, drame

Pages : 331

Bilan : 2/7  mais toujours pas de coup de coeur !