Priscilla Dunstan – Parler le langage sensoriel de votre enfant

Priscilla Dunstan part du principe que nous pouvons classer tous les êtres humains en fonction de leur langage sensoriel dominant, celui auquel il est le plus réceptif. Il y a 4 catégories :

Les visuels sont ceux qui ont souvent un intérieur digne d’un magasin de décoration, tellement tout est bien rangé sans aucune fausse note. Ce sont des enfants qui aiment avoir leurs parents dans leur champ de vision ou admirer des livres.

Les auditifs ne supportent pas les bruits forts ou les endroits saturés de bruit. Ils aiment qu’on leur parle doucement et qu’on leur explique le déroulement de leur journée. Ce sont souvent des enfants qui parlent jeunes.

Les tactiles ont besoin d’avoir toujours quelque chose dans les mains. Ce sont généralement des enfants plein d’énergie qui courent partout.

Et enfin, il y a les olfacto-gustatifs. Difficiles pour la nourriture, ce sont des êtres plutôt sensibles qui ont tendance à s’oublier pour faire plaisir à leurs proches.

Evidémment, ici, je caricature un peu, l’auteur nous explique tout cela en détail. J’ai trouvé le sujet vraiment très intéressant et j’ai aujourd’hui tendance à essayer de découvrir le langage sensoriel  dominant de toutes les personnes que je rencontre. Néanmoins, je trouve que l’auteur va un peu trop loin lorsqu’elle affirme que la plupart des tensions quotidiennes avec nos enfants vient de ce décalage entre l’enfant et l’adulte qui n’ont pas le même langage sensoriel dominant. Je pense que c’est tout de même bien plus compliqué que ça.

L’auteur donne aussi des clés pour gérer les enfants dans les moments clés de leur enfance : naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur, déménagement ou entrée à l’école.

Bref, c’est vraiment un ouvrage utile qui permet de mieux comprendre notre enfant et de mieux communiquer avec lui.

PS : Il vient de sortir donc vous le trouverez facilement en librairie !

Auteur : Priscilla Dunstan

Titre : Parler le langage sensoriel de votre enfant

Edition : JC Lattès

Genre : Non fiction

Pages : 324

Isabelle Filliozat – « J’ai tout essayé ! »

Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’éducation bienveillante, tout le monde me conseillait de lire ce livre d’Isabelle Filliozat. Et on ne peut pas dire que je le regrette !

Isabelle Filliozat nous montre avec des exemples du quotidien ce qui se passe dans la tête de nos chères têtes blondes. C’est vraiment très intéressant et on passe direct à l’aspect pratique.

J’ai vraiment adoré cet ouvrage de bout en bout et je comprends mieux certaines colères des bambins maintenant.

Bon, maintenant, il ne me reste plus qu’à appliquer tout ça ! En tout cas, je pense lire d’autres livres de Filliozat tellement j’ai été charmée par son discours.

Auteur : Isabelle Filliozat

Titre : « J’ai tout essayé ! »

Edition : JC Lattès

Genre : Pratique, non fiction, éducation

Pages : 175

D’autres avis : Mina

Jessica-Joëlle Alexander et Iben Dissing Sandahl – Comment élever les enfants les plus heureux du monde

Intéressée par l’éducation bienveillante, j’étais curieuse de découvrir cette ouvrage sur l’éducation danoise qui repose sur les mêmes principes.

Au début, ça partait plutôt mal vu que je lisais « En Belgique, les enfants ont le droit de boire de la bière ». Et bim gros stéréotype plus du tout d’actualité ! Heureusement, une fois qu’on rentre dans le vif du sujet, il y a vraiment des choses à retenir.

Le livre s’article autour de 6 idées que voici :

1ère idée : Laisser les jouer librement ! Ça permet de faire des adultes moins stressés par la suite.
2ème idée : L’authenticité. Ne pas complimenter tout le temps l’enfant mais être réaliste. Complimenter l’effort et non l’intelligence.
3ème idée : le recadrage : Eviter les discours réducteurs (mon fils est bordélique, ma fille est nulle en math, etc.). Il n’y a pas de vérité figée mais des enfants qui passent par des émotions différentes. Si on colle des étiquettes à nos enfants, elles risquent de se réaliser.
4ème idée : Enseigner l’empathie
5ème idée : Refuser les ultimatums, les punitions, les rapports de force. Comprendre que l’enfant est foncièrement bon.
6ème idée : Le « hygge » : la convivialité à la danoise, c’est profiter des moments en famille, en cocooning, ne pas parler des moments qui fâchent.

La deuxième idée m’a fait beaucoup réfléchir ainsi que la dernière. Je ne sais pas si c’est la meilleure recette pour faire des enfants heureux mais il y a certainement des idées à puiser dans ce livre !

Bref, un livre intéressant sur l’éducation bienveillante qui intéressera tout ceux qui veulent se lancer dans cette mouvance. L’essai est écrit avec des mots simples et permet une lecture rapide et fluide. Il est truffé d’exemples concrets pour mettre en pratique les conseils donnés.

A lire donc !

Auteurs : Jessica-Joëlle Alexander et Iben Dissing Sandahl

Titre : Comment élever les enfants les plus heureux du monde

Edition : JC Lattès, collection Parent+

Genre : Essai

Pages : 157

Leticia Wierzchowski – La maison des sept femmes

La maison des sept femmes

Brésil, 1835. Les grands propriétaires terriens du Sud réclament l’indépendance de leurs provinces face à l’Empire. A leur tête, le général Bento Gonçalvez da Silva. Bien qu’il envisage un conflit court, il prend ses soeurs et ses nièces dans l’Estancia de la Barra, propriété isolée où elles vont attendre la fin de la guerre. Celle-ci durera dix ans. Dix ans de la poursuite de la liberté pour les esclaves du Rio Grande do Sul et de l’autonomie pour les grandes provinces du Sud.

Dix ans de vie dans la pampa pour ces sept femmes qui voient leur existence bouleversée. Dans ses carnets, la jeune Manuela décrit l’attente, les espoirs, les doute et surtout ses sentiments.

 

On parle peu de la guerre civile qui a éclaté au XIXème siècle au Brésil. J’avais envie d’en découvrir plus, voilà pourquoi j’ai voulu lire La maison des sept femmes. L’auteure a pris le partie de donner la parole aux femmes dans cette histoire. On suit généralement les hommes au combat mais qu’en est-il de ces femmes qui attendent durant des jours, des mois voire ici des années le retour de leurs pères/frères/maris/fils ?

J’ai tout de suite été désarçonnée par le style de Leticia Wierzchowski. Les phrases sont interminables, j’avais un peu l’impression de lire un classique. Lire plus de 500 pages avec cette plume me semblait fort périlleux. Et puis, j’ai arrêté de me concentrer sur ces longues syntaxes pour apprécier l’histoire. Et la mayonnaise a pris !

Nous suivons donc le quotidien d’un petit groupe de femmes. Au début, accrochez-vous car l’auteur a voulu être fidèle aux coutumes brésiliennes et n’hésite donc pas à donner le même prénom à plusieurs membres d’une même famille. On se retrouve donc avec une Manuela, une Maria Manuela, un Manuel, un Antonio, une Antonia, 3 Bento et j’en passe…

Mais une fois que l’arbre généalogique des Goncalvez da Silva est bien dans votre tête, on apprécie vraiment cette histoire. J’ai particulièrement été charmée par Manuela qui restera fidèle à ses convictions et à ses sentiments tout au long de sa vie. En revanche, Rosario m’a exaspérée dès le début. Trop à part dans son petit monde, on peine à s’attacher à elle et on finit comme sa famille par la prendre pour une folle.

J’ai bien aimé que de la légèreté qui touche parfois la vie de ces femmes : les amourettes, les mariages, les naissances,… Même si la guerre fait rage, cela n’empêche pas les adolescentes de rêver à un bel avenir. Il est bon aussi de voir que même si le rôle de la femme est cantonné à la maison, certaines d’entre elles vont vraiment pleinement s’investir dans cette guerre. Des travailleuses de l’ombre qui feront peut-être toute la différence.

Epoque oblige, j’ai parfois été interloqué par le terme de « nègre ». Je ne sais pas si c’est une intention de la traductrice pour montrer qu’on est au XIXème siècle ou juste une traduction littérale. (En espagnol et en portuguais aussi je pense, le terme de negro signifie simplement noir sans connotation particulière).

[pullquote_right]Je remercie Livraddict et les éditions JC Lattès pour ce partenariat.[/pullquote_right]En conclusion, ce livre fut une belle plongée dans la vie quotidienne des Brésiliens nantis du XIXème siècle. Je le conseille pour ceux qui s’intéressent à cette histoire tout comme à ceux qui apprécient les romans mettant en scène des grandes familles.

Ce livre compte pour le challenge Globe-reader. Arroio Grande dans le Sud du Brésil est ma 11e escale.

Carl Aderhold – Fermeture éclair

Lorsque Laurent apprend que son usine va fermer, il le prend plutôt mal. En rentrant chez lui, il s’aperçoit que sa femme l’a quitté en emportant également son fils. Il se retrouve donc seul, sans savoir que faire jusqu’au jour où on lui propose de monter une équipe de football avec ses anciens collègues afin de participer à la coupe du monde des sans-emplois.

Je ressors de ce livre tout à fait déboussolée. Je m’attendais à un roman social avec une petite touche humoristique grâce à la coupe du monde de football. Carl Aderhold est d’ailleurs reconnu pour son humour cinglant. Mais ce n’est pas ce que j’y ai retrouvé…

Pourtant le roman commence bien, on suit Laurent mais aussi son fils et la comptable de l’usine, son statut d’employé la place entre les travailleurs et la direction, une position loin d’être facile. Il est donc très intéressant de découvrir la réaction de chacun de ses personnages lors de l’annonce de la faillite.

Mais par la suite, j’ai franchement déchanté. Séquestration, hacking, coupe du monde loufoque,… Carl Aderhold nous offre un beau bazar et je n’ai pas pu m’y sentir à l’aise. De nombreuses situations m’ont paru trop surréalistes pour être réelles et je n’ai pas compris ce que l’auteur voulait dénoncer par ce moyen. Et puis l’humour dont on m’a tant vanté les mérites n’est pas si présent que ça et n’a pas réussi à me tirer un seul sourire. Je n’y suis vraiment pas sensible.

Bon, vous l’avez compris, c’est un loupé pour moi ! Cette critique sociale me parait tellement éloignée du monde ouvrier que veut nous dépeindre Carl Aderhold ! Malgré un début prometteur, le roman devient trop surréaliste par la suite et m’a complètement perdue. Dommage !

2 sur 5

Auteur : Carl Aderhold

Titre : Fermeture éclair

Edition : JC Lattès

Genre : Contemporain, drame

Pages : 331

Bilan : 2/7  mais toujours pas de coup de coeur !