P.C. Cast – Partholon, tome 2 : Chamane

Deuxième tome de la saga Partholon en français (mais 5ème en VO, ne cherchez pas à comprendre…), Chamane se penche sur l’histoire de la centaure Brighid et de Cuchulainn, le frère d’Elphame. Dans ce tome, Cuchulainn est inconsolable et Brighid va devoir renouer avec son passé.

663 pages de romance… Voilà qui a de quoi me faire peur ! Mais heureusement, P.C. Cast nous offre pas mal d’intrigues secondaires. Brighid est vraiment au coeur de ce récit. C’était vraiment agréable de voir l’univers des centaures et de connaitre le passé de Brighid. Et comme le titre le laisse supposer, on en apprend également plus sur les chamanes. Mais à part ça, évidemment, l’histoire d’amour prend beaucoup de place et est assez prévisible. Même si pour ma part, je me suis longuement questionnée sur le fait que cette romance puisse se réaliser. En effet, « techniquement », les deux personnages ne peuvent pas s’accoupler. Et ça m’a beaucoup titillée alors que pourtant, la solution était sous mes yeux.

J’ai largement préféré le couple de cette histoire de celui du premier tome. Cela m’a semblé moins niaiseux dans un premier temps. Les deux personnages ont des caractères assez forts et il est donc plus agréable de les voir évoluer. Néanmoins, c’est loin d’être une lecture coup de coeur. Ça se lit bien mais je pense que ça s’oublie vite. Ce n’est pas une lecture marquante.

Bref, comme pour le premier tome, La prophétie maudite, Chamane est un roman agréable mais sans plus. Il est idéal si vous cherchez un moment de détente mais ne vous attendez pas à un récit haletant. Mais je suis plutôt contente d’avoir terminé cette saga. Une de moins en cours !

3 sur 5

Auteur : P.C. Cast

Titre : Partholon, tome 2 : Chamane

Edition : Harlequin, collection Darkiss

Genre : Fantasy, romance

Pages : 663

D’autres avis : FildedianeAxyliteMelisendePoisonMia

Rowan Kirby – Une faim de tendresse

C’est l’été, la saison des Harlequinades ! J’ai donc repioché dans ma longue pile d’harlequins ce petit livre dont le titre en anglais est « Hunger ». En français, il est traduit par « Une faim de tendresse ». Mais qu’est-ce que la faim a avoir avec la passion amoureuse ? Lisez cet article, je vais tout vous dire !

 

Tout vous dire n’est pas une exagération, je vais spoiler au maximum ce livre. Vous êtes prévenus ;).

Tout d’abord, j’ai choisi ce livre car la quatrième de couverture nous apprend qu’on va suivre l’histoire d’une libraire qui passe sa vie plongée dans ses livres à rêver du prince charmant. Elle s’appelle Betty (Pascal Obispo l’aurait appelé Lucie je suppose). Harlequin, champion de l’amour nous offre donc ici une héroïne qui nous ressemble, nous, lectrices compulsives.

Évidemment, Betty est jolie, gentille, intelligente, la perle rare pour un homme. Prouvons-le par un extrait :

Celle-ci répondait aux questions avec clareté, d’une voix douce et ferme, retirant ses lunettes d’un geste gracieux pour mieux regarder ses interlocuteurs de ses grands yeux sombres, où se lisait l’intelligence et la droiture. Lorsqu’elle parlait, son beau visage habituellement grave s’illuminait souvent d’un sourire plein de charme, qui mettait chacun à l’aise.

Un jour, une adolescente qui s’appelle Amy fait irruption dans la librairie. Elles discutent donc de livres… (Là, on retrouve un formidable spoiler des 4 filles du docteur March, plus besoin de le lire !).  Amy lui raconte aussi qu’elle ne va plus à l’école et qu’elle est canadienne. Mais elle a alors un malaise. Heureusement, son père vient d’entrer dans la librairie. Vous l’avez compris, ce sera LE mâle irrésistible.

L’adolescente étendue près d’elle et l’homme à la stature imposante qui se dressait dans l’embrasure de la porte n’avait pourtant rien en commun, bien au contraire : les boucles blondes d’Amy constrataient avec cette crinière vigoureuse presque noire qui couvrait la nuque robuste de l’homme ; la paleur délicate du visage enfantin, avec  cette peau hâlée creusée par la fatigue et l’expérience , le bleu limpide de ses prunelles innocentes avec le regard dur, pénétrant des yeux gris fer de l’inconnu. Il frappait par sa taille remarquable, la puissance de sa carrure et l’intense impression de virilité qui se dégageait de toute sa personne.

Il sert la main de Betty, laquelle est toute retournée bien entendue.

Elle sentit l’emprise irrésistible de la main chaude et puissante qui se refermait sur la sienne.

Betty engage Amy comme assistante et va rapidement se rendre compte (en une demi-journée !) qu’elle est anorexique, une maladie que les médecins ne savent pas vraiment soigner mais Betty, elle est tellement géniale qu’elle va la guérir en quelques jours. Regardez comme elle est sûre d’elle, le jour même où elle devine la maladie d’Amy :

– Monsieur Franklyn, je sais ce qui ne va pas chez votre fille. Ne vous évertuez donc pas à la protéger contre moi. J’ai beaucoup d’affection pour elle, je crois qu’elle a confiance en moi et j’aimerais faire mon possible pour l’aider.

Tout se passe bien dans ce petit village anglais. Mais lors d’un dîner de famille, Betty apprend que son affreux ex est de retour. Oh my God, non pas ce méchant Nick ! Nick qui a d’ailleurs très mauvais goût pour s’habiller…

Mûrie, forte de ses succès universitaire et professionnel, Betty considéra avec suspicion ce magnifique échantillon de sensualité masculine, qui s’ingéniait à l’aborder, élégamment vêtu d’un pantalon de cuir moulant et d’une chemise impeccablement coupée, confiant dans le magnétisme redoutable dont il usait auprès des femmes.

Bon Dieu, Nick, le pantalon en cuir, moulant de surcroit, ça fait fuir toutes les filles (sauf Betty évidemment sinon ce ne serait pas drôle). Bref, ce méchant ex qui l’a plaqué il y a 3 ans en piquant plein d’argent dans la caisse de la librairie est de retour. Betty espère de tout cœur ne pas croiser sa route.

Notre Betty évidemment tombe de plus en plus amoureuse de Karl, le père d’Amy qui de surcroit est un écrivain renommé de quoi rendre folle notre grande lectrice. Betty ne sait toujours pas se contenir quand Karl la touche :

– Betty, je vous remercie.

Ce soupir plein d’émotion, ce geste inattendu et le contact brûlant de ces doigts sur sa peau la firent frissonner de tous ses membres, comme si les mots avaient été hurlés.

La jeune Amy est presque guérie de son mal maintenant et Karl invite Betty à diner chez eux. Tout se passe bien, tellement que notre futur couple s’embrasse. Et là, qui rentre à la maison (ou plutôt au château ?) : Nick ! Betty apprend alors que Nick est le beau-frère de Karl (le frère de son ex-femme, vous suivez toujours ?). . Karl raconte à Betty que son ex-femme Caroline est comme son frère Nick : une manipulatrice. Elle s’est enfuie il y a un an en brisant le cœur de Karl et celui d’Amy. Bref, il lui raconte que le champ est libre. Quand les tourtereaux arrivent à se retrouver seuls à nouveau, ils se jettent l’un sur l’autre. C’est parti pour la scène torride du roman :

Leurs mains, leurs lèvres menaient à l’unisson une danse éfrénée. La peau s’embrasait, la chair se consumait. Enfin vaincue par la puissance intolérable des sensations, la jeune femme enfonça les doigts dans la chevelure de Karl en pressant fougueusement sa tête contre ses seins gonflés, le corps raidi, gémissante, implorante.

Mais elle va l’étouffer ! Mais non, ouf, tout va bien. Après s’être un peu reposée, Betty avoue :

– Betty, tout va bien ?

– Je n’ai rien éprouvé de tel de toute mon existence, Karl.

Ah qu’il est doué le Karl ! Il lui propose un petit week-end à Londres. Notre Betty est aux anges mais cette histoire manque de rebondissements. Juste avant que Karl ne vienne la chercher, Nick se pointe à la librairie. Il simule un malaise pour que Betty se penche sur lui et il commence à pleurer « Betty, je suis un minable de t’avoir laisser tomber, et gnagna et gnagna ». Karl arrive et voit les deux corps enlacés (ben oui Betty console Nick) et notre héros s’en va chagriné. Il retourne au Canada avec Amy mais heureusement, tout finit bien et la petit famille revient. C’est une vraie happy end, voyez comme je n’exagère pas :

Tu vas m’épouser, nous achèterons les Ormes  (NDLR: Le château) et nous en feront un palais où nous vivrons heureux jusqu’à la fin de nos jours. Tu garderas la librairie, pour ton plaisir et le sien (NDLR: celui d’Amy), tandis que je continuerai à écrire avec l’appui de ta précieuse présence à mes côtés. Nous aurons deux ou même trois superbes enfants et Amy t’aidera à t’en occuper, quand elle en trouvera le temps bien entendu.

Nous avons donc eu affaire dans ce récit au sexy papa canadien. De plus, l’homme est le plus beau fantasme qu’il soit pour une lectrice: un écrivain. Et sa chevelure est telle qu’il aurait pu faire de la pub pour Petrole Han. Bref, c’est un héros harlequin puissance 10 !

Dans cet harlequin, l’anorexie se règle en un claquement de doigts même si évidemment l’adolescente en a souffert atrocement. C’est quand même dingue, le premier jour où elle assiste au repas de Betty, Amy se goinfre de deux paquets de biscuits. Elle est vraiment trop forte Betty…

Merci pour cette passion dévastatrice Harlequin !

Lu dans le cadre :

 

Créé par Fashion et Chiffonette

Auteur: Rowan Kirby

Titre: Une faim de tendresse

Édition: Harlequin bien sûr !

Genre: Romance

Pages: 153

Harlequinades 2009 : Jessica Steele – Aux confins du paradis

Hé bien voilà mon premier Harlequin terminé !Découvrez avec moi la vie de Ashlie, une petite bonne femme de 22 ans, elle vit avec sa belle-soeur (la femme de son mari) Lynette. Lynette n’a pas vu son mari depuis longtemps car il travaille au Brésil, elle emménage avec Ashlie pour se sentir moins seule. Ashlie en profite pour quitter sa demeure familiale et surtout pour essayer d’oublier la douloureuse histoire d’amour qui vient de se finir avec Kevan qui n’était en fait qu’un coureur de jupon ! Tout commence bien donc dans ce roman, les deux belles-soeurs s’entendent à merveille mais tout d’un coup Lynette commence à avoir un comportement bizarre, elle n’arrête pas de parler de Chase Marriner, son patron qui est aussi un coureur de jupon !

Lynette rentre tard le soir, reçoit des fleurs de Chase et décide même de partir en week end à Paris avec Chase. Ashlie ne sait pas quoi faire, les tentatives pour empêcher Lynette de voir Chase sont désespérées. Lynette qui a toujours été une femme indépendante ne veut rien entendre, elle partira en week end de libertinage (ce mot qui a mal vieilli m’a bien fait rigoler !) avec son patron. Ashlie en dernier recours décide d’aller voir Chase et de lui dire qu’il n’est qu’un salaud de profiter ainsi des femmes mariées si fragiles ! Mais elle ne tombe pas sur le cruel monstre qu’elle pensait voir mais sur un séduisant jeune homme charismatique. Qu’importe, Ashlie est décidée à lui dire ses quatre vérités. Chase lui propose alors de prendre la place de Lynette ce week-end. Ashlie s’en va furibonde, quel goujat ce type !

Pendant la nuit, elle pense à son frère si amoureux de sa femme et décide d’accepter la proposition de Chase. Ce week-end là elle va découvrir que les baisers de Chase sont divins et va tomber amoureuse de lui, oui lui, ce séducteur ! La passion emmène nos deux individus très loin mais lorque le moment de faire l’amour arrive, Ashlie confie à Chase qu’elle est encore vierge et se rend compte alors qu’elle est dans les bras d’un véritable salopard. Ashlie s’enfuit, le contrat est respecté, elle a passé le week end avec lui, il ne doit plus s’approcher de Lynette. A son retour, elle remarque que son frère Noris est de retour pour quelques jours et voit le couple Lynette/Noris plus amoureux que jamais. Chase essaie par tous les moyens de parler à Ashlie. Il arrive enfin et lui explique le complot : Lynette n’a jamais été sa maitresse et ne le sera jamais, Lynette a inventé cette histoire pour que Ashlie prévienne son frère et que celui-ci revienne du Brésil pour passer du temps avec Lynette à qui il manque atrocement. Chase en foyant cette furie de Ashlie arrivait chez lui alors qu’il n’a rien fait décida de lui donner une bonne leçon: échanger sa place avec Lynette mais Chase tomba amoureux de Ashlie ce week-end là.

Enfin bon, tout finit bien, Chase est un gentil garçon et même le futur mari de Ashlie. Lynette décide d’apprendre le portuguais pour rejoindre Noris au Brésil le plus vite possible. Tout le monde est gentil, Happy end !

Ce qu’essaie de nous montrer ce roman est clair: il ne faut pas mentir car ça fait souffrir les gens. Lynette et Chase ont tous deux menti à Ashlie et cela a eu des conséquences dramatiques. Ashlie apparait comme une sainte prête à se sacrifier pour préserver le mariage de son frère. Et l’amour peut naitre de quelqu’un qu’on déteste. J’ai également appris que les peignoirs très courts étaient à la mode et à voir très sexy sur les hommes vu qu’ils dévoilent leurs jambes musclées. Il suffit désormais que d’un baiser pour succomber sous le charme d’un ennemi.

Mesdames, faites donc attention à vos lèvres ! De plus, si vous avez envie de voir votre mari, dites-lui directement plutot que d’inventer un amant car votre belle-soeur n’attend que ça pour se sacrifier à offrir son corps.