Lucia Etxebarria – Cosmofobia

J’avais envie de partir pour le soleil… Pourquoi pas l’Espagne ? Cosmofobia nous plonge dans le quartier madrilin de Lavapiés.

Mon résumé:

Chaque chapitre nous présente un aspect du quartier coloré de Lavapiés. On passe d’un personnage à un autre et on se construit petit à petit notre propre idée sur cette partie de Madrid.

Mon avis:

Lucia Etxebarria se frotte ici à un thème délicat. Elle nous parle de ce quartier toute en finesse et avec beaucoup de sincérité. On ne stigmatise pas cette « banlieue » et on ne l’enjolive pas non plus. Comme le dit si bien l’auteur, Lavapiés est un quartier multiculturel, pas interculturel. Les cultures ne se mélangent pas. Malheureusement, je me suis vite emmêlée les pinceaux dans ce récit. On change tout le temps de narrateur et avec plus d’une trentaine de personnages, on se perd facilement. J’ai même eu l’impression d’être dans Plus belle la vie ou Les feux de l’amour. Il fallait à chaque fois que je me rappelle qui couche avec qui et qui sont les ex de machin. Vous voyez le genre !

J’ai trouvé ce roman bien en deça de Beatriz et les corps célestes. Lucia Etxebarria veut tellement donner une vision juste de Lavapiés qu’elle en fait des tonnes, veut nous présenter plein de monde et finalement, nous embrouille. Mais j’ai tout de même envie de lire Le miracle en équilibre.

Madrid:

C’était assez agréable de découvrir Madrid à travers ce quartier. On est totalement plongé dans Lavapiés ici. Je n’ai eu aucun mal à m’imaginer dans cet endroit. On accompagne les personnages au centre pour les enfants, au groupe de paroles pour les femmes qui ont des problèmes ou à l’épicerie du coin. Ce quartier est composé de toute les ethnies. C’est assez rocambolesque !

3 sur 5

Auteur: Lucia Etxebarria

Titre: Cosmofobia

Édition: 10/18

Genre: Littérature générale

Pages: 411

Laura Gallego Garcia – Deux cierges pour le diable

La littérature ado regorge de joyaux littéraires. Ce roman en fait partie. C’est la première fois que je découvre la littérature fantastique espagnole et elle n’a rien à envier aux autres.

Résumé:

« Si tu allumes un cierge pour Dieu, allumes-en deux pour le diable » – Proverbe Bulgare –

De nos jours, plus personne ne croit aux anges, même s’il y a des gens qui croient aux démons.
Pourtant les anges existent vraiment. Ils ont toujours existé.
Comment je le sais ?
Parce que mon père en était un.
Avant d’être assassiné.
Je n’ai désormais plus qu’une idée en tête : trouver le démon qui a fait ça et le tuer de mes propres mains.

Mon avis:
Après Fablehaven, voilà que mon nouveau coup de cœur est encore de la littérature pour ado. C’est la première fois que je rentre dans le monde des anges et des démons. Ce sont vraiment des êtres immortels intéressants. De un, parce qu’ils vivent depuis vraiment très longtemps. Alors que pour un vampire, on parle en siècles ou parfois en millénaires, avec ces êtres on est plutôt dans l’ordre de millions d’années. De deux, parce que leur état est plus complexe qu’il n’y parait.

Laura Gallego Garcia m’a permis de m’évader du froid glacial et de la neige de nos contrées. Le voyage est à la fois géographique (aah la chaleur de l’Espagne, de l’Italie,…) et historique (vu l’âge des anges, ils en ont des trucs à raconter, vous imaginez bien).

Parlons un peu de l’héroïne: Cat. C’est une adolescente de 16 ans qui veut à tout prix venger son père, un ange. Et on la comprend bien : qui n’aurait pas soif de vengeance quand on tue votre seule famille ? De plus, le père de Cat était un ange mineur qui ne participait pas à la guerre entre anges et démons. Bref,c’était un brave type qui n’embêtait personne. Comme tout ado rebelle, Cat ne mâche pas ses mots. Et pourtant, elle est si fragile à l’intérieur.

Mais celui qui fait que ce livre se hisse parmi mes coups de cœur a un nom: Angelo. Non, non, ne vous fiez pas à son nom: c’est un démon ! Mais quel démon… A côté, les vampires me paraissent bien fades. Voici un anti-héros mystérieux et sexy (ah ben oui évidemment) mais qui, pour moi, a un charme fou. Ah, je suis tombée dans ses filets dès le début, moi !

J’ai beaucoup aimé l’histoire. Bon ça reprend des ingrédients connus: une quête, de l’action, de l’amour et un puzzle à reconstruire. Mais la recette fonctionne parfaitement et on tourne les pages vitesse grand V. La fin est une vraie fin même si l’auteur nous laisse l’interpréter (Vous n’avez qu’à le lire, vous me comprendrez).

Vous l’avez donc compris, je vous conseille ce petit bijou de littérature angélique (je ne sais pas si ça existe mais bon chuuut). J’espère que l’ère bit-lit sera suivie par une ère anges et démons. L’avenir me dira si mes vœux seront exaucés.

5 sur 5

Auteur: Laura Gallego Garcia
Titre: Deux cierges pour le diable (Vo: Dos velas para el diablo)
Édition: Baam!
Genre: Fantastique
Pages: 438

Et ça commence ainsi:
« Le journal télévisé donne l’impression qu’il n’arrive que des horreurs. Il est difficile de croire en Dieu ou aux anges devant les images d’une guerre, d’une épidémie, d’une catastrophe naturelle,… Alors qu’il est aisé de croire que les démons existent et que l’enfer est bien plus proche de ce qu’on imagine.
Ce n’est pas juste. Bien sûr, il se passe plein de choses terribles mais pas seulement. Il y a aussi des bonnes nouvelles. Tous les jours. Sauf que nous avons tendance à les ignorer. Nous semblons éprouver une curiosité malsaine envers le malheur ou la violence. Peut-être parce que ça nous montre, par contraste, à quel point nous avons de la chance – ou au contraire parce que ça nous confirme dans l’idée que le monde est pourri. »

Deux cierges pour le diable était une lecture commune avec Pauline. J’espère qu’elle a autant aimé que moi, allez donc voir son avis !

Et ce livre rentre dans le cadre du challenge abc 2010 !

Bilan: 10/26

Lucìa Etxebarrìa – Beatriz et les corps célestes

Beatriz vit entre deux femmes, entre deux villes également. Tout d’abord sa ville natale Madrid et son adolescence tourmentée avec la fille qu’elle aimait Monica. Plus tard, on la retrouve à Edimbourg en couple avec Caitlin que tout le monde surnomme « Cat », le chat. Etxebarria nous dresse des portraits très originaux, loin des stéréotypes du genre (la lesbienne qui ressemble à un camionneur par exemple). Elle est également très critique avec la société qu’elle décrit.

Drôle de sensation que se mettre dans la peau d’une femme qui aime les femmes mais on s’y fait très vite. Je me suis sentie tout de suite attachée à l’héroïne Beatriz ou « Bea » comme elle préfère qu’on l’appelle. On suit sa vie et ses interrogations comme « Pourquoi elle n’arrive pas à oublier Monica ? », « Pourquoi n’arrive-t-elle pas à être heureuse avec Cat ? ». Ma première rencontre avec Etxebarria a été concluante même si je m’attendais à un peu mieux vu que ce roman a reçu le prestigieux prix Nadal en Espagne (qui correspond au Goncourt français). Je retenterai sûrement l’experience !

Pour l’extrait, revenez dans quelques jours car j’ai laissé le roman dans mon autre « maison » 😉

4 sur 5

Auteur: Lucìa Etxebarrìa
Titre: Beatriz et les corps célestes ( VO: Beatriz y los cuerpos celestes)
Genre: Roman, Amour, Société
Edition: 10/18
Pages: 318