Graham Joyce – Comme un conte

Pour tout vous dire, je n’avais jamais entendu parler de ce livre avant. Mais il était dans ma liseuse, par je ne sais quel hasard, et je l’ai donc commencé en ne m’attendant à rien de spécial.

Dans ce livre qui débute le jour de Noël, la famille de Peter est chamboulée. Tara, sa soeur disparue vingt ans plus tôt, vient de toquer à la porte de ses parents. Elle va rapidement affirmer qu’elle a été enlevé au pays des contes dans lequel seulement six mois se sont écoulés.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce récit, c’est qu’on ne sait jamais où se trouve la réalité ! Est-ce que Tara fabule ou ce monde de fées existe vraiment ? Tout le mystère est là. J’avoue que les autres personnages ne m’ont pas trop marqué à part Richie, l’ex-petite ami de Tara, qui ne semble pas encore désabusé par la vie de trentenaire ou quarantenaire. Il y a encore une flamme en lui, qui le rend attachant.

Le style est plutôt fluide même si l’intrigue est assez lente. Mais j’ai globalement aimé cette lecture même si on n’a pas toutes les réponses à la fin.

Auteur : Graham Joyce

Titre : Comme un conte

Edition : Folio SF

Genre : Fantastique

Pages : 469

Thomas Day – Du sel sous les paupières

Du sel sous les paupières

Thomas Day est un auteur français que je voulais découvrir depuis longtemps. C’est finalement grâce au challenge Livr’a Deux pour PAL Addict que j’en sors enfin un de ma PAL : Du sel sous les paupières.

Décrit en 4ème de couverture comme un mélange de fantasy mythologique, de steampunk et d’uchronie,ce roman m’intriguait beaucoup même si j’avoue que c’est son titre qui m’a particulièrement interpellée  Finalement, j’ai trouvé les 2 derniers genres assez peu présents dans le récit. Mais ce n’est pas du tout pour me déplaire car la mythologie irlandaise qui est ici mise en avant m’a beaucoup plu.

Mais de quoi parle « Du Sel sous les paupières » ? D’un jeune garçon prénommé Judicaël qui tente comme il peut de subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de son grand-père. Pour cela, la vente d’illustrés ne suffit et il doit régulièrement voler. Son pépé le met en garde contre le Rémouleur, un être qui kidnappe et tue les enfants qu’il croise après la tombée de la nuit.

Durant la première moitié, le roman fait plus penser à un récit historique. Il faudra attendre la deuxième partie pour que le côté fantastique de cette oeuvre se dévoile. Loin de me déplaire, j’ai trouvé que cette intrigue pourrait très bien être mise en film d’animation par les studios Ghibli. L’intrigue est assez originale pour nous prendre constamment à revers. Impossible pour moi de savoir ce qu’il allait advenir des personnages par la suite.

Le style de Thomas Day nous entraîne facilement dans le récit. On ressent parfois le côté jeunesse de cette oeuvre mais je pense tout de même que ça ne gênera pas les lecteurs adultes. Je reste juste parfois confuse devant les choix de l’auteur. Pour moi, vu la tournure du livre, il n’était pas nécessaire de faire une première partie aussi longue sur la vie de Judicaël à Saint-Malo.

Bref, bien que pas profondément marquante, cette lecture fut tout de même assez agréable. Je lirai probablement d’autres livres de l’auteur.

3 sur 5

Lu dans le cadre des challenges :

livradeux

Que je fais avec Thalia. Retrouvez sa chronique sur Abraham Lincoln, chasseur de vampires de Seth Graham-Smith

abc2013

2/26

Auteur : Thomas Day

Titre : Du sel sous les paupières

Edition : Folio SF

Genre : Fantasy

Pages : 287

D’autres avis : OrianeSan, Mes Imaginaires, Nebalia, Adalana, Lhisbei, Cachou

Serge Brussolo – Ce qui mordait le ciel…

Pour le combat d’auteurs, j’avais envie de découvrir un livre de science-fiction de Serge Brussolo. Mon choix s’est finalement arrêté sur Ce qui mordait le ciel… qui semble assez apprécié. Mais de quoi, ça parle au juste ? David est employé dans une société de pompes funèbres intergalactique. Son patron s’est rendu compte qu’ils ont fait une bévue il y a plusieurs dizaines d’années. Au lieu d’injecter un vaccin à des tomocks (des bisons de plusieurs mètres de haut), ils leur ont administré une substance qui transforme le corps une fois mort en quartz géant. Les tomocks ont reçu une dose très conséquente (100 x la dose pour un humain). David est donc chargé d’aller à Sumar, la planète où vivent ces tomocks afin de voir quelles sont les répercussions de cette regrettable erreur…

De Brussolo, j’avais seulement lu un Peggy Sue quand j’étais adolescente. Bien que cette histoire-ci n’a rien à voir avec cette saga jeunesse, je retrouve tout de même l’imagination inépuisable de l’auteur. Il a vraiment pensé à toutes les conséquences que cette bévue peut avoir sur la vie des habitants cette planète. Au fil du périple de David, nous découvrirons plusieurs peuples qui tentent tant bien que mal de survivre au milieu des montagnes de quartz de plus en plus nombreuses. Je regrette tout de même une scène de sexe qui arrive vraiment comme un cheveu sur la soupe et qui n’a strictement aucune utilité. Je m’en serai bien passé.

La plume de Serge Brussolo est tout à fait correcte. Il n’y a rien de superflu dans ces 217 pages et l’auteur va directement au coeur du sujet, sans toutefois oublier de nous donner quelques explications sur les choix politiques de certains peuples. J’avoue que les personnages m’ont laissé indifférente. David, n’est comme nous, qu’un spectateur de l’histoire qui se déroule devant lui tandis que les autres protagonistes semblent bien trop atteints de folie pour être attachants.

Ce roman est donc plus une découverte d’un nouveau monde original qu’une intrigue excitante. La fin est d’ailleurs frustrante car elle est bien trop ouverte. J’aurais aimé que l’auteur nous donne un indice sur le choix qu’allait faire David. Il reste tout de même un très bon divertissement et je suis toujours aussi ébahie devant l’imagination de Serge Brussolo !

4 sur 5

Auteur : Serge Brussolo

Titre : Ce qui mordait le ciel…

Edition : Folio SF

Genre : SF, planet opera

Pages : 217

D’autres avis : Betty, Nathalie

Stéphane Beauverger – Le Déchronologue

Mon avis :

Pour une fois, ce n’est pas via un blog que j’ai eu l’envie de découvrir ce livre. Le coupable s’appelle Michel Dufranne et est chroniqueur dans l’émission Livrés à domicile (ex- Mille-feuilles) diffusée sur la chaîne publique francophone belge.

Le Déchronologue, c’est l’histoire d’Henri Villon, un capitaine du XVIIème siècle qui vogue sur les mers des Caraïbes. Mais le temps est complètement détraqué et les objets du passé et du futur se cotoient.

Ce roman est vraiment une bonne aventure. Des pirates comme on les aime, avec des chicots à la place de dents blanches impeccables, avec des belles gueules de salopards et de l’alcool à foison. J’ai adoré ce côté exotique. Et puis la vie n’est pas toujours rose sur la mer des Caraïbes. Ce qui arrive à notre héros est très dur, mais ça le rend plus attachant.

Au niveau des personnages, il y a évidemment Henri Villon qui m’a beaucoup plu ainsi que Sévère, la seule femme de ce roman mais qui a un rôle des plus énigmatiques. Mendoza est aussi très intrigant. En fait, chaque personnage est important à un moment donné de l’histoire mais certains sont plus développés que d’autres.

Les perturbations dans le temps m’ont aussi également beaucoup plu. Qu’il est étrange de voir mélanger des pirates, Alexandre le grand et Bob Dylan et pourtant, tout cela parait crédible ! On est avide de tourner les pages pour savoir ce que l’auteur nous a encore concocté.

Mon seul regret est l’incompréhension que j’ai eu de certains passages. Il faut savoir qu’on voyage dans le temps à travers les chapitres. L’un peut se passer en 1640, l’autre 16 ans plus tard puis on revient 7 avant etc. Résultat, j’ai parfois été paumée, je ne comprenais pas tout ce qui arrivait. Mais heureusement, tout s’éclaircit à l’approche de la fin. On reconstruit le puzzle de l’intrigue et on prend vraiment son pied à la fin du récit car enfin, on comprend tout ! Mais voilà, moi, je n’aime pas être dans le flou.

Ce livre fut donc un vrai moment d’évasion pour moi. J’ai mis du temps à le lire mais c’était peut-être car je voulais rester dans cet univers plus longtemps. En conclusion, le Déchronologue propose un style très agréable, un vocabulaire très riche et une intrigue inédite.

4 sur 5

Le petit plus : J’ai créé une petite playlist sur Grooveshark inspirée des titres de chansons que l’on retrouve à chaque début de chapitre. Ce ne sont pas toujours les bons interprètes mais j’espère que vous passerez un bon moment.

Et ça commence ainsi :

« Je suis le capitaine Henri Villon et je mourrai bientôt.

Non, ne rigolez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ? C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends. Quant à celles et ceux qui liront mon récit jusqu’au bout, j’espère qu’ils sauront me pardonner un peu de mon impertinence et, à l’instant de refermer ces chroniques, m’accorder leur indulgence. »

Auteur : Stéphane Beauverger

Titre : Le Déchronologue

Edition : Folio SF

Genre : Science-fiction, aventure

Pages : 560

Les participants à la lecture commune : Marmotte, Reveline