Brigitte Giraud – Un loup pour l’homme

Vous savez comme j’aime découvrir l’Histoire avec un grand H à travers les petites histoires individuelles. Et c’est exactement ce que nous propose Brigitte Giraud avec ce roman.

On accompagne un jeune couple dans cette aventure. Il y a Antoine, jeune homme sensible et plutôt gringalet qui va être appelé en Algérie en 1960 en tant qu’infirmier dans un hôpital militaire. Et Lila, têtue et fort débrouillarde, qui vient d’apprendre sa grossesse. Ils ont deux caractères différents mais un amour infini les habite. Je les ai trouvé très touchants et surtout très justes. Leur pudeur à ne pas dévoiler leurs émotions effroyables m’a touchée.

Outre l’aspect émotionnel, j’ai aimé découvrir l’Algérie à travers les yeux de ces personnages.  A travers ces scènes du quotidien, on ressent tout l’amour de l’autrice pour son pays natal.
L’écriture est belle, tendre, tellement adaptée à ce récit qui, bien qu’il évoque des horreurs, est rempli de douceur et d’une certaine joie de vivre.

J’ai reçu ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire. Et assez tardivement  ! Du coup, je craignais de ne pas rendre ma chronique à temps. Et finalement que de facilité que ce soit dans la lecture  (en 2 jours) ou dans l’écriture de cet article.

Ce n’est peut être pas le roman le plus extraordinaire de cette rentrée littéraire mais c’est définitivement un petit bijou.

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Auteur : Brigitte Giraud

Titre : Un loup pour l’homme

Edition : Flammarion

Genre : Historique

Pages : 245

D’autres avis : Le blog de Mimi, Alex Mot-à-mots

Maya Snow – Deux soeurs, un destin, tome 1 : Trahison

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J’ai découvert cette nouvelle saga jeunesse grâce à la Masse Critique de Babelio. J’ai directement été charmée en voyant cette couverture si poétique. Et puis ça se passe au Japon, un argument imparable pour moi !

Mais de quoi ça parle ? Hé bien de deux soeurs Kimi et Hana qui vont vivre un moment très douloureux dans leur vie : trois membres de leur famille vont mourir sous la lame d’un homme qu’elles connaissaient et appréciaient. Dans leur fuite pour éviter le même sort, elles vont arriver au dojo en se faisant passer pour des paysans. L’école étant pleine, elles ne peuvent pas devenir élèves et s’enrôlent donc en tant que serviteurs. Mais elles ont la chance de pouvoir assister à certains cours et leur pratique des arts martiaux s’améliorent. Elles peuvent dès leur préparer leur vengeance…

Maya Snow sait captiver son lecteur. L’intrigue n’est pas des plus originales, il faut bien l’avouer mais pourtant, j’ai bien apprécié suivre l’évolution de Kimi et Hana. Ce sont deux jeunes filles attachantes avec des caractères assez différents bien qu’elles partagent le même courage, la même détermination. J’ai aimé les voir si unies malgré leurs différences. Ce sont deux personnes humbles qu’on apprécie très facilement. J’avais vraiment envie de savoir si elles parviendraient à venger leur famille. L’apprentissage fut également un bon moment de lecture. J’ai aimé découvrir qu’il ne consistait pas uniquement à apprendre quelques figures mais qu’on y apprend également la méditation ou la calligraphie.

Le style de Maya Snow est accessible pour tous. L’auteure décrit le Japon féodal avec des mots aisés. Les combats et les techniques sont expliqués clairement. Quelques mots de japonais sont également utilisés. C’est vraiment parfait pour s’imprégner de la culture de ce pays en somme.

Bref, ce premier tome de Deux soeurs, un destin est fort plaisant et divertissant. Il plaira aux jeunes lecteurs (à partir de 10 ans, je dirais). Je lirai la suite avec grand plaisir.

Auteur : Maya Snow

Titre : Deux soeurs, un destin, tome 1 : Trahison

Edition : Flammarion

Genre : Jeunesse, historique

Pages : 288

D’autres avis : LivresAdos, Clarabel, Adam et Ender, Krokette, Les petits bouquins

Alain Surget – La septième fille du diable, tome 1 : La prophétie

Mon avis :

Nous sommes à Guernesey en 1337. Lésia a 15 ans et voit son père se disputer avec le bailli de la région qui veut lui racheter sa terre. Lésia décide de l’aider à contrer ce puissant homme.

Mon avis risque de ne pas être piqué des vers mais je suis extrêmement déçue de cette lecture. L’histoire en elle-même a quelques bons ingrédients même si elle est un peu banale. Alain Surget fait le pari d’employer un vocabulaire très médiéval pour nous plonger dans cette histoire. C’est tout à son honneur même si cela empêche la lecture d’être fluide.

J’ai trouvé les personnages froids et distants. Ils sont tous calculateurs je n’ai vraiment pas su les apprécier. J’étais totalement en dehors du récit. Leur destinée ne m’importait pas. Même l’histoire d’amour qu’on nous propose est un marché entre les deux partenaires.

Mais ce qui m’a définitivement gâché ma lecture est l’édition. La quatrième de couverture est constitué d’un extrait et d’un court résumé. Sauf que l’extrait en question est le dernier paragraphe de tout le livre et que le résumé est tellement complet que la dernière phrase de celui-ci relate un événement qui se déroule à la page 182 (pour un livre qui en fait 202 !). Alloooooo ?! Une quatrième de couverture est censé nous donner envie de lire le livre, non ? Pas de nous dévoiler la fin ! Résultat, je savais exactement ce qui allait se passer, tout était couru d’avance et je me suis ennuyée évidemment.

Le seul point positif à ce livre est le dernier chapitre vu qu’il n’est pas mentionné dans le résumé. J’ai vraiment pu profiter de ce court moment inédit, surtout qu’il est passionnant. Ah oui et l’illustration de couverture est aussi magnifique.

En conclusion, ce livre est une terrible déception. Je ne pense pas lire la suite, ce qui est vraiment dommage car le thème m’inspirait beaucoup. Mais voilà, j’ai comme l’impression qu’on s’est foutu de ma gueule… Heureusement que ce n’était qu’un emprunt !

1 sur 5

Le petit plus : L’illustration de couverture signée Rebecca Dautremer.

Et ça commence ainsi :

« Lésia cesse de respirer, saisie d’étonnement. Qu’est-ce qui court là-bas, en milliers d’éclats sur la lande ? Des elfes de lumière ? Des Faeux Bélengiers à la chevelure enflammée ? … Elle veut s’enfuir mais les feux se précisent : ce sont des torches ! »

Auteur : Alain Surget

Titre : La septième fille du diable, tome 1 : La prophétie

Édition : Flammarion

Genre : Jeunesse, fantastique, historique

Pages : 202

Christine Féret-Fleury – Chaân, tome 3 : La montagne du destin

C’est ici que l’aventure de Chaân se termine. La fin est-elle à la hauteur de la série ?

Mon résumé:

Le village est à nouveau réuni. Chaân et Lûn ont su se réintégrer. Maintenant que Chaân est une jeune fille, elle doit se choisir un compagnon et là, tout se complique…

Mon avis:

Ce dernier tome est mon préféré. La vie est un peu plus facile au village et on passe à des choses plus légères. Chaân hésite entre deux jeunes hommes, deux destinées…

Ce tome est dans la lignée des précédents. Le style est toujours agréable, l’histoire est remplie de rebondissements. Bref, lire Chaân est un vrai moment de détente pour les petits et les grands.

La fin est tout à fait à la hauteur de la trilogie. L’idée qui m’est venu en refermant le livre était « La boucle est bouclée ! ». J’aime le moment où je termine une saga. Je suis à la fois triste de quitter un univers mais aussi impatiente de pouvoir me lancer dans d’autres séries palpitantes !

Difficile de dire plus sans spoiler, si vous avez aimé le premier tome ,n’hésitez pas à continuer cette série ;). Je vais maintenant me pencher sur les autres romans de l’auteure. J’espère être agréablement surprise !

3 sur 5

Auteur: Christine Féret-Fleury

Titre: Chaân, tome 3 : La montagne du destin

Édition: Flammarion

Genre: Jeunesse, historique

Pages: 148

Christine Féret-Fleury – Chaân, tome 2 : La caverne des trois soleils

J’ai rencontré Châan, dans le premier tome Chaân la rebelle. Rappelez-vous… Mon billet est ici.

Mon résumé:

On avait quitté Chaân en fâcheuse posture. Durant ce tome, Chaân et Lûn vont essayer de survire… et feront d’étranges rencontres.

Mon avis:

Je suis ravie de retrouver Chaân ! Ce tome-ci est très différent du précédent. La survie est vraiment une question quotidienne pour les deux adolescentes. Christine Féret-Fleury arrive parfaitement à renouveler cette histoire en y incorporant de nouveaux éléments.

On s’attache de plus en plus à nos deux héroïnes marginales Chaân et Lûn. On suit leur évolution et la maturité qui les gagne peu à peu. L’immersion dans la préhistoire est toujours aussi géniale et facile. On s’attarde toujours autant sur la chasse mais aussi sur la cueillète et on parle même d’élevage dans ce tome !

Le style est toujours aussi agréable. Bref, cette première lecture pour mon RAT a été vraiment plaisante. Je ne regrette vraiment pas de l’avoir choisi. Les tomes de Chaân sont des récits courts et rythmés. C’est une parfaite lecture plaisante, sans être niaise.

Si vous avez un enfant ou un adolescent qui s’intéresse à cette période, offrez lui tout de suite cette trilogie. Vous ne le regretterez pas :).

J’ai enchainé avec le troisième et dernier tome… Mon avis ici.

4 sur 5

Auteur: Christine Féret-Fleury

Titre: Chaân, tome 2 : La caverne des trois soleils

Édition: Flamarion

Genre: Jeunesse, historique

Pages: 175