C’est pour ton bien

Dans cet essai, Alice Miller nous présente les racines de la violence dans l’éducation de l’enfant. Pourquoi les violences éducatives ordinaires sont elles aujourd’hui banalisées ? La réponse est donnée ici avec moults extraits des livres de disciplines du XIXème et début du XXème siècle. On n’élevait pas les enfants, on les dressait dès leur plus jeune âge à l’obéissance, de sorte qu’ils ne sachent même pas qu’il est possible de ne pas être d’accord avec un adulte et de le dire. Des êtres totalement manipulés sortent ainsi de l’enfance et sont un terreau fertile à tous les régimes totalitaristes.

C’est un ouvrage assez dur que nous propose Alice Miller. Il faut bien s’accrocher. Le style n’est pas évident non plus et il n’y a pas toujours de suite logique, je trouve.

Néanmoins, cela reste un ouvrage très intéressant pour ceux qui s’intéressent à ce sujet.

Participation au challenge un mot, des titres. Cette session, le mot était “pour”.

Autrice : Alice Miller

Commencé le : 29/07/2018

Terminé le : 30/07/2018

Edition : Flammarion

Genre : Non fiction, essai

Pages : 379

Sorti le : 11/03/2015

Note : 3/5

Métamorphose en bord de ciel

Dans ce petit conte de Mathias Malzieu, nous découvrons le destin du plus mauvais cascadeur du monde qui vient de déclarer un cancer.

Mathias Malzieu a le chic pour écrire de jolies histoires poétiques et lyriques. J’ai encore une fois succombé à son charme. J’ai aussi bien aimé les personnages bien loufoques de ce roman ainsi quel les messages qu’ils véhiculent.

Bref, un chouette moment !

Auteur : Mathias Malzieu

Commencé le : 29/05/2018

Terminé le : 30/05/2018

Edition : Flammarion

Pages : 157

Sorti le : 14/03/2011

Note : 4/5

Maus

Cela fait une bonne décennie (oui, rien que ça) qu’on me recommande Maus. Et honnêtement, je n’avais aucunement envie de le lire. D’abord, l’anthropomorphisme, ce n’est pas vraiment mon kiff. Le sujet de la deuxième guerre mondiale, j’avoue que j’en ai limite fait une overdose après mon adolescence, tellement je lisais ou regardais des histoires relatives à cette période. Et puis, l’argument principal : je déteste le style de dessins d’Art Spiegelman. Ce n’est vraiment pas pour être méchante mais je ressentais énormément d’aversion, rien qu’en voyant quelques cases.

Et puis, le temps passe, je vieillis, je me réinscris à la bibliothèque et je renoue de plus en plus avec mes lectures d’enfances à savoir les BD grâce au rendez-vous de la BD de la semaine. Et évidemment, Maus est là, trônant fièrement à la bibliothèque. Je n’ai rien à perdre à part l’emprunt de 50 cents alors pourquoi pas, au moins, je pourrais dire à ceux qui me le recommandent à cor et à cri : voilà, c’est fait, je n’ai pas aimé, on peut parler d’autre chose ?

Et puis… je m’installe calmement chez moi, j’ouvre le livre, le referme quelques heures plus tard et j’ai la douloureuse impression de m’être pris une claque. Voilà, un coup de coeur, un vrai, celui qui te retourne l’estomac et l’esprit. Alors, comment Maus a sû me convaincre au final ?

Je pense que c’est l’authenticité des personnages. Maus raconte l’histoire du père d’Art, qui a survécu au régime nazi et aux camps de concentration. D’habitude, on glorifie souvent les rescapés de ce genre de cauchemars. Le père d’Art, lui, est profondément humain. Il a plein de défauts : radin, raciste, râleur,… Il est tout simplement invivable au quotidien. Il a évidemment des bons côtés également mais j’ai aimé voir cette faiblesse, qui permet de ne pas l’aduler pour ce qu’il a vécu.

J’ai aussi adoré suivre cette histoire des yeux d’Art, comme lui, on essaye de reproduire l’histoire, on suit sa relation si conflictuelle avec son père, sa difficulté à mettre tout ça en dessin.

Art Spiegelman est également arrivé à me faire prendre conscience de la tension quotidienne que devaient avoir son père et sa mère à ce moment-là. Chaque choix peut avoir des conséquences dramatiques et de nombreuses personnes ont péri. Faut-il partir maintenant ou attendre un peu ? Envoyer l’enfant au loin ou le garder près de nous ? Accepter ou refuser les convocations ? Comment peut-on vivre en sachant que chacune de nos décisions peut mener notre famille à se faire tuer ? C’est juste inconcevable…

Et les dessins au final ? Ben, je m’y suis faite immédiatement, je n’ai absolument pas vu le temps passer en lisant cette BD.  Le fait de représenter les différents peuples par des animaux est plutôt bien choisi et permet de bien se situer dans l’intrigue.

Bref, un chef d’oeuvre !

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Europe : La souris

Auteur : Art Spiegelman

Commencé le : 12/04/2018

Terminé le : 13/04/2018

Edition : Flammarion

Genre : Comics

Pages : 312

Sorti le : novembre 1998

Note : 5/5

Les 1001 livres d’enfants qu’il faut avoir lus pour grandir

Ce livre est une grande liste de 1001 livres d’enfants allant de la naissance jusqu’à 12 ans.

J’ai trouvé qu’il y avait de très bons conseils à partir de 8 ans. Beaucoup de livres que j’approuve. Mais avant cela, je n’ai pas trop noté de titres, j’avoue. En fait, j’avoue avoir été perturbée par le fait qu’il n’y ait quasiment que des couvertures anglaises. Du coup, difficile de se rappeler à quoi ça ressemble en français et si c’est traduit. Il y a aussi beaucoup de livres très vieux et personnellement, les dessins des livres d’avant les années 70 ont beaucoup de mal à passer avec moi.

Bref, pas que de bon mais pas que du mauvais non plus. Je suis contente d’avoir pu l’emprunter plutôt que de l’acheter !

Auteurs : Julia Eceleshare, Quentin Blake

Commencé le : 24/02/2018

Terminé le : 28/02/2018

Edition : Flammarion

Genre : Non fiction, pratique

Pages : 960

Sorti le : 22/09/2010

Note : 3/5

Brigitte Giraud – Un loup pour l’homme

Vous savez comme j’aime découvrir l’Histoire avec un grand H à travers les petites histoires individuelles. Et c’est exactement ce que nous propose Brigitte Giraud avec ce roman.

On accompagne un jeune couple dans cette aventure. Il y a Antoine, jeune homme sensible et plutôt gringalet qui va être appelé en Algérie en 1960 en tant qu’infirmier dans un hôpital militaire. Et Lila, têtue et fort débrouillarde, qui vient d’apprendre sa grossesse. Ils ont deux caractères différents mais un amour infini les habite. Je les ai trouvé très touchants et surtout très justes. Leur pudeur à ne pas dévoiler leurs émotions effroyables m’a touchée.

Outre l’aspect émotionnel, j’ai aimé découvrir l’Algérie à travers les yeux de ces personnages.  A travers ces scènes du quotidien, on ressent tout l’amour de l’autrice pour son pays natal.
L’écriture est belle, tendre, tellement adaptée à ce récit qui, bien qu’il évoque des horreurs, est rempli de douceur et d’une certaine joie de vivre.

J’ai reçu ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire. Et assez tardivement  ! Du coup, je craignais de ne pas rendre ma chronique à temps. Et finalement que de facilité que ce soit dans la lecture  (en 2 jours) ou dans l’écriture de cet article.

Ce n’est peut être pas le roman le plus extraordinaire de cette rentrée littéraire mais c’est définitivement un petit bijou.

Découvrez les autres chroniques d’Un loup pour l’homme ou sur les autres livres des matchs de la rentrée littéraire de Priceminister grâce au hashtag #MRL17

Escale : 51/+75 : Sidi Bel Abbès, Algérie

Auteur : Brigitte Giraud

Titre : Un loup pour l’homme

Edition : Flammarion

Genre : Historique

Pages : 245

D’autres avis : Le blog de Mimi, Alex Mot-à-mots