Robin Hobb – L’assassin royal, première époque, livre 2

L'assassin royal première époque 2

Vous vous rappelez de mon coup de foudre pour le premier volet de L’assassin royal ? Alors, vous vous doutez avec quelle impatience j’ai dévoré ce second ouvrage dès que je l’ai reçu. La fin des 3 premiers tomes de L’assassin m’avait vraiment laissé sur les fesses. Il avait vraiment été douloureux pour moi de laisser Fitz en si mauvaise posture. Le début de cette nouvelle intégrale fut également éprouvant car Fitz souffre énormément.

Je me demande si le secret de Robin Hobb n’est pas justement de nous faire aimer énormément ces personnages et de leur faire subir les pires tortures pour qu’on continue à avancer dans la saga en espérant que leur situation va s’améliorer. Vous l’avez compris, c’étaient encore une fois les montagnes russes pour mon coeur ! Mais loin d’être une redite, ces nouvelles aventures sont une vraie suite aux 3 premiers volumes. D’ailleurs, les personnages ont évolué. Fitz n’est plus cet adolescent impulsif, il devient petit à petit un homme. Et il n’est pas le seul : Kettricken, Molly, Burrich vont également changer. Mais ce que j’ai le plus adoré, c’est d’enfin découvrir qui est le fou. Et comme si ce n’était pas suffisant, Robin Hobb nous introduit de nouveaux personnages très charismatiques à savoir la ménestrelle Astérie et une vieille femme nommée Caudron qui semble savoir beaucoup de choses.

L’intrigue ? Elle est pleine de rebondissements du début à la fin. On a à peine le temps de souffler que de nouvelles galères arrivent. La tranquillité ne viendra qu’au dernier chapitre qui clôt très bien cette histoire. On pourrait d’ailleurs s’arrêter là sans éprouver de frustration mais comme Robin Hobb a décidé de continuer les aventures de Fitz au delà, je m’en réjouis d’avance.

Bref, cette saga de l’assassin royal me comble de tout point de vue. J’ai adoré ces deux premières intégrales de bout en bout et je ne peux que vous conseillez de le lire ou de l’offrir à vos proches. C’est clairement ma révélation de 2014 !

Auteur : Robin Hobb

Titre : L’assassin royal, première époque, livre 2

Edition : J’ai lu

Genre : Fantasy

Pages : 1115

D’autres avis : Tiger Lilly

Christine Ledoux – Il marche comme le vent, tome 1 : Le guide de la lumière

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Mélaine et Solena partent à la recherche de puissants artefacts mais les obstacles et les ennemis seront nombreux sur leur chemin…

Christine Ledoux n’a pas à rougir face aux illustres auteurs de fantasy. Son histoire tient très bien la route. Elle y introduit de nombreuses créatures fantastiques et nous propose une intrigue mouvementée. Son style offre un bon dosage entre dialogues, actions et descriptions. Je peux dire que cette lecture fut rapide et agréable.

Le plus de cette nouvelle saga ? Pour moi, c’est clairement les deux héroïnes principales Mélaine et Solena, l’une est guerrière, l’autre mage et elles forment un duo très complémentaire. Je trouve qu’on s’attache facilement à elles car elles sont loin d’être des protagonistes parfaits, plus forts que tout le monde. Au contraire, dès le départ Christine Ledoux nous montre leurs faiblesses et leurs défaites. Et puis, c’est vraiment sympa de suivre 2 copines, chose peu commune en fantasy où les personnages masculins sont toujours légion.

Je regrette seulement que ce livre ne soit pas davantage attrayant. Sa couverture simpliste et son prix élevé (22 euros en format papier, 15 euros en PDF ou epub) empêcheront peut-être cet ouvrage de trouver son public. Et c’est bien dommage…

Auteur : Christine Ledoux

Titre : Il marche comme le vent, tome 1 : Le guide de la lumière

Edition : Les éditions du Net

Genre : Fantasy

Pages : 431

Robin Hobb – L’assassin royal, première époque, livre I

L'assassin royal première époque 1

L’Assassin royal… Voilà une saga fantasy très reconnue de par le monde. Un succès mérité, voyons ça tout de suite…

J’avais une certaine appréhension en commençant cette première intégrale. Je n’ai entendu que du bien de cette série et je savais que si j’accrochais, j’étais partie pour lire des dizaines de tomes.

Et maintenant, si vous saviez comme je regrette d’avoir attendu pour commencer cette saga… Le coup de foudre fut immédiat. Il faut dire que Robin Hobb est très douée. En nous présentant Fitz, un garçonnet de 6 ans abandonné au pied du château, on a directement envie de le prendre sous son aile. Quand on apprend qu’il est le bâtard de Chevalerie, le roi-servant (autrement dit le prince héritier), on se doute que sa vie ne va pas être facile. Encore moins lorsque le roi lui propose de devenir l’assassin royal.

Mon coup de coeur pour ces trois premiers tomes pourrait se résumer en quelques mots : cette saga rend insatiable. Pour mieux vous expliquer, je vais faire un parallèle avec la nourriture. Chaque jour, j’ai une faim de lecture à assouvir. Je suis repue avec seulement quelques pages pour les livres qui m’accrochent moins et au bout d’une ou de deux centaines de pages pour les très bonnes lectures. Enfin, il y a un petit nombre d’ouvrages que je pourrais dévorer à l’infini sans jamais me sentir lassée. Ces livres, ils sont peu nombreux, je pense que je peux les compter avec les doigts d’une main. Et l’assassin royal en fait donc partie.

Vient maintenant la délicate question : Pourquoi cette saga rend addict ? Tout simplement, car elle possède tous les ingrédients qui la rendent parfaite !

Les personnages sont hautement travaillés. Pas de bons, pas de méchants dans cette saga mais bien des intérêts individuels qui convergent… oui qui divergent. Fitz est un personnage qui évolue constamment au cours de ces trois premiers tomes. Loin d’être un « fils modèle », il fait parfois des erreurs, agit parfois trop fougueusement. Mais qu’est-ce que je me suis attachée à lui… On pourrait trouver lassant de suivre en permanence le même personnage mais ce n’est pas le cas avec Fitz qui est toujours au coeur de la tourmente qui agite ce royaume. D’autres personnages gravitent autour de lui comme Kettricken, une jeune dame des montagnes qui a énormément de cran, le prince Vérité rongé par l’Art, Burrich, l’homme d’écurie au coeur tendre ou le fou, toujours aussi énigmatique après ce milliers de pages.

Robin Hobb peut également être fière de son écriture ultra-fluide. Sans être simpliste, son style permet vraiment de dévorer cette saga rapidement, tellement il est au service du récit. Elle sait également parfaitement manié le rythme de sa saga. Dès que le calme apparaît, une nouvelle intrigue prend place. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Je n’avais qu’une envie, en savoir toujours plus.

Bref, j’ai adoré ces trois premiers tomes de l’Assassin royal. Et si vous n’avez pas encore eu le bonheur de découvrir cette série, je vous supplie de vous jeter dessus ! En plus, J’ai lu vient de publier cette première intégrale en semi-poche avec une magnifique couverture de Marc Simonetti. Ne résistez plus !

Auteur : Robin Hobb

Titre : L’assassin royal, première époque, livre 1

Genre : Fantasy

Edition : J’ai lu

Pages : 1112

Antoine Rouaud – Le livre et l’épée, tome 1 : La voie de la colère

la voie de la colère
Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l’Empire mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d’une taverne.

C’est là qu’une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l’épée de l’Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait caché en un lieu secret.

Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu’ils ne basculent tous les deux dans le drame et le tourbillon de l’Histoire.

C’est alors qu’un assassin sans visage se met à frapper au cœur de la République. Les fantômes du passé refont soundain surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d’un homme perdu sur la voie de la colère.

La voie de la colère, cela semble être LE livre sur lequel Bragelonne cette année. Annoncé depuis longtemps, comparé au chef d’oeuvre de George R.R. Martin, ce livre d’un auteur français va même avoir droit à une sortie mondiale le 31 octobre. Bref, en théorie, c’est de la bombe ! Mais en théorie seulement pour moi…

Parce qu’au final, moi, j’ai seulement trouvé une petite histoire naïve à souhait et mal construite.  Je vous explique plus en détail.

On a donc d’abord une jeune historienne à la recherche d’une épée qui va à la rencontre de l’ancien général Dun-Cadal qui est censé savoir où elle est cachée. Bon, la quête d’une épée, j’avoue que je ne trouve pas cela très folichon mais j’imagine que ce n’est que le début de l’histoire. Mais juste après la rencontre, le vieux général un peu bourru se confie à la jeune historienne comme si c’était sa confidente depuis toujours. Déjà là, je commence à avoir du mal à y croire…

Nous avons ensuite un gros flash back où Dun-Cadal nous raconte la guerre, sa rencontre avec le jeune garçon qu’il va appeler Grenouille, etc. Même si j’avoue que c’était un peu intéressant, le fait d’avoir une grosse partie de l’histoire qui se déroule dans le passé a gâché mon plaisir. Ben oui, malgré le suspense, je n’ai jamais craint pour la vie de Dun-Cadal vu que c’est lui qui nous raconte son épopée !

Et puis je regrette la naïveté des personnages. Je ne suis pourtant pas une personne sceptique à la base mais il y a beaucoup trop d’indices sur ce qui va arriver et sur les personnes qui vont finir par changer de camp. Je ne comprends pas vraiment pas comment ces personnages qui semblent pourtant assez intelligents se laissent berner de la sorte.

Mais je pense que le coup de grâce est arrivé avec la seconde partie. Voir que l’auteur a décidé de raconter une deuxième fois cette histoire mais sous le point de vue d’un autre personnage ne m’a pas plu du tout car dès qu’on connait les intentions de ce personnage, toutes les actions qu’il va accomplir (mais que l’on connait déjà vu que l’intrigue nous a déjà conté une fois, je le rappelle) deviennent limpides comme de l’eau de roche. Bref, c’était donc un procédé inutile pour moi.

Néanmoins, j’avoue avoir beaucoup apprécier le style de l’auteur. J’ai noté de nombreuses citations de ce livre. Ces pensées sont très justes et bien écrites. Malheureusement, cela ne suffira pas à me donner une lecture agréable pour autant.

En conclusion, j’ai vraiment été déçue de ce livre qui est pour moi mon plus gros flop de l’année. Je n’ai aimé ni l’intrigue ni la construction de ce roman et la naïveté des personnages m’a agacée.

Pourtant, il semblerait que ce livre a beaucoup plu à certains blogueurs. Je vous invite donc à lire leurs avis qui sauront peut-être vous convaincre de débourser 25 € pour ce roman : DupBlackWolf, ImagIn, Bouchon des bois, Celyerwan, Bykiss, Edlothia, Audrey, Candyshy, MiyukiNeko,  Skritt, Koré

Est it allae. Es it alle en, Es it allarae.

Ce que vous étiez, ce que vous êtes, ce que vous serez. Telle était la devise de la cité portuaire. Quel qu’ait été son véritable sens, cela importuait peu ; le voyageur le plus humble en avait connaissance sans même s’y être jamais rendu. Ici, au  sud des anciens royaumes, Masalia avait toujours été la ville de tous les possibles.

Merci tout de même à Babelio et Bragelonne de m’avoir proposé cet ouvrage.

Robert E. Howard – Conan

Ce livre est en fait une sorte de best of de l’univers de  Conan. Il regroupe 8 nouvelles de Conan que voici :

  1. Cimmérie
  2. La Tour de l’Éléphant
  3. La Fille du Géant du Gel
  4. La Reine de la Côte Noire
  5. Le Peuple du Cercle noir
  6. Une sorcière viendra au monde
  7. Les Clous rouges
  8. Au-delà de la rivière Noire

Mon avis :

Je ne connaissais pas beaucoup l’univers de Conan. Je voulais vraiment en apprendre plus sur ce barbare en lisant l’œuvre originale. Ce livre m’a permis de m’en donner un aperçu.

Dès l’introduction, on nous esquisse Robert E. Howard, l’auteur, comme un des précurseurs de l’heroic fantasy. Ça promet ! Conan, c’est beaucoup plus qu’une série de batailles. C’est un univers nouveau avec de nombreuses contrées et peuplades, chacune avec des caractéristiques et des paysages qui lui sont propres.

En découvrant les premières nouvelles, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans un jeu vidéo. Et c’est loin d’être péjoratif ! Nous sommes au côté de Conan durant toutes ces aventures et j’ai souvent eu l’envie de prendre une manette pour qu’il puisse mener à bien sa mission, ses combats. J’étais vraiment curieuse avant chaque de combat de découvrir quel sera l’adversaire à battre, ses points et ses points faibles.

Ses ennemis sont d’ailleurs souvent des animaux. Le bestiaire est très présent. Il n’est toutefois pas fort original mais des araignées géantes , c’est toujours du plus bel effet. J’ai beaucoup aimé ce point. J’aime bien découvrir de nouvelles créatures à travers la littérature fantasy. Ici, j’ai été comblée.

J’avais un peu peur de trouver de la misogynie dans ces nouvelles vu qu’elles ont été écrites dans les années 30. Je m’attendais vraiment à trouver des jolies princesses à sauver. Mais rien à voir ! De beaux rôles sont donnés aux femmes. Elles savent vraiment tenir tête à Conan et ne servent pas qu’à décorer.

Et Conan dans tout ça ? Malgré son caractère assez froid, Conan a su m’intéresser. Il ne réfléchit pas beaucoup avant d’agir mais malgré son côté sauvage, il a vraiment un petit charme. Et puis il n’est pas si bête que cela. Malgré son caractère bourru, l’homme a des principes, des valeurs.

Malgré tous ces points positifs, je trouve que les aventures sont parfois un peu  trop classiques. On prédit souvent ce qu’il va se passer. Mais bon, c’est un peu normal pour le précurseur d’un genre non ? Les nouvelles qui ont su le plus me combler sont La Tour de l’éléphant, Une sorcière viendra au monde et Les clous rouges. Je vous les recommande ;).

De plus, les nouvelles se passent à des moments différents. Résultat, j’étais parfois un peu perdue me demandant comment Conan était arrivée à la tête de telle tribu ou comment il s’était rendu dans tel pays. J’imagine que lire l’intégrale me permettrait de combler toutes ces ellipses.

Pour conclure, cette édition remplit parfaitement son rôle : nous donner un aperçu des aventures de Conan. Bien que ces nouvelles aient été écrites il y a plus de 70 ans, le style est très accessible. Bref, une bonne découverte !

Un grand merci à Milady et à Livraddict de m’avoir permis d’en apprendre plus sur le légendaire Conan !

4 sur 5

Le petit plus : Un film vient de sortir avec Jason Momoa dans le rôle de Conan. De plus, si vous désirez découvrir tout l’univers de Conan, les intégrales sont sorties chez Bragelonne.

Et ça commence ainsi :

« Je me souviens

Les forêts ténébreuses, masquant les pentes des sombres collines ;

L’éternelle voûte de plomb des nuages gris ;

Les eaux opaques des rivières s’écoulant ans bruit

Et les vents solitaires qui mugissaient le long des défilés. »

Auteur : Robert E. Howard

Titre : Conan

Édition : Milady

Genre : Fantasy

Pages : 512