Michael Uras – La maison à droite de celle de ma grand-mère

La maison à droite de celle de ma grand-mère est rouge, celle de gauche est bleue. Celle qui se trouve en face de la porte d’entrée est jaune. La nôtre est verte. Traverser la rue, c’est passer par toutes les nuances du spectre. Une plongée dans l’arc-en-ciel. Rien n’est plus coloré que notre espace vital, rien ne semble plus joyeux que notre village. Sauf que les gens ont les cheveux mal coiffés, les dents mal plantées et les habits usés.

Giacomo retourne dans son village natal en Sardaigne car sa grand-mère est mourante. Il a une relation d’amour/haine envers son île. Quand il n’y est pas, elle lui manque et quand il y vit, il s’ennuie à mourir. Mais cette fois-ci, il n’aura pas le temps de flâner ! Son éditeur lui a demandé une traduction d’une version inédite de Moby Dick. Et puis il y a tout une galerie de personnages qui gravite autour de Giacomo. La pétillante Nonna, sa mère qui fait des mélodrames, son père si taiseux, son meilleur ami pas gâté par la vie et le Capitaine, un ancien militaire.

J’ai particulièrement aimé cette chronique familiale. Les personnages sont touchants. Et puis quel décor : la Sardaigne, les maisons colorées, la mer émeraude. On a envie de prendre un billet d’avion tout de suite !

J’ai aussi apprécié la passion de Giacomo pour la lecture et son métier de traducteur. J’ai noté quelques titres d’ailleurs ! Même si son histoire peut paraître banal, j’ai trouvé Giacomo très touchant même si c’est un solitaire. Il a aussi tendance à heurter ses proches sans le faire exprès, parce qu’il est un peu à l’ouest. Il me rappelle moi en quelque sorte !

Le style de Michael Uras est agréable. On a vraiment l’impression de lire les anecdotes de Giacomo. Même si l’intrigue peut souffrir d’une certaine lenteur, je trouve que le voyage en vaut largement la peine : il faut se laisser flotter !

Bref, La maison à droite de celle de ma grand-mère pourrait parfaitement faire une bonne lecture d’été, surtout avec sa jolie couverture colorée !

Escale 55/+75 : Sardaigne, Italie

Sortie prévue le 28 février 2018.

Auteur : Michael Uras

Titre : La maison à droite de celle de ma grand-mère

Edition : Préludes

Genre : Contemporain

Pages : 317

D’autres avis : Une femme et des livres

Bella Pollen – L’été de l’ours

J’avais repéré ce livre il y a bien longtemps et je l’ai finalement trouvé d’occasion. Je trouve que la couverture ne correspond pas du tout à l’histoire. Cet ours rose fluo n’a finalement rien à voir avec l’histoire douce-amère que nous a concocté Bella Pollen.

Partez donc à la découverte de la famille Flemming avec moi ! Il y a d’abord le père, Nikky, un diplomate anglais, qui vient tout juste de décéder et que tout le monde prend pour un traître, la mère Letty, qui tente de garder la tête froide face à tous ces événements et les 3 enfants : Georgie, une jeune adolescente avec tous les problèmes de cet âge, Alba, continuellement en colère et le petit Jamie, hypersensible et avec un léger handicap mental.

Toutes ces personnes ont des manières tout à fait différentes de vivre le deuil de leur père/mari. On alterne les points de vue dans cet ouvrage et j’ai trouvé cela très intéressant. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre Alba, qui a tellement de violence en elle et surtout pour son petit frère. J’aurais aimé qu’on creuse davantage son mal être, son caractère. Le petit Jamie est touchant par son imagination débordante. Georgie tente d’être le lien entre ses cadets et sa mère. Et Letty enfin, qui fait ce qu’elle peut pour subvenir aux besoins de ses enfants sans sombrer. Je me suis énormément identifiée à Letty, je pense que je pense que je serai dans le même état qu’elle si j’avais vécu la même situation.

Et autre atout de ce roman, il se passe dans les Hébrides extérieures en Ecosse. Du coup, dépaysement garanti ! Mais je regrette tout de même la lenteur de l’intrigue, j’avoue avoir sauter quelques pages quand je trouvais que ça n’avançait pas assez vite.

Néanmoins, je trouve que c’est une lecture intéressante sur les relations familiales.

 Escale : 49/+75 : Les Hébrides extérieures, Ecosse

Auteur : Bella Pollen

Titre : L’été de l’ours

Edition : Belfond

Genre : Contemporain

Pages : 403

D’autres avis : Argali, Belledenuit

Matteo Bussola – Nuits blanches & gros câlins

Aujourd’hui, je vous parle d’un très joli petit livre, le journal de bord d’un papa de 3 filles. C’est un livre plein de tendresse et d’amour d’un père envers ses enfants.

Le contenu, c’est donc une série d’anecdotes que nous raconte Matteo Bussola sur sa famille. Il y a des marrantes, des touchantes, des surprenantes. Bref, un joli cocktail ! C’est un petit livre tout simple au final mais qui ravira les papas.

Le style utilisé est assez familier. On a vraiment l’impression de lire les notes que peut écrire un parent sur les péripéties et les bons mots de ses enfants.

J’aime aussi beaucoup la couverture avec cette famille d’ours polaire.

Une jolie parenthèse en somme !

Auteur : Matteo Bussola

Titre : Nuits blanches et gros câlins

Edition : Kero

Genre : Contemporain

Pages : 252

Frédérique Deghelt – La grand-mère de Jade

Oulah déjà un mois sans publication ! Ca ne va pas du tout. Et pourtant, j’ai lu quelques livres depuis. Dont celui-ci : La grand-mère de Jade qui traînait depuis longtemps dans la PAL.

J’ai vraiment adoré cette histoire qui parle de la relation d’une grand-mère et de sa petite fille. Mamoune est vraiment géniale, une mamie qu’on aimerait tous avoir. J’ai aimé sa fraîcheur, son goût pour la lecture, sa vie simple et son amour pour sa famille. J’ai aussi aimé Jade, cette jeune femme parisienne, journaliste, sûre d’elle, qui peut au premier abord paraître à l’opposée de sa savoyarde et campagnarde grand-mère mais qui ont pourtant beaucoup en commun.

Le style de Frédérique Deghelt est fluide et agréable. J’ai lu ce livre en quelques heures seulement et avec grand plaisir !

Seul bémol, et pourtant quel bémol, l’épilogue m’a tout simplement donné envie de jeter le livre par la fenêtre. Je déteste ce genre de fin ! Je trouve ça trop facile, comme si l’auteure se foutait un peu des lecteurs.

Bref, déçue par cette fin, ce livre ne sera pas un coup de coeur mais j’ai tout de même vraiment aimé cette lecture.

Auteur : Frédérique Deghelt

Titre : La grand-mère de Jade

Edition : J’ai lu

Genre : Contemporain

Pages : 282

D’autres avis : Carolivre, Sphérolivres

Delphine de Vigan – Rien ne s’oppose à la nuit

rien ne s'oppose à la nuit

Rien ne s’oppose à la nuit raconte l’histoire de Lucille, la mère de Delphine de Vigan. L’auteure tente d’écrire la biographie de sa mère avec justesse mais elle n’hésite pas également à nous parler de ses réflexions, de ce qui la pousse à vouloir nous raconter son histoire.

C’est grâce à ce livre que je découvre la plume de cette écrivaine et je suis vraiment sous le charme. J’ai été très rapidement envoûtée par la vie peu banale de Lucile. Delphine de Vigan arrive vraiment à retranscrire le charme et également le caractère changeant de sa mère.

J’ai trouvé ce récit très sincère, l’auteure ne cherchant pas à nous présenter sa mère sous un meilleur ou plus mauvais jour que ce qu’elle n’était réellement. Cela n’a pas dû être facile vu l’enfance de l’auteure et ses sentiments ambivalents envers celle qui lui a donné la vie.

Lucille n’a pas eu une vie très palpitante mais on ne peut nier la singularité de son destin. Du début à la fin, j’étais vraiment fascinée par cette femme me demandant bien ce qui allait lui arriver malgré que l’on sache l’épilogue depuis le début.

Bref, c’est vraiment une histoire qui m’a marquée et  je ne peux que vous le recommandez chaudement si vous vous intéressez aux secrets de famille ou à la relation mère-fille.

Pour ma part, je vais lire « D’après une histoire vraie » qui peut être considéré comme la suite mais je compte bien également découvrir les autres écrits de Delphine de Vigan car j’ai beaucoup apprécié sa plume.

Auteur : Delphine de Vigan

Titre : Rien ne s’oppose à la nuit

Edition : Le livre de poche

Genre : Biographie

Pages : 408

D’autres avis : Pauline, Hajar, Aniouchka, Hylyirio