Le ver à soie

J’avais envie de retrouver Cormoran Strike et son assistante alors je me suis plongée dans cette deuxième aventure.

Que dire dessus ? On suit la disparition d’un écrivain qui vient d’écrire un terrible livre où il égratigne le monde littéraire dans lequel il évolue.

Le point fort de ce livre, comme toujours avec J.K. Rowling est la superbe galerie de personnages qu’elle nous propose. Tous font réels.

Autre point fort, c’est le développement de la relation professionnelle et amicale de Cormoran et ?.

Le roman souffre quand même de quelques longueurs qui empêche le lecteur de rester en haleine, dommage.

Insectorium : Le ver à soie (bombyx mori)

Auteur : Robert Galbraith (aka J.K. Rowling)

Commencé le : 02/07/2018

Terminé le : 08/07/2018

Edition : Grasset

Genre : Policier

Pages : 576

Sorti le : 14/06/2014

Note : 2/5

Maria

Dans le coeur de Maria, il y a d’abord un garçon, Marcus, trois ans. La grand-mère et le petit fils adoré partagent le goût des oiseaux et partent souvent ensemble à la chasse aux plumes. L’arrivée du deuxième petit-enfant va sonner le glas d’un bonheur banal, entre les bacs du salon de coiffure où Maria travaille et la résidence modeste où elle vit avec un homme qu’elle ne regarde plus vraiment. Cette naissance cristallise les tensions familiales. L’éducation de Marcus faisait déjà grincer les dents : il joue avec des jeux de fille comme de garçon, porte des robes, décide de changer son prénom en « Pomme »… Cette fois un cap est franchi. La fille de Maria et son compagnon sont inflexibles : nul ne connaîtra le sexe du nouveau-né. « C’est un bébé » annonce-t-on laconiquement à Maria. Ni fille, ni garçon, ni « il », ni « elle », Noun sera l’un des premiers humains délivré des diktats de genre. Le choc est terrible. Comment aimer quand on ne peut nommer ? Abasourdie, abandonnée de tous, Maria se débat auprès de l’enfant interdit pour trouver sa place et ses mots. Rejetée, perdue, elle perd son emploi, s’isole. Reste l’éblouissement de sa tendresse pour Marcus, restent les oiseaux qui les réunissent. Modestement, à la seule force de son amour, Maria va tenter de se reconstruire et de retisser les liens perdus.

J’étais intriguée de découvrir cette histoire, non pas pour en savoir plus sur Maria mais bien sûr le choix de sa fille et de son compagnon de ne pas dévoiler le sexe de leur second enfant, même après la naissance.

Au final, je suis un peu déçue par ce roman mais je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même. Comme le laisse supposer le titre et la quatrième de couverture, le centre de ce récit reste Maria, ses doutes, ses craintes, son amour pour ses petits enfants. C’est une femme tendre mais qui m’a souvent agacée de ne pas partager les sentiments de sa fille. En fait, pour le coup, je suis vraiment plus proche de sa fille qu’elle. Du coup, quand elle la critique dans sa tête, j’avais un peu l’impression que c’était mes propres choix éducatifs qu’elle critiquait.

Bref, je n’ai pas su assez m’attacher à Maria, qui est pourtant un personnage, intéressant et complexe.

La plume d’Angélique Villeneuve que je découvre ici, est tendre et poétique. C’est un grand plaisir de lecture que j’ai éprouvé malgré une intrigue que je trouve un peu faible.

Bref, ce ne sera pas un roman qui restera gravé dans ma mémoire même si on ressent beaucoup d’amour dans ce texte.

Autrice : Angélique Villeneuve

Commencé le : 20/02/2018

Terminé le : 20/02/2018

Edition : Grasset

Genre : Contemporain

Pages : 180

Sorti le : 07/02/2018

Note : 2/5

J.K. Rowling – Une place à prendre

Je vous avoue que j’ai un peu la pression. Je ne compte plus le nombre de personnes qui m’ont dit être intéressée de lire mon avis. Mais je vais donc tenter de donner mon opinion sincère sur ce livre.

Je commence tout de suite par vous dire que j’ai suivi un conseil que m’avez donné plusieurs blogueurs : prendre des notes. Durant les 100 premières pages, je notais tous les personnages qui nous étaient présentés. De ce fait, je n’ai jamais été perdue. On reproche souvent à ce livre d’avoir trop de personnages. Pour ma part, je peux vous dire que la technique fonctionne et est largement suffisante pour ne pas les confondre.

Dans son nouveau bouquin, J.K. Rowling nous présente les habitants du petit village de Pagford dans lequel Barry Fairbrother, un conseiller paroissial, vient de mourir subitement. Au programme de ce livre, des manigances à gogo pour briguer le poste qui vient de se libérer. Et les éternelles querelles vont recommencer…

Les personnages sont  au coeur de ce récit. Chaque protagoniste nous est présenté en détail. Nous découvrons la vie de plusieurs familles ainsi que l’impact que la mort de Barry Fairbrother va avoir sur leur quotidien. Et dans tout ce climat tendu, il y a les adolescents qui tentent comme ils peuvent de s’amuser, d’échapper à cette réalité. Chacun d’entre eux a su me toucher que ce soit Krystal qui doit jouer le rôle de l’adulte vis-à-vis de son petit frère mais également de sa mère, Sukhvinder, une jeune fille mal dans sa peau ou Andrew, amoureux de la belle Gaia, qui tente d’oublier ce qui se passe dans sa propre famille. Je me suis tellement attachée à ces personnages que j’ai été empathique envers chacun d’entre eux. Je vivais par procuration tout ce qui leur arrivait. Résultat, j’ai fini ce roman totalement scotchée. C’était dur émotionnellement pour moi de refermer ce livre, dur de quitter ses personnages tant aimés.

Mais outre cela, Une place à prendre est également un roman social qui nous offre une plongée dans la vie à la campagne. Entre les plus nantis et ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts, J.K. Rowling dresse un portrait complet de toutes les couches sociales. C’est parfois, dur, cruel et choquant d’entendre certains propos. Je pense par exemple à une famille aisée qui ne rêve que de fermer la clinique de désintoxication.

Quant au style de J.K. Rowling, il est tout aussi fluide que dans Harry Potter. Les pages se tournent à une vitesse folle. Preuve en est, j’ai lu plus de 400 pages en une seule journée, ce qui est plutôt rare chez moi. L’auteur s’adapte aux langages de chaque personnage, soutenu pour certains, très populaire pour les classes inférieures. L’écriture participe activement à nous plonger dans le roman.

Je pense que vous me voyez venir… Une place à prendre est une vraie claque pour moi, un coup de coeur ! J’ai vraiment été happé du début à la fin par cette intrigue bien ficelée. Je me suis rapidement projetée dans certains personnages et je n’ai pas vu le temps passer avec ce livre. Bref, je n’ai rien à reprocher à ce tout nouveau roman de J.K. Rowling. Alors, à quand le prochain ?

5 sur 5

5ème roman que je lis pour le challenge 1% du Challenge 1% littéraire. Le coup de coeur que j’attendais tant est enfin arrivé !

Auteur : J.K. Rowling

Titre : Une place à prendre

Edition : Grasset

Genre : Drame, Contemporain

Pages : 680

D’autres avis :  CroutonBelledenuit, Argali, Azilis, Sevmarguerite, Stephie, Ethernya

Clive Cussler, Paul Kemprecos – L’or bleu

Mon avis:

J’avais 14 ans quand j’ai acheté “L’or bleu” que j’ai rapidement abandonné. Le thème n’était pas à mon goût. Quant Calypso a lancé son challenge Un mot, des titres, je n’ai pas tout de suite songé à ce livre mais en arpentant, une fois, ma bibliothèque, je l’ai retrouvé et je me suis dit que ça pouvait être une bonne occasion pour offrir une seconde chance à ce livre.

Je peux déjà vous dire que, cette fois, je l’ai terminé. Nous suivons deux groupes de personnes: il y a d’abord Austin, un coureur de catamaran qui fait partie de la NUMA et qui essaye de déterminer ce qui a pu provoquer la mort d’une dizaine de baleines. De l’autre côté, il y a un couple en pleine Amazonie qui découvre le cadavre d’un indien sur une barque.

Dans ce thriller, tout tourne autour de l’eau et de la NUMA, qui est une sorte d’ONG maritime fondée par l’écrivain lui-même. Comme je le disais au-dessus, ce n’est pas un domaine qui me passionne particulièrement mais je me suis laissé guidée par ce roman. J’ai trouvé ce thriller assez typique mais ça reste un bon divertissement.

Je n’ai pas su m’attacher aux personnages que j’ai trouvé assez froids. Ils manquent cruellement de sentiments. Bon d’accord, ce sont des scientifiques qui se penchent sur un sujet d’étude mais ce n’est pas pour autant qu’ils doivent être dépourvus d’émotions !

J’ai beaucoup aimé l’épisode en Amazonie. La mort de cet indien, le trafic d’herbes curatives et le mystère autour d’une déesse qui protégerait un peuple indien m’a réellement captivée. Malheureusement, ce point positif ne suffira pas à faire de ce livre un coup de cœur.

Les descriptions sont beaucoup trop longues à mon goût et je trouvais que cela cassait le rythme du récit. Ce qui est plutôt dommage pour un thriller, non ?

En conclusion, L’or bleu peut être une agréable lecture d’été même si le souci du détail et les personnages distants m’ont empêchée d’apprécier complètement cette lecture.

3 sur 5

Le petit plus: J’ai lu ce livre dans le cadre du tout nouveau challenge lancé par Calypso : Un mot des titres. Ce défi consiste à lire un livre dont le titre comporte le mot désigné par tirage au sort. Le mot choisi pour cette session était bleu. Je vous invite à découvrir l’avis de mes autres camarades en cliquant sur le logo:

Et ça commence ainsi:

“Aéroport de São Paulo, Brésil, 1991

Les deux turboréacteurs causèrent une puissante secousse ; l’avion privé aux formes aérodynamiques s’éleva de la piste d’envol et s’élança vers les cieux voûtés surplombant São Paulo. Le Learjet gagna vite de l’altitude et se stabilisa à douze mille mètres au-dessus de la plus grande cité d’Amérique du Sud, avant de mettre le cap au nord-ouest à la vitesse de huit cents kilomètres heure. A l’arrière de la cabine, installé dans un confortable fauteuil, le professeur Francesca Cabral regardait par le hublot la couverture de nuages cotonneux. Elle semblait mélancolique. A peine l’avait-elle quittée qu’elle avait déjà la nostalgie de cette ville aux rues enfumées et à l’énergie grouillante. Sa ville. Un ronflement assourdi, provenant de l’autre côté de l’étroite allée séparant les deux rangées de fauteuils, interrompit sa rêverie. Elle jeta un coup d’œil à l’homme entre deux âges, vêtu d’un costume chiffonné, qui ronflait dans son coin, et se demanda avec un hochement de tête ce à quoi son père avait bien pu songer quand il avait engagé Philippo Rodriques pour lui servir de garde du corps.

Auteurs: Clive Cussler, Paul Kemprecos

Titre : L’or bleu

Édition: Grasset

Genre: Thriller

Pages: 350