Delphine de Vigan – Rien ne s’oppose à la nuit

rien ne s'oppose à la nuit

Rien ne s’oppose à la nuit raconte l’histoire de Lucille, la mère de Delphine de Vigan. L’auteure tente d’écrire la biographie de sa mère avec justesse mais elle n’hésite pas également à nous parler de ses réflexions, de ce qui la pousse à vouloir nous raconter son histoire.

C’est grâce à ce livre que je découvre la plume de cette écrivaine et je suis vraiment sous le charme. J’ai été très rapidement envoûtée par la vie peu banale de Lucile. Delphine de Vigan arrive vraiment à retranscrire le charme et également le caractère changeant de sa mère.

J’ai trouvé ce récit très sincère, l’auteure ne cherchant pas à nous présenter sa mère sous un meilleur ou plus mauvais jour que ce qu’elle n’était réellement. Cela n’a pas dû être facile vu l’enfance de l’auteure et ses sentiments ambivalents envers celle qui lui a donné la vie.

Lucille n’a pas eu une vie très palpitante mais on ne peut nier la singularité de son destin. Du début à la fin, j’étais vraiment fascinée par cette femme me demandant bien ce qui allait lui arriver malgré que l’on sache l’épilogue depuis le début.

Bref, c’est vraiment une histoire qui m’a marquée et  je ne peux que vous le recommandez chaudement si vous vous intéressez aux secrets de famille ou à la relation mère-fille.

Pour ma part, je vais lire « D’après une histoire vraie » qui peut être considéré comme la suite mais je compte bien également découvrir les autres écrits de Delphine de Vigan car j’ai beaucoup apprécié sa plume.

Auteur : Delphine de Vigan

Titre : Rien ne s’oppose à la nuit

Edition : Le livre de poche

Genre : Biographie

Pages : 408

D’autres avis : Pauline, Hajar, Aniouchka, Hylyirio

Gabriel Garcia Marquez – Cent ans de solitude

Cent ans de solitude

Cent ans de solitude est le genre de livre culte qui fait un peu peur. C’est finalement en entendant parler quelques grands écrivains dans La grande librairie que j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Et j’ai bien fait !

Car ce roman est un chef d’oeuvre et ce n’est qu’à la toute fin que cette révélation s’est faite chez moi. Il est vrai que je suis rentrée très facilement dans l’intrigue. J’ai aimé suivre les générations de Buendia qui se succédaient. Tous sont attachants mais aussi un peu fous. Cela part du couple originel : Ursula et José Arcadio et de leurs deux fils José Arcadio et Aureliano.

Autant vous dévoiler directement ce qui fait un peu peur dans le récit : les prénoms se transmettent au fil des générations comme c’est souvent le cas dans les familles latinos. Il y aura donc plusieurs José Arcadio, Aureliano, Ursula, Amaranta, etc. Certains trouvent cela déstabilisant. Vous trouverez même des arbres généalogiques sur le net pour mieux vous repérer. Moi, je n’en ai pas eu besoin car je trouve qu’on reconnait facilement de qui on parle. Il y a également quelques surnoms pour les différentier au cas où. Ce qui est également perturbant est que les personnages qui portent le même prénom aient le même caractère. Moi, je trouve ça très beau, cela montre l’héritage de cette famille.

Cent ans de solitude est avant tout une grande épopée, celle que vit la Colombie entre le milieu du XIXème siècle et le milieu XXème siècle. C’est celle des nombreux changements que cette époque apporte, des rêves et des espoirs que l’époque nourrit ou fait retomber en poussière. Avec ce roman, on est véritablement au sein de la Colombie, de ses traditions et de ses superstitions, de ses guerres aussi. Juste pour cet aspect-là, je vous conseillerai ce livre.

Mais ce n’est pas tout. Je ne sais pas comment l’auteur fait mais il arrive à nous montrer la solitude qui habite chacun des membres de cette lignée alors qu’ils ne vivent jamais seuls et que de nombreuses fêtes se déroulent au village de Macondo. C’est comme si je ressentais ce qu’éprouvait chacun de ses individus. Certains reprocheront probablement au roman de ne pas approfondir les personnages. Ce n’est pas mon cas. Encore une fois, c’est un mystère pour moi mais Gabriel Garcia Marquez arrive à nous attacher à la famille dans son ensemble et non à un membre en particulier.

Ce livre est tout simplement grandiose et je vous recommande vivement de le découvrir. Néanmoins, il n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains car Cent ans de solitude est un roman complètement dingue où se côtoient les guerres, les religions, la magie, l’inceste, la pornographie et la zoophilie. Pour moi, ce livre fut une bonne grosse claque !

Auteur : Gabriel Garcia Marquez

Titre : Cent ans de solitude

Edition : Points

Genre : Classique, historique

Pages : 460

Challenge des globe-readers

Escale : 37/+75 : Colombie

Didier van Cauwelaert – L’éducation d’une fée

l'éducation d'une fée

Après ma déception avec Un aller simple du même auteur, j’ai décidé de retenter l’expérience avec un livre dont le pitch m’intéressait plus. Dans l’Education d’une fée, on fait donc la connaissance de Nicolas, un homme tombé amoureux d’une femme et de son jeune garçon et de César, une jeune irakienne qui travaille à la caisse d’un supermarché.

La situation de Nicolas n’est pas joyeuse. Sa femme, Ingrid a envie de le quitter et pourtant elle semble encore l’aimer. Au milieu de tout ça, il y a Raoul, pas encore vraiment un ado mais plus tout à fait un enfant qui veut tenter de sauver ce mariage entre sa maman et celui qu’il considère désormais comme son père. Ingrid reste très mystérieuse pendant tout le roman mais on comprendra aisément les raisons qui la poussent à rejeter son mari tellement cette situation a déjà été traitée souvent dans la fiction. Aucune surprise à ce niveau.

Le point positif reste ce petit côté « féérique » que nous offre ici Didier van Cauwelaert avec la présente de César, un personnage que j’ai trouvé vraiment agréable à suivre et que j’aurais aimé plus découvrir.

C’est donc un roman qui se lit bien, plutôt agréable que ce soit dans l’intrigue ou dans le style mais dont je ne pense pas garder un grand souvenir car il manque tout de même de cachet. Mais il m’a permis de me réconcilier avec les écrits de Didier van Cauwelaert, c’est déjà ça !

Auteur : Didier van Cauwelaert

Titre : L’Education d’une fée

Edition : Le livre de poche

Genre : Contemporain

Pages : 222

D’autres avis : Missmolko, Cajou

Maya Snow – Deux soeurs, un destin, tome 1 : Trahison

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J’ai découvert cette nouvelle saga jeunesse grâce à la Masse Critique de Babelio. J’ai directement été charmée en voyant cette couverture si poétique. Et puis ça se passe au Japon, un argument imparable pour moi !

Mais de quoi ça parle ? Hé bien de deux soeurs Kimi et Hana qui vont vivre un moment très douloureux dans leur vie : trois membres de leur famille vont mourir sous la lame d’un homme qu’elles connaissaient et appréciaient. Dans leur fuite pour éviter le même sort, elles vont arriver au dojo en se faisant passer pour des paysans. L’école étant pleine, elles ne peuvent pas devenir élèves et s’enrôlent donc en tant que serviteurs. Mais elles ont la chance de pouvoir assister à certains cours et leur pratique des arts martiaux s’améliorent. Elles peuvent dès leur préparer leur vengeance…

Maya Snow sait captiver son lecteur. L’intrigue n’est pas des plus originales, il faut bien l’avouer mais pourtant, j’ai bien apprécié suivre l’évolution de Kimi et Hana. Ce sont deux jeunes filles attachantes avec des caractères assez différents bien qu’elles partagent le même courage, la même détermination. J’ai aimé les voir si unies malgré leurs différences. Ce sont deux personnes humbles qu’on apprécie très facilement. J’avais vraiment envie de savoir si elles parviendraient à venger leur famille. L’apprentissage fut également un bon moment de lecture. J’ai aimé découvrir qu’il ne consistait pas uniquement à apprendre quelques figures mais qu’on y apprend également la méditation ou la calligraphie.

Le style de Maya Snow est accessible pour tous. L’auteure décrit le Japon féodal avec des mots aisés. Les combats et les techniques sont expliqués clairement. Quelques mots de japonais sont également utilisés. C’est vraiment parfait pour s’imprégner de la culture de ce pays en somme.

Bref, ce premier tome de Deux soeurs, un destin est fort plaisant et divertissant. Il plaira aux jeunes lecteurs (à partir de 10 ans, je dirais). Je lirai la suite avec grand plaisir.

Auteur : Maya Snow

Titre : Deux soeurs, un destin, tome 1 : Trahison

Edition : Flammarion

Genre : Jeunesse, historique

Pages : 288

D’autres avis : LivresAdos, Clarabel, Adam et Ender, Krokette, Les petits bouquins

Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est typiquement le genre de livres qui traverse les âges et sait toucher toutes les générations. Et je serai bien en peine de vous expliquer pourquoi cette histoire arrive à séduire autant de gens -mois compris-.

Dans ce roman, on suit donc la jeune Scout et son grand frère Jem qui vont assister à un procès un peu spécial : leur père Atticus est chargé de défendre un jeune homme noir accusé de viol. Dans l’Amérique des années 30, défendre un homme de couleur est très mal vu.

Je me suis immédiatement attachée à Scout qui nous ramène irrémédiablement vers les petits tracas de notre enfance. J’aime sa naïveté, sa fraîcheur, son caractère fougueux et son comportement de « garçon manqué ». J’aime égalment Jem son grand frère qui sort peu à peu de l’enfance et qui tente de se responsabiliser. J’apprécie également Atticus, le père de cette petite tribu et qui prend très à coeur son rôle d’avocat. Le secret est peut-être là au fond : on s’attache profondément à la famille Finch.

Mais le contexte joue également un grand rôle. Cette affaire judiciaire en plein milieu des années 30 nous rappelle que bien que l’esclavage soit aboli, la place des Noirs aux Etats-Unis est encore précaire et il semble encore inimaginable de faire gagner un Noir contre un Blanc. C’est très intéressant de suivre cette histoire depuis les yeux des enfants qui n’ont pas encore pu être influencés par les clichés et l’influence des adultes envers les personnes différentes.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est l’unique roman d’Harper Lee. On pourrait le regretter tellement cette histoire est un vrai chef-d’oeuvre mais je comprends sa décision : il aurait été très difficile de faire mieux. Je vous conseille donc de lire ce roman si ce n’est pas encore fait. C’est une histoire touchante qui saura réveiller l’enfant au fond de vous.

Auteur : Harper Lee

Titre : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Edition : Le livre de poche

Genre : Historique, Classique, Drame

Pages : 447

D’autres avis : Frankie, Nathalie, Ikebukuro, Hajar, Tomisika