Jim Fergus – La fille sauvage

J’ai toujours été intéressée par la culture amérindienne et, chose étrange, j’ai lu très peu de livres sur le sujet. Jim Fergus est un auteur phare de cette littérature particulière. C’est ma première expérience avec lui…

Mon résumé:

Ned Giles, 17 ans, vient de perdre ses deux parents. Il décide de quitter Chicago et tente de se faire embaucher dans la grande expédition qui part pour la Sierra Madre et dont le but est de retrouver un petit Mexicain enlevé par les Bronco Apache. Au cours de cette expédition, il rencontre « la niña bronca », une jeune apache aussi intrigante qu’envoutante…

Mon avis:

Pendant quasi tout ce roman, j’ai eu l’impression d’être à côté de la plaque. Je n’arrivais pas à m’émouvoir de ce qui se passait dans ce livre. Je ne m’ennuyais pas mais je n’étais pas plus enchantée que ça de retrouver chaque soir Ned, la niña, Tolley l’homosexuel, Margaret l’anthropologue et tous les autres. J’ai trouvé ces personnages un peu caricaturaux. Je vous les présente en mil : Ned est le héros de l’histoire, jeune photographe en quête d’aventure et avec une naïveté d’enfant. Bref, le jeune premier. A côté, Tolley est un riche américain homosexuel. C’est une vrai tata… Ben oui difficile de dire autrement. Margaret a toujours son point de vue scientifique a posé vu qu’elle est anthropologue. Il y a aussi les scouts Joseph et Albert des apaches « convertis » et l’anglais au service de tout ce personnel.

J’ai aussi eu un peu de mal avec le style. Je ne sais trop dire pour quoi mais il ne facilite pas la lecture rapide comme je l’aime. C’était donc plutôt lent et c’est peut-être pourquoi j’ai eu du mal à rentrer dans le roman.

L’histoire met aussi longtemps à démarrer. Durant la première moitié, il ne se passe vraiment rien. Mais voilà que 50 pages à la fin -il était vraiment temps- j’accroche enfin. Je veux absolument savoir ce qui se passe. Je suis enfin dedans ! Mais voilà, la fin est déjà là et elle n’est pas vraiment à mon goût.

C’est donc un avis en demi-teinte que je dresse ici. Ce livre qui m’a laissé indifférente pendant 300 pages se transforme en chouette roman pour les 50 dernières. Ce n’est donc pas un franc succès. J’ai entendu dire que Milles femmes blanches est meilleur. J’ai envie de m’en faire ma propre idée…

3 sur 5

Auteur: Jim Fergus

Titre: La fille sauvage

Édition: Succès du livre

Genre: Historique, aventure

Pages: 340

John Steinbeck – Des souris et des hommes

Il n’y a pas d’âge pour découvrir les classiques. En visitant mon bouquiniste préféré, je suis tombée sur ce petit roman (et d’autres choses que je vous montrerai plus tard) pour seulement 2 euros. J’avais toujours eu envie de le lire, voilà chose faite !Des souris et des hommes est un merveilleux roman sur l’amitié.Une amitié profonde qui lit nos deux protagonistes George et Lennie. George, le petit gars et Lennie, le grand costeau vont arriver dans un nouveau ranch pour travailler et pour se payer une ferme dans laquelle ils vivront tous les deux en élevant des lapins. C’est le rêve de leur vie. Oui mais… Lennie, ce grand garçon tout gentil ne sait pas contrôler sa force…

Ce roman est très court, 170 pages, mais il n’en faut pas plus pour mener à bien cette belle histoire. Vous l’avez compris, un récit à lire de toute urgence !

Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
-Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.
Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
-Non, j’vous en prie, supplia-t-il. Oh, j’vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains…
-Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins.

Ce roman a reçu le Prix Nobel de littérature

4 sur 5

Auteur: John Steinbeck
Titre: Des souris et des hommes (VO: Of mice and men)
Genre: Roman
Editeur: Folio
Pages: 190

Anne Tyler – Quand nous étions grands

Mon avis:

Sa vie aurait pu être totalement différente si elle avait épouser Will et continuer ses études. Mais Rebecca est tombé sous le charme de Joe Davich. Trente ans plus tard, alors que Joe est mort et que leurs enfants sont grands, Rebecca s’interroge sur ce qu’aurait pu être sa vie si elle n’avait pas suivie Joe. A cinquante-trois ans, Rebecca décide de changer de vie. Mais peut-on vraiment le faire d’un claquement de doigt ?

Voilà comment on peut résumer ce roman ! Un livre qui se lit facilement et une histoire bien ficelée. On prend conscience que les choix qu’on fait ne sont pas anodins. Et nous si nous avions pris une autre voie, quelle serait notre vie ?

4 sur 5
Et ça commence ainsi :

« Il était une fois une femme qui s’aperçut un beau jour qu’elle était étrangère à elle-même.
Elle avait alors cinquante-trois ans. Elle était grand-mère. Large et plantureuse, le visage creusé de fossettes et encadré de deux ailettes blondes de cheveux secs qui partaient du milieu pour se déployer quasiment à l’horizontale. Des rides d’expression au coin des yeux. Des tenues amples et bariolés qui flirtaient dangereusement avec des frusques de clocharde. »

Auteur : Anne Tyler
Titre : Quand nous étions grands (VO : Back when we were grownups)
Genre: Littérature générale
Edition : Le livre de poche
Pages: 415

Liz Young – L’ami de coeur

Mon avis:

Plus connue sous le nom d’Elisabeth Young, cette écrivaine nous livre ici un bon petit roman léger. C’est avec grand plaisir que j’ai plongée dans la vie d’Izzy, de son chien Henry et de son petit ami Léo. Si je puis vous donner un conseil, ne lisez pas la quatrième de couverture ! Je le trouve particulièrement mal conçu. En effet, le début du résumé coïncide avec ce qu’il se passe à la moitié du roman. Autant dire qu’on occulte carrément les 200 premières pages. « L’ami de cœur » a répondu parfaitement à mes attentes livresques : un roman pour se détendre entre mes heures passées derrière mes cours. L’humour et l’amour apparaissent dans ce roman, que demander de plus ?

3 sur 5

Et ça commence ainsi :

« C’est moi qui vous le dis, je faisais plutôt une jolie pute.

Dans le miroir de ma penderie, elle me renvoyait un sourire boudeur : Emerald Caprice, putain au cœur d’or plaqué neuf carats, experte en jeux en tout genre. Ecolière coquine avec les ministres du gouvernement , Miss Moneypenny d’un évêque version James Bond. Emerald avait tout essayé, et pris des notes. En ce moment même, elle se préparait à publier ses mémoirs, à les présenter sur les plateaux de télé et à en vendre des extraits aux journaux du dimanche. »

Auteur : Liz Young

Titre : L’ami de cœur (VO : A girl’s best friend )

Genre : Chic lit

Edition : Pocket

Pages : 407