Jasper Fforde – Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de Dragons

J’ai mis plus d’une semaine à lire les 300 pages de ce roman Young Adult. Ma, que pasa ?

Jennifer Strange est donc une jeune fille de 15 ans qui coordonne toutes les activités d’une société de magiciens qui ont des contrats avec les citoyens. Les magiciens réalisent des menus services comme réparer des canalisations avec la magie ou transporter des organes via tapis volant. Jennifer Strange a très peu de pouvoir et s’occupe de toute la paperasse de ces activités.

Le début de cette histoire m’a quelque peu déstabilisée. En effet, nous sommes plongés dans un monde inconnu et Jasper Fforde de nous donne pas toute suite les clés pour comprendre ce tout nouvel univers. Résultat, ben j’ai un peu nagé au début.

Par la suite, on commence à comprendre mieux grâce à Grizz Crevettes, la nouvelle recrue mais à partir de ce moment-là, je trouve que l’intrigue piétine. On sait pertinemment où l’histoire doit nous emmener grâce au titre du livre mais en attendant, on dirait que l’auteur essaye de combler comme il peut cette histoire pour qu’elle dure plus longtemps.

Mais enfin arrivée au dernier tiers, j’ai commencé à accrocher cette histoire. Le personnage de Jennifer Strange se dévoile, j’ai pu enfin m’identifier à elle. Le dragon est également très intéressant de par ses réflexions. Et enfin, l’action tant attendue arrive. Impossible de s’ennuyer dans cette dernière partie mais dommage que l’on ait du attendre ce moment.

En conclusion, j’ai mis du temps à rentrer dans ce récit farfelu mais finalement, je trouve que c’est une lecture agréable. Je lui donnerai la note de 6/10 car j’ai quand même eu beaucoup de mal à me plonger dedans. Je n’aurais pas du prendre ce livre pour un roman Young Adult banal où les actions sont nombreuses.

Il semblerait que ce roman soit le premier tome d’une trilogie pourtant, cette fin me satisfait pleinement. Je ne sais pas trop si je vais continuer la saga.

La chronique vidéo sera publié la semaine prochaine.

3 sur 5

Auteur : Jasper Fforde

Titre : Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de Dragons

Edition : Fleuve Noir, collection Territoire

Genre : Fantasy, jeunesse

Pages : 294

Couverture : Marko Tardito

Michael Moorcock, Fabrice Colin – Elric, les buveurs d’âmes

Un grand merci à Fleuve Noir et à l’agence Supergazol pour m’avoir fait parvenir ce livre.

Mon avis:

Elric n’est plus l’empereur d’autrefois. Aujourd’hui, c’est un homme très faible qui recherche une plante spéciale qui pourra lui redonner la force d’antan. Seul problème, cette plante pousse dans une région très reculée et ne fleurit qu’une fois par siècle à la pleine lune.

Avec Elric, j’étais dans un territoire tout à fait inconnu vu que je n’avais lu aucun livre du cycle. Mais heureusement, comme on me l’avait précisé, ce tome-ci peut se lire tout à fait indépendamment. Bien évidemment, celui qui aura lu toute la saga aura une autre vision de ce 10ème opus. Mais pour les autres – comme moi !-, ce livre peut être une très bonne entrée en matière dans ce monde fantasy.

Venons-en à ma lecture. Au début, j’ai trouvé l’histoire assez classique pour du fantasy. Un héros, une quête, un fidèle compagnon, des complots. C’est du déjà vu mais ça n’en restait pas moins agréable. Mais au fur et à mesure, je me suis vraiment prise au jeu de cette aventure qui commence à sortir du commun. On arrive alors à une fin digne de ce nom et assez innovante.

Le point fort de ce roman est sans doute Elric, ce magnifique personnage torturé qui semble avoir déjà pas mal vécu. J’ai maintenant l’intention de découvrir le reste du cycle pour savoir comment Elric est devenu cet être maudit.

Parlons un peu du style, ce 10ème tome d’Elric est un court roman assez fluide qui se lit vraiment rapidement (pour ma part, j’ai mis moins de 48 heures). J’ai vraiment apprécié le style de l’auteur ce qui me donne envie de découvrir les autres oeuvres de Fabrice Colin.

Bref, les buveurs d’âmes est une lecture agréable bien qu’un peu classique par moment mais heureusement cette caractéristique s’estompe quand la fin approche.

4 sur 5

Auteurs: Michael Moorcock, Fabrice Colin

Titre: Elric, les buveurs d’âmes

Edition: Fleuve Noir

Genre: Fantasy

Pages: 272

Mel Odom – Hellgate : London Exodus, tome 1

Lire une adaptation d’un jeu vidéo… Cette idée ne m’a jamais traversée l’esprit. Et puis, Londres a été choisie comme la ville à découvrir pour le challenge d’Avalon. Je me poste devant ma bibliothèque. « Y a-t-il un livre qui parle de Londres ici ? » Oui, il y en a 2 : les deux tomes sortis d’Hellgate London. Alors, je me lance…

Mon résumé:

Nous sommes en 2020 et les portes infernales viennent de s’ouvrir sur Londres. De là, sortent des centaines de démons. Heureusement, des « chevaliers » se sont préparés toute leur vie à affronter ces monstres…

Mon avis:

Je suis plutôt satisfaite ! Je dirai même que je suis surprise. Je partais avec l’idée que ce livre était de seconde zone. Et je me suis trompée, c’est plutôt bien écrit.

Je suis ravie de voir qu’il y a une vraie histoire derrière. Ce n’est pas une série de combats héroïques. L’auteur explore même plusieurs pistes. On suit donc la vie de David, un ex-chevalier, qui s’est installé en Afrique du Sud et Warren (mon coup de cœur !), installé à Londres, qui découvre qu’il peut contrôler les démons.

Malheureusement, on ne connait pas le pourquoi. Pourquoi les portes infernales se sont-elles ouvertes à ce moment-là et pourquoi à Londres ? Tout ce qu’on sait, c’est que cet évènement avait été prédit. On ne sait même pas quelle est la raison qui pousse les démons à venir dans notre monde.

Mais ce n’est pas un point négatif pour autant. Ben oui, c’est un tome 1 donc l’auteur ne va pas tout nous dévoiler maintenant. J’ai le tome 2 dans ma PAL. Mais pour le 3ème et dernier tome, ça va être compliqué de se le procurer vu qu’il n’est pas sorti chez Fleuve Noir (et on dirait bien qu’ils ne vont pas le sortir du tout grrrr).

Enfin bref, ce livre m’a aussi donné envie de découvrir le jeu vidéo original

Londres ?

Et Londres dans tout ça ? Et bien, on a devant les yeux une ville apocalyptique. Tout est brûlé, il y a des cadavres par terre et des quartiers entiers ont disparu. Les démons arrivent même à transformer le paysage, le paysage urbain devient un paysage désolé, avec une terre aride. Bref, Londres n’a jamais été aussi méconnaissable… et moche ! Mais rassurez-vous, j’aime toujours cette ville malgré ce livre ^^.

4 sur 5

Auteur: Mel Odom

Titre: Hellgate: London Exodus

Édition: Fleuve Noir

Genre: Science-fiction, adaptation

Pages: 247

Cecily von Ziegesar – Gossip girl : Ca fait tellement de bien de dire du mal

Heureusement, Olivia et ses amis venaient de ce type de famille pour lequel boire de l’alcool était aussi ordinaire que se moucher. Leurs parents croyaient dur comme fer à ce concept quasi européen : plus leurs gamins avaient accès à l’alcool, moins ils risquaient d’en abuser. Olivia et ses amis pouvaient donc boire tout ce qu’ils voulaient, quand ils le voulaient, tant qu’ils continuaient à avoir de bonnes notes, ne s’enlaidissaient pas et ne mettaient ni eux ni leur famille dans l’embarras en dégobillant en public, en se faisant pipi dessus, ou en délirant dans les rues. Et cela était valable pour tout le reste, comme le sexe ou la drogue : tant que vous sauviez les apparences, tout allait bien.
Je ne suis pourtant pas réticente à la chick litt ; je suis même quelque peu friande mais Gossip Girl ne m’a pas du tout plu. Les héros de ce roman sont on ne peut plus caricaturaux : les filles populaires, le loser, la jeune fille en fleur,… Et puis l’histoire n’avance pas, 250 pages qui nous raconte 2 semaines de vie tout à fait ordinaire de ces lycéens branchés et remplis de strass. Enfin bref, tous les personnages sont agaçants, des faux culs qui sont tous gentils entre eux et qui lancent des rumeurs invraisemblables dans le dos. Et puis quelle fin grandiose pour ce livre ! Digne d’un Harlequin, tout le monde trouve l’amour et devient un ange. Mais les Harlequins, au moins, ça peut être drôle. Là c’est juste agaçant malheureusement… De plus, le langage est simplissime. On « n’urine » pas, on fait pipi en est un très bel exemple. Je ne sais pas si c’est la traduction qui est mauvaise ou non… Chick litt pour moi rime avec détente et humour et là je n’ai eu aucun des deux, dommage ! Ma note sera sévère mais je ne comprends vraiment pas comment ces romans ont pu devenir un tel phénomène  :/

1 sur 5

Auteur: Cecily von Ziegesar
Titre: Gossip girl : Ca fait tellement de bien de dire du mal (VO: Gossip girl)
Genre: Chick litt
Editeur: Fleuve noir
Pages: 253