Anne Wiazemsky – Mon enfant de Berlin

En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c’est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l’ignorer. Elle souhaite n’exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l’admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu’elle est la fille d’un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l’une d’entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c’est l’amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

Ceci est donc l’histoire de Claire, la mère de l’autrice, qui fut infirmière à la Croix-Rouge et qui va être envoyée à Berlin après la guerre.

J’ai trouvé ce récit très tendre. J’ai apprécié la personnalité de Claire, assez joviale.

Et le sujet était aussi passionnant. Il m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur l’après-guerre et sur la souffrance du petit peuple allemand à cette époque.

Un défaut peut-être ? Ce n’est pas un récit palpitant et il est assez prévisible.

Néanmoins, je conseille cette biographie à tous ceux qui s’intéressent à cette époque.

Autrice : Anne Wiazemsky

Commencé le : 29/01/2018

Terminé le : 05/02/2018

Edition : Gallimard

Genre : Non fiction, biographie

Pages : 247

Sorti le : 01/01/2009

Note : 4/5

Lian Hearn – Le clan des Otori, tome 1 : Le silence du rossignol

Ma mère menaçait souvent de me découper en huit morceaux si jamais je renversais le seau d’eau ou faisais semblant de ne pas l’entendre me crier de rentrer à la maison, quand le crépuscule s’assombrissait et que le chant des cigales devenait assourdissant. J’entendais sa voix enrouée de colère résonner à travers la vallée solitaire :
— Où est passé ce maudit gamin ? Je le mettrai en pièces quand il reviendra.

Le Clan des Otori est une saga jeunesse qui ne date pas d’hier. J’ai mis du temps avant de m’y plonger essentiellement parce que je savais qu’elle ne reposait sur rien de réel. L’autrice décide de créer sa propre histoire dans une sorte de Japon fantasmé, qui n’a rien à voir avec la réalité. Néanmoins, j’avoue que je me suis rapidement faite à cette particularité tellement les qualités sont nombreuses !

Il y d’abord les personnages qui deviennent rapidement attachants. J’apprécie beaucoup Takeo à la fois intègre et têtu. J’ai vraiment aimé le suivre. Kaede m’a plus ennuyée par moments. Je déteste la manière dont elle parle à ses servantes. Même si elle n’a pas eu d’enfance heureuse, j’ai du mal à comprendre son agressivité.

J’ai aussi apprécié la petite incursion fantastique de cette histoire avec les pouvoirs de certains protagonistes. Cela ne rend pas l’histoire dissonante mais au contraire, plus intéressante.

Mais avant tout, ce premier tome est une formidable aventure avec un rythme effréné. On tremble pour les personnages, on combat avec eux, on apprend avec eux. Bref, c’est trépidant !

Je continuerai avec grand plaisir cette saga que je vous recommande si vous ne l’avez pas encore lue.

Challenge Zoo littéraire : zoo thématique : la volière : le rossignol

Autrice : Lian Hearn

Titre : Le Clan des Otori, tome 1 : Le silence du rossignol

Edition : Gallimard

Genre : Jeunesse

Pages : 384

D’autres avis : My, Chess

J. K. Rowling – Harry Potter et l’enfant maudit

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Jamais je n’aurais espéré une suite à Harry Potter… Mais voilà, elle est bien là sous forme d’une pièce de théâtre.

J’ai vraiment adoré replonger dans l’univers des sorciers que j’ai tant affectionné adolescente. Quel plaisir aussi de retrouver nos personnages fétiches : Harry, Hermione, Ron,… Les Malefoy sont également mis à l’honneur dans cette suite, j’en étais évidemment ravie vu que ça a toujours été une famille qui me fascinait.

Ce huitième volume est assez sombre, encore plus que ces derniers livres hors Harry Potter. Je ne sais pas si J.K. Rowling broie du noir mais ça se ressent dans ce qu’elle écrit. La relation père-fils entre Harry et Albus par exemple est vraiment très triste.

Quant à l’intrigue, j’ai trouvé l’idée plutôt pas mal même si je trouve la nouvelle génération moins attachante que la première.

Bref, une très bonne lecture que je conseille à tous les aficionados d’Harry Potter mais à mon avis, si c’est le cas, vous l’avez sûrement déjà isolé.

Auteur : J.K. Rowling

Titre : Harry Potter et l’enfant maudit

Edition : Gallimard

Genre : Fantastique, Jeunesse

Pages : 341

Jón Kalman Stefansson – D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds

d'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds

Carnet de voyage

Il y a quelques semaines, je me suis envolée pour l’Islande. Mais avant d’arriver à l’aéroport de Keflavik, j’ai rencontré Ari qui m’a raconté l’histoire de sa famille sur plusieurs générations. La vie de son grand-père d’abord puis son enfance à côté de la base américaine de Keflavik et enfin sa vie actuelle. Ari revenait sur son pays natal après 2 ans passés au Danemark.

J’ai adoré découvrir les paysages islandais à travers les yeux de Ari et de sa famille. La terre noire se mélange à la glace. Et dans cet univers si inhospitalier, il y a une âme qui vit, l’âme des islandais. Même si c’est un peuple qui peut paraître très froid au premier abord, en les écoutant un peu, on se rend compte qu’ils sont tous un peu poètes. Leur caractère fermé n’est juste qu’une retenue, qu’une sorte de bouclier face aux événements (climatiques ou non) qui se déchaînent sur ce peuple.

Même si l’histoire que m’a conté Ari peut sembler lugubre, tellement le sort semble s’acharner sur sa famille que le bonheur ne semble pas atteindre, j’ai adoré l’écouter me parler de toutes leurs aventures. Il m’a parlé de thèmes divers comme la condition de la femme à travers sa grand-mère Margret ou l’occupation américaine pendant les années 80 ou la vie de pêcheurs au début du siècle dernier. En peu de mots, on peut découvrir les multiples aspects de cette île mystérieuse.

J’ai été tout de même déboussolé par les consonances de la langue islandaise. Il y a plusieurs caractères qui m’étaient inconnu et en voyant certains prénoms, je ne savais pas vraiment comment les prononcer. Mais une petite recherche Google et hop, tout rentre en ordre.

J’ai été happée par ce pays et je ne crois pas m’en être sorti indemne. Même si, comme vous l’avez deviné, ce voyage ne fut que littéraire, il m’a profondément marquée et m’a donné envie de partir, pour de vrai cette fois, en Islande, juste pour toucher du bout du doigt ce pays aux contrastes saisissants.

D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds de Jón Kalman Stefansson a été lu dans le cadre des Matchs littéraires de Price Minister #MRL15.

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Challenge des globe-readers

Escale 44/+75 : Keflavik, Islande

Auteur :  Jón Kalman Stefansson

Titre : D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Pages : 442

D’autres avis : jeromeDOMMSKurelina

C. S. Lewis – Le monde de Narnia, tome 7 : La dernière bataille

Mon avis :

C’est la fin ! Dans ce dernier tome, un singe décide de déguiser son ami Puzzle, un âne, en Aslan. Le roi de Narnia qui se fait prisonnier demande alors de l’aide. Et pouf qui voilà ? Les enfants terriens of course.

J’ai un peu plus apprécié ce dernier tome. Ça m’a fait plaisir de revoir tous les enfants qui ont un jour été à Narnia. Néanmoins, mon avis reste mitigé, il y a encore trop de longueurs dans ce livre. On voit tout arriver à des kilomètres et après six tomes, j’avoue que j’en avais un peu marre de lire ces aventures très enfantines.

Comme souvent, on remarque un vrai parallèle entre certains éléments de cette aventure et la religion catholique. C’était déjà bien marqué dans les autres tomes mais le final ne fait plus aucun doute là-dessus.

Le final m’a relativement surprise. C’est vrai que l’auteur nous avait déjà donné quelques pistes à ce sujet dans d’autres tomes mais je ne m’attendais pas à ça. Comment dire… C’est un final grandiose, une sorte de grand happy end mais voilà, c’est un gros n’importe quoi. J’ai vraiment fermé ce livre très frustrée. Tout ça pour en arriver là ?

Mon avis général sur cette saga est très mitigé. Le lectorat visé ne doit pas dépasser les 10 ans. Le style est très enfantin et si vous désirez découvrir cette série, je vous conseille de faire de longues pauses (plus qu’un mois comme je l’ai fait) entre les différents tomes. Sinon, vous risquez comme moi d’être gavé très vite. Il y a de bons éléments dans les Narnia, surtout dans le deuxième très féérique mais je trouve que l’auteur nous propose sensiblement la même chose dans chaque histoire. Et puis, les leçons de morales sont bien trop présentes. Je pense que même les enfants risquent d’être saoulés.

3 sur 5

Le petit plus : Les avis des autres participants à la LC : Frankie, petit-speculoos, Felina.

Auteur : C.S. Lewis

Titre : Le Monde de Narnia,  tome 7 : La dernière bataille

Edition : Gallimard jeunesse

Genre : Fantasy, jeunesse

Pages : 216