Jessica-Joëlle Alexander et Iben Dissing Sandahl – Comment élever les enfants les plus heureux du monde

Intéressée par l’éducation bienveillante, j’étais curieuse de découvrir cette ouvrage sur l’éducation danoise qui repose sur les mêmes principes.

Au début, ça partait plutôt mal vu que je lisais « En Belgique, les enfants ont le droit de boire de la bière ». Et bim gros stéréotype plus du tout d’actualité ! Heureusement, une fois qu’on rentre dans le vif du sujet, il y a vraiment des choses à retenir.

Le livre s’article autour de 6 idées que voici :

1ère idée : Laisser les jouer librement ! Ça permet de faire des adultes moins stressés par la suite.
2ème idée : L’authenticité. Ne pas complimenter tout le temps l’enfant mais être réaliste. Complimenter l’effort et non l’intelligence.
3ème idée : le recadrage : Eviter les discours réducteurs (mon fils est bordélique, ma fille est nulle en math, etc.). Il n’y a pas de vérité figée mais des enfants qui passent par des émotions différentes. Si on colle des étiquettes à nos enfants, elles risquent de se réaliser.
4ème idée : Enseigner l’empathie
5ème idée : Refuser les ultimatums, les punitions, les rapports de force. Comprendre que l’enfant est foncièrement bon.
6ème idée : Le « hygge » : la convivialité à la danoise, c’est profiter des moments en famille, en cocooning, ne pas parler des moments qui fâchent.

La deuxième idée m’a fait beaucoup réfléchir ainsi que la dernière. Je ne sais pas si c’est la meilleure recette pour faire des enfants heureux mais il y a certainement des idées à puiser dans ce livre !

Bref, un livre intéressant sur l’éducation bienveillante qui intéressera tout ceux qui veulent se lancer dans cette mouvance. L’essai est écrit avec des mots simples et permet une lecture rapide et fluide. Il est truffé d’exemples concrets pour mettre en pratique les conseils donnés.

A lire donc !

Auteurs : Jessica-Joëlle Alexander et Iben Dissing Sandahl

Titre : Comment élever les enfants les plus heureux du monde

Edition : JC Lattès, collection Parent+

Genre : Essai

Pages : 157

Leticia Wierzchowski – La maison des sept femmes

La maison des sept femmes

Brésil, 1835. Les grands propriétaires terriens du Sud réclament l’indépendance de leurs provinces face à l’Empire. A leur tête, le général Bento Gonçalvez da Silva. Bien qu’il envisage un conflit court, il prend ses soeurs et ses nièces dans l’Estancia de la Barra, propriété isolée où elles vont attendre la fin de la guerre. Celle-ci durera dix ans. Dix ans de la poursuite de la liberté pour les esclaves du Rio Grande do Sul et de l’autonomie pour les grandes provinces du Sud.

Dix ans de vie dans la pampa pour ces sept femmes qui voient leur existence bouleversée. Dans ses carnets, la jeune Manuela décrit l’attente, les espoirs, les doute et surtout ses sentiments.

 

On parle peu de la guerre civile qui a éclaté au XIXème siècle au Brésil. J’avais envie d’en découvrir plus, voilà pourquoi j’ai voulu lire La maison des sept femmes. L’auteure a pris le partie de donner la parole aux femmes dans cette histoire. On suit généralement les hommes au combat mais qu’en est-il de ces femmes qui attendent durant des jours, des mois voire ici des années le retour de leurs pères/frères/maris/fils ?

J’ai tout de suite été désarçonnée par le style de Leticia Wierzchowski. Les phrases sont interminables, j’avais un peu l’impression de lire un classique. Lire plus de 500 pages avec cette plume me semblait fort périlleux. Et puis, j’ai arrêté de me concentrer sur ces longues syntaxes pour apprécier l’histoire. Et la mayonnaise a pris !

Nous suivons donc le quotidien d’un petit groupe de femmes. Au début, accrochez-vous car l’auteur a voulu être fidèle aux coutumes brésiliennes et n’hésite donc pas à donner le même prénom à plusieurs membres d’une même famille. On se retrouve donc avec une Manuela, une Maria Manuela, un Manuel, un Antonio, une Antonia, 3 Bento et j’en passe…

Mais une fois que l’arbre généalogique des Goncalvez da Silva est bien dans votre tête, on apprécie vraiment cette histoire. J’ai particulièrement été charmée par Manuela qui restera fidèle à ses convictions et à ses sentiments tout au long de sa vie. En revanche, Rosario m’a exaspérée dès le début. Trop à part dans son petit monde, on peine à s’attacher à elle et on finit comme sa famille par la prendre pour une folle.

J’ai bien aimé que de la légèreté qui touche parfois la vie de ces femmes : les amourettes, les mariages, les naissances,… Même si la guerre fait rage, cela n’empêche pas les adolescentes de rêver à un bel avenir. Il est bon aussi de voir que même si le rôle de la femme est cantonné à la maison, certaines d’entre elles vont vraiment pleinement s’investir dans cette guerre. Des travailleuses de l’ombre qui feront peut-être toute la différence.

Epoque oblige, j’ai parfois été interloqué par le terme de « nègre ». Je ne sais pas si c’est une intention de la traductrice pour montrer qu’on est au XIXème siècle ou juste une traduction littérale. (En espagnol et en portuguais aussi je pense, le terme de negro signifie simplement noir sans connotation particulière).

[pullquote_right]Je remercie Livraddict et les éditions JC Lattès pour ce partenariat.[/pullquote_right]En conclusion, ce livre fut une belle plongée dans la vie quotidienne des Brésiliens nantis du XIXème siècle. Je le conseille pour ceux qui s’intéressent à cette histoire tout comme à ceux qui apprécient les romans mettant en scène des grandes familles.

Ce livre compte pour le challenge Globe-reader. Arroio Grande dans le Sud du Brésil est ma 11e escale.

Carl Aderhold – Fermeture éclair

Lorsque Laurent apprend que son usine va fermer, il le prend plutôt mal. En rentrant chez lui, il s’aperçoit que sa femme l’a quitté en emportant également son fils. Il se retrouve donc seul, sans savoir que faire jusqu’au jour où on lui propose de monter une équipe de football avec ses anciens collègues afin de participer à la coupe du monde des sans-emplois.

Je ressors de ce livre tout à fait déboussolée. Je m’attendais à un roman social avec une petite touche humoristique grâce à la coupe du monde de football. Carl Aderhold est d’ailleurs reconnu pour son humour cinglant. Mais ce n’est pas ce que j’y ai retrouvé…

Pourtant le roman commence bien, on suit Laurent mais aussi son fils et la comptable de l’usine, son statut d’employé la place entre les travailleurs et la direction, une position loin d’être facile. Il est donc très intéressant de découvrir la réaction de chacun de ses personnages lors de l’annonce de la faillite.

Mais par la suite, j’ai franchement déchanté. Séquestration, hacking, coupe du monde loufoque,… Carl Aderhold nous offre un beau bazar et je n’ai pas pu m’y sentir à l’aise. De nombreuses situations m’ont paru trop surréalistes pour être réelles et je n’ai pas compris ce que l’auteur voulait dénoncer par ce moyen. Et puis l’humour dont on m’a tant vanté les mérites n’est pas si présent que ça et n’a pas réussi à me tirer un seul sourire. Je n’y suis vraiment pas sensible.

Bon, vous l’avez compris, c’est un loupé pour moi ! Cette critique sociale me parait tellement éloignée du monde ouvrier que veut nous dépeindre Carl Aderhold ! Malgré un début prometteur, le roman devient trop surréaliste par la suite et m’a complètement perdue. Dommage !

2 sur 5

Auteur : Carl Aderhold

Titre : Fermeture éclair

Edition : JC Lattès

Genre : Contemporain, drame

Pages : 331

Bilan : 2/7  mais toujours pas de coup de coeur !

Stephenie Meyer – Les âmes vagabondes

J’avais adoré la saga Twilight de la même auteure. C’est donc logique que je me suis intéressée à ce livre. Il m’a fallu un long moment avant que celui-ci rejoigne ma PAL. Et longtemps après ça, j’ai enfin décidé de me lancer dans l’aventure. Le temps de lecture a été lui assez rapide -enfin pour moi !- : 600 pages en 4 jours.

Mon résumé:

Vagabonde est une âme, une espèce extraterrestre qui a envahi la Terre. Pour survivre, ces âmes doivent vivre dans un hôte. L’hôte de Vagabonde est une humaine, Mélanie Stryder, une ancienne résistante. Mélanie ne veut pas laisser la place à Vagabonde. Elles vont donc devoir cohabiter ensemble. Et bizarrement, ces deux êtres qui devraient être ennemies vont devenir complices.

Mon avis:

Je trouve déjà le titre français très mal choisi. Il est bien sûr en lien avec l’histoire du livre mais ce titre ne reflète pas du tout le titre anglais (The Host) qui s’attarde sur un autre angle du livre. Mais bref, certains diraient que ce n’est qu’un détail !

J’ai tout de suite accroché à ce roman à la différence de nombreux autres lecteurs. Peut-être parce que je suis habituée à la science-fiction ? Je crois bien. Mais le fait est indéniable que l’aventure commence bien plus tard dans ce roman.

A la différence des Twilight, le rythme et l’action sont omniprésents alors que pour la saga, j’avais parfois l’impression d’être sur un long fleuve tranquille. Ca ne me gênait pas plus que ça mais j’aime la progression.

Parlons du style. On le trouve souvent exécrable pour cette écrivaine mais moi, je ne remarque rien. Je ne fais pas souvent attention au style. Quand il y a de très belles phrases, je le remarque évidemment mais c’est tout. Le style de Meyer est pour moi fluide, sans accroc et je n’ai pas été gênée par un manque de vocabulaire ou une mauvaise syntaxe s’il y en avait. Ça « glissait » pour moi donc j’ai bien aimé.

Les personnages sont vraiment très intéressants. Je m’attendais à un triangle amoureux mais j’ai plutôt eu droit à deux lignes parallèles mais tellement proches qu’elles se touchent un peu (Les mathématiciens vont bondir au plafond mais c’est ce qu’il y a de plus ressemblant à mon goût). Je préfère Vagabonde à Mélanie. Elle est plus posée, plus calme, plus intéressante à mon goût. Je trouve Mélanie trop impulsive. Jared m’a laissé indifférente et par la suite, je ne l’ai plus du tout aimé. C’est peut-être le « Edward » de ce roman mais il m’a semblé antipathique au possible. Et puis il a réalisé des actes, que moi, je ne peux pardonner. Mon coup de coeur va donc à Jamie et Ian, deux personnages haut en couleurs et adorables tout simplement !

J’ai trouvé dans l’ensemble l’histoire assez originale même si j’ai eu peur de tomber dans du déjà vu avec les poches de résistances humaines. Ce livres est presque un coup de cœur, juste, juste, au bord ! Alors s’il est dans votre PAL, ne le laissez plus poireauter, vous passerez un bon moment :). Vivement l’adaptation !

5 sur 5

Auteur: Stephenie Meyer

Titre: Les âmes vagabondes (The Host)

Edition: JC Lattès

Genre: Science-fiction, histoire d’amour

Pages: 617

Bilan: 2/2

Dan Brown – Le symbole perdu

Comme vous le savez, je ne suis vraiment pas fan des thrillers et des policiers mais j’avais un assez bon souvenir du Da Vinci Code alors quand j’ai reçu ce dernier opus des aventures de Robert Langdon, j’étais curieuse de le découvrir…

Mon avis:

Dan Brown s’intéresse ici aux mystères de Washington et à la franc-maçonnerie. Cette confrérie mystérieuse m’avait toujours attirée alors j’étais contente d’en apprendre un peu plus sur elle. Mais quand j’ai su que l’histoire se déroulait à Washington, je ne voyais pas le rapport et j’étais du coup moins tentée de me lancer sur le roman. C’est bizarre mais les histoires qui se passent aux États-Unis ont souvent un effet répulsif sur moi. J’ai dû trop voir de séries américaines qui m’ont gavées ^^.

Grâce à la lecture commune, je me suis enfin décidée à ouvrir ce livre. Robert Langdon est toujours un personnage sympathique à retrouver. J’ai pourtant trouvé dommage que Le Symbole perdu suive la même trame que le Da Vinci Code. On sait bien que Langdon va devoir résoudre un mystère -oui, comme Scoubidou ! – et qu’on va encore apprendre des tas de choses sur les symboles. Mais le fait de déjà savoir tout ça nous rend la lecture moins agréable.

Et puis, j’ai rapidement deviné (avant la moitié) la fin du roman alors évidemment, c’est moins drôle. Bref, « Le symbole perdu » ne m’a pas réconcilié avec les thrillers mais ne m’a pas déplu pour autant.

Cette lecture ne m’a jamais empêché de dormir et ne m’a pas fait réfléchir comme l’avait fait Da Vinci Code à l’époque. Mes méninges en ressortent intactes. Dommage…

Mais bon, je suis tout de même contente d’en savoir un peu plus sur les franc-maçons et la néotique. A moi maintenant de savoir quel est le vrai du faux…

Comme dit plus haut, « Le symbole perdu » est une lecture commune avec Frankie, Avalon, Véro, Caelina, tinelire et Mallou.

3 sur 5

Extrait:


Maison du Temple

20 h 33


L’important, ce n »est pas la mort… mais le chemin. C’était le secret, depuis la nuit des temps.

L’initié, un homme de trente-quatre ans, baissa les yeux sur le crâne humain qu’il tenait entre les mains. Tel un calice, le crâne était creux, rempli de vin rouge sang.

Bois, se dit-il. Tu n’as rien à craindre.

Ainsi que l’exigeait la tradition, il avait entamé son voyage initiatique vêtu de la tenue rituelle d’un hérétique que l’on menait à l’échafaud ; la chemise flottante ouverte sur son torse pâle, la manche droite retroussée jusqu’au coude, la jambe gauche du pantalon remontée au-dessus du genou. Un gros noeud coulant pendait à son cou – la corde du Récipiendaire, comme l’appelait la confrérie. Mais, ce soir-là, à l’instar de ses frères qui assistaient à la cérémonie, il portait la tenue des maîtres.

Les frères réunis en cercle arboraient les plus riches insignes de l’ordre – tabliers en peau d’agneau, cordons, gants blancs et bijoux de cérémonie qui scintillaient auteur de leur cou tels autant d’yeux fantomatiques dans la lumière tamisée. Nombre de ces hommes faisaient partie des puissants, mais l’initié savait que leurs titres éphémères ne signifiaient rien entre ces murs. Ici, ils étaient tous égaux – des frères qui partageaient un lien mystique.

Bilan: 25/26