Ian Watson – L’enchâssement

l'enchassement

L’enchâssement est un livre de science-fiction assez particulier. La science qui est mis en avant ici est la linguistique. Et si la vraie richesse de notre monde était la diversité de nos langages ?

J’avoue que rien qu’avec cette idée, j’étais emballée pour lire ce roman. Je craignais toutefois que le propos soit trop compliqué pour moi, n’ayant jamais particulièrement excellé dans les matières de la sémiotique et de la linguistique à l’université. Mais pas de panique, L’enchâssement reste une lecture agréable et accessible pour tous.

Plusieurs histoires s’entremêlent dans ce récit, comme si Ian Watson avait voulu poussé le principe de L’enchâssement jusqu’au bout. On a donc d’un côté Chris Sole, linguiste qui fait une expérience sur de jeunes enfants en leur apprenant un langage enchâssé. Et au fin fond de l’Amazonie, les Xemahoa ont un langage sacré compréhensible uniquement sous l’emprise d’une drogue.

Il y a franchement des tas de bonnes idées dans ce livre. J’avoue que j’aurais aimé en voir certaines plus développées comme par exemple les autres expériences sur les enfants qui me semblaient très intéressantes. J’ai aussi été fascinée par ce peuple primitif de la forêt amazonienne. J’ai beaucoup aimé leur côté mystique. La fin, un peu rapide à mon goût, n’est pas aussi bonne que les deux premiers tiers du livre et j’ai eu l’impression que l’auteur ne savait pas trop comment terminer son histoire. Néanmoins, je garderai un très bon souvenir de L’enchâssement qui offre une manière tout à fait révolutionnaire d’imaginer la science-fiction.

Le style d’Ian Watson est assez soutenu pourtant je n’ai eu aucun mal à lire les quelques 300 pages de ce roman. C’est comme si l’auteur nous prenait par la main. On n’est jamais perdu dans ce récit et l’auteur explique ses différentes théories.

Bref, L’enchâssement est certainement un livre de SF marquant qui mérite sa place sur vos étagères.

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Auteur : Ian Watson

Titre : L’enchâssement

Edition : Le Bélial

Genre : Science-Fiction

Pages : 352

Thierry Di Rollo – Bankgreen, tome 2 : Elbrön

ElbrönJe suis de retour sur Bankgreen grâce au deuxième et dernier (déjà !) tome de la saga. J’étais très curieuse de découvrir cette suite. Je n’avais aucune idée de ce que l’auteur allait faire pour donner un second souffle à cette histoire. Je vous rassure d’emblée, il y est très bien arrivé !

Elbrön, c’est finalement Bankgreen mais en mieux. Maintenant que tout cet étrange monde nous a largement été présenté dans le premier volume, le rythme s’accélère et les actions s’enchaînent plus rapidement. La Mort est toujours omniprésente dans ce récit mais elle change d’aspect. L’auteur arrive encore à me surprendre avec de nouvelles créatures, de nouvelles configurations. Les Runes restent mon espèce préférée. Ce sont des créatures énigmatiques qui répondent aux questions que se posent les autres espèces. Néanmoins, j’ai bien aimé les Elbrön, ces êtres mystiques que l’on va apprendre à découvrir ici. J’ai aussi apprécié de retrouver un personnage du tome 1 mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir ;).

Le style est toujours aussi envoûtant. Une poésie toute particulière se dégage de ce récit. Et puis il y a Bankgreen, ce monde énigmatique qui m’a vraiment captivée du début à la fin. Les pages se tournent rapidement vu que les chapitres sont courts et dynamiques.

Bankgreen et Elbrön forment un diptyque très original qui ravira les afficianos de la fantasy qui sont lassés de retrouver toujours les mêmes ingrédients.

Bref,  cette suite est vraiment à la hauteur du premier, elle le supplante même pour moi.J’aurais aimé resté bien plus longtemps sur Bankgreen mais le voyage s’arrête ici…

5 sur 5

Livre lu dans le cadre de Masse-Critique de Babelio. La fiche du livre :

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Auteur : Thierry Di Rollo

Titre : Bankgreen, tome 2 : Elbrön

Edition : Le bélial

Genre : Fantasy, dark fantasy

Pages : 330

D’autres avis : La plume ou la vie

Thierry Di Rollo – Bankgreen, tome 1

On m’avait prévenue : Bankgreen est un roman de fantasy particulier. On y suit Mordred, le dernier Varanier qui possède le don de connaître les circonstances de la mort de chaque personne qu’il croise. Néanmoins, pour moi, le personnage principal reste la Mort elle-même.

Le roman commence fort avec un prologue très énigmatique. Déjà, à ce moment-là, on sait que l’on a entre les mains un roman spécial, loin des sentiers battus de la fantasy. L’intrigue en elle-même est très intéressante vu qu’on suit à la fois le parcours de Mordred mais également celui d’autres créatures : les Digtères, les Runes, les rats noirs, les Shores,… Et encore, je ne vous cite-là qu’une toute petite partie des espèces qui peuplent cet étrange monde qu’est Bankgreen.

La Mort est vraiment partout sur Bankgreen. Il y a ceux qui la donnent, ceux qui l’annoncent comme Mordred, ceux qu’elle effraie surtout. Un des grands principes est que « Sur Bankgreen, tout a une raison ». Cette étrange affirmation rythme la vie de tous les habitants de cet univers. Cela amène pas mal de réflexions sur le sujet de la mort. Personnellement, cela m’a fait beaucoup réfléchir.

Avant d’ouvrir ce livre, j’avais peur de trouver ce roman trop complexe mais finalement, j’ai trouvé Bankgreen très immersif. Le style est fluide et je n’ai eu aucun mal à m’imaginer dans ce monde singulier. De plus, les chapitres sont relativement courts, ce qui fait que le livre semble passer très vite.

Finalement, Bankgreen est une très bonne surprise. C’est un univers très agréable à découvrir même si malheureusement, j’ai peur d’être passée à côté de certaines subtilités.

4 sur 5

Auteur : Thierry Di Rollo

Titre : Bankgreen, tome 1

Edition : Le Bélial

Genre : Fantasy

Pages : 361

D’autres avis : Lorkhan, ActuSF, Noosfere, Le cafard cosmique

Jean-Marc Ligny – Le porteur d’eau

Mon avis :

Le porteur d’eau nous plonge à la fois dans un monde utopique et dystopique. Nous avons d’un côté un village qui meurt de soif et une personne, Cédric qui se sacrifie à aller chercher l’eau qui se trouve à 15 km. De l’autre, nous avons une ville suisse très moderne et très verte.

Cette nouvelle est captivante. Je n’ai pas arrêté de cogiter pour deviner ce qui allait arriver aux personnages. L’ambiance est lourde et on sent bien que ça ne va pas bien se finir. Voilà pourquoi, j’ai tourné les pages à toute vitesse.

Le style de Jean-Marc Ligny est ici assez descriptif mais cela permet de visualiser facilement le monde étrange qu’il nous propose. Tout cela m’a donc donné envie d’aller plus loin et je vais essayer de me procurer Aqua, un roman qui se déroule dans le même univers. Car oui, s’il y a une chose à reprocher à cette nouvelle, c’est de ne pas être plus longue ;).

Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la lecture mais sachez que j’ai été conquise !

5 sur 5

Le petit plus : La nouvelle est aussi parue dans le Bitfrost n°56.

Auteur : Jean-Marc Ligny

Titre : Le porteur d’eau

Edition : Le Bélial

Genre : Science-fiction

Pages : 44