Matteo Bussola – Nuits blanches & gros câlins

Aujourd’hui, je vous parle d’un très joli petit livre, le journal de bord d’un papa de 3 filles. C’est un livre plein de tendresse et d’amour d’un père envers ses enfants.

Le contenu, c’est donc une série d’anecdotes que nous raconte Matteo Bussola sur sa famille. Il y a des marrantes, des touchantes, des surprenantes. Bref, un joli cocktail ! C’est un petit livre tout simple au final mais qui ravira les papas.

Le style utilisé est assez familier. On a vraiment l’impression de lire les notes que peut écrire un parent sur les péripéties et les bons mots de ses enfants.

J’aime aussi beaucoup la couverture avec cette famille d’ours polaire.

Une jolie parenthèse en somme !

Auteur : Matteo Bussola

Titre : Nuits blanches et gros câlins

Edition : Kero

Genre : Contemporain

Pages : 252

Frédérique Deghelt – La grand-mère de Jade

Oulah déjà un mois sans publication ! Ca ne va pas du tout. Et pourtant, j’ai lu quelques livres depuis. Dont celui-ci : La grand-mère de Jade qui traînait depuis longtemps dans la PAL.

J’ai vraiment adoré cette histoire qui parle de la relation d’une grand-mère et de sa petite fille. Mamoune est vraiment géniale, une mamie qu’on aimerait tous avoir. J’ai aimé sa fraîcheur, son goût pour la lecture, sa vie simple et son amour pour sa famille. J’ai aussi aimé Jade, cette jeune femme parisienne, journaliste, sûre d’elle, qui peut au premier abord paraître à l’opposée de sa savoyarde et campagnarde grand-mère mais qui ont pourtant beaucoup en commun.

Le style de Frédérique Deghelt est fluide et agréable. J’ai lu ce livre en quelques heures seulement et avec grand plaisir !

Seul bémol, et pourtant quel bémol, l’épilogue m’a tout simplement donné envie de jeter le livre par la fenêtre. Je déteste ce genre de fin ! Je trouve ça trop facile, comme si l’auteure se foutait un peu des lecteurs.

Bref, déçue par cette fin, ce livre ne sera pas un coup de coeur mais j’ai tout de même vraiment aimé cette lecture.

Auteur : Frédérique Deghelt

Titre : La grand-mère de Jade

Edition : J’ai lu

Genre : Contemporain

Pages : 282

D’autres avis : Carolivre, Sphérolivres

Delphine de Vigan – Rien ne s’oppose à la nuit

rien ne s'oppose à la nuit

Rien ne s’oppose à la nuit raconte l’histoire de Lucille, la mère de Delphine de Vigan. L’auteure tente d’écrire la biographie de sa mère avec justesse mais elle n’hésite pas également à nous parler de ses réflexions, de ce qui la pousse à vouloir nous raconter son histoire.

C’est grâce à ce livre que je découvre la plume de cette écrivaine et je suis vraiment sous le charme. J’ai été très rapidement envoûtée par la vie peu banale de Lucile. Delphine de Vigan arrive vraiment à retranscrire le charme et également le caractère changeant de sa mère.

J’ai trouvé ce récit très sincère, l’auteure ne cherchant pas à nous présenter sa mère sous un meilleur ou plus mauvais jour que ce qu’elle n’était réellement. Cela n’a pas dû être facile vu l’enfance de l’auteure et ses sentiments ambivalents envers celle qui lui a donné la vie.

Lucille n’a pas eu une vie très palpitante mais on ne peut nier la singularité de son destin. Du début à la fin, j’étais vraiment fascinée par cette femme me demandant bien ce qui allait lui arriver malgré que l’on sache l’épilogue depuis le début.

Bref, c’est vraiment une histoire qui m’a marquée et  je ne peux que vous le recommandez chaudement si vous vous intéressez aux secrets de famille ou à la relation mère-fille.

Pour ma part, je vais lire « D’après une histoire vraie » qui peut être considéré comme la suite mais je compte bien également découvrir les autres écrits de Delphine de Vigan car j’ai beaucoup apprécié sa plume.

Auteur : Delphine de Vigan

Titre : Rien ne s’oppose à la nuit

Edition : Le livre de poche

Genre : Biographie

Pages : 408

D’autres avis : Pauline, Hajar, Aniouchka, Hylyirio

Gabriel Garcia Marquez – Cent ans de solitude

Cent ans de solitude

Cent ans de solitude est le genre de livre culte qui fait un peu peur. C’est finalement en entendant parler quelques grands écrivains dans La grande librairie que j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Et j’ai bien fait !

Car ce roman est un chef d’oeuvre et ce n’est qu’à la toute fin que cette révélation s’est faite chez moi. Il est vrai que je suis rentrée très facilement dans l’intrigue. J’ai aimé suivre les générations de Buendia qui se succédaient. Tous sont attachants mais aussi un peu fous. Cela part du couple originel : Ursula et José Arcadio et de leurs deux fils José Arcadio et Aureliano.

Autant vous dévoiler directement ce qui fait un peu peur dans le récit : les prénoms se transmettent au fil des générations comme c’est souvent le cas dans les familles latinos. Il y aura donc plusieurs José Arcadio, Aureliano, Ursula, Amaranta, etc. Certains trouvent cela déstabilisant. Vous trouverez même des arbres généalogiques sur le net pour mieux vous repérer. Moi, je n’en ai pas eu besoin car je trouve qu’on reconnait facilement de qui on parle. Il y a également quelques surnoms pour les différentier au cas où. Ce qui est également perturbant est que les personnages qui portent le même prénom aient le même caractère. Moi, je trouve ça très beau, cela montre l’héritage de cette famille.

Cent ans de solitude est avant tout une grande épopée, celle que vit la Colombie entre le milieu du XIXème siècle et le milieu XXème siècle. C’est celle des nombreux changements que cette époque apporte, des rêves et des espoirs que l’époque nourrit ou fait retomber en poussière. Avec ce roman, on est véritablement au sein de la Colombie, de ses traditions et de ses superstitions, de ses guerres aussi. Juste pour cet aspect-là, je vous conseillerai ce livre.

Mais ce n’est pas tout. Je ne sais pas comment l’auteur fait mais il arrive à nous montrer la solitude qui habite chacun des membres de cette lignée alors qu’ils ne vivent jamais seuls et que de nombreuses fêtes se déroulent au village de Macondo. C’est comme si je ressentais ce qu’éprouvait chacun de ses individus. Certains reprocheront probablement au roman de ne pas approfondir les personnages. Ce n’est pas mon cas. Encore une fois, c’est un mystère pour moi mais Gabriel Garcia Marquez arrive à nous attacher à la famille dans son ensemble et non à un membre en particulier.

Ce livre est tout simplement grandiose et je vous recommande vivement de le découvrir. Néanmoins, il n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains car Cent ans de solitude est un roman complètement dingue où se côtoient les guerres, les religions, la magie, l’inceste, la pornographie et la zoophilie. Pour moi, ce livre fut une bonne grosse claque !

Auteur : Gabriel Garcia Marquez

Titre : Cent ans de solitude

Edition : Points

Genre : Classique, historique

Pages : 460

Challenge des globe-readers

Escale : 37/+75 : Colombie

Didier van Cauwelaert – L’éducation d’une fée

l'éducation d'une fée

Après ma déception avec Un aller simple du même auteur, j’ai décidé de retenter l’expérience avec un livre dont le pitch m’intéressait plus. Dans l’Education d’une fée, on fait donc la connaissance de Nicolas, un homme tombé amoureux d’une femme et de son jeune garçon et de César, une jeune irakienne qui travaille à la caisse d’un supermarché.

La situation de Nicolas n’est pas joyeuse. Sa femme, Ingrid a envie de le quitter et pourtant elle semble encore l’aimer. Au milieu de tout ça, il y a Raoul, pas encore vraiment un ado mais plus tout à fait un enfant qui veut tenter de sauver ce mariage entre sa maman et celui qu’il considère désormais comme son père. Ingrid reste très mystérieuse pendant tout le roman mais on comprendra aisément les raisons qui la poussent à rejeter son mari tellement cette situation a déjà été traitée souvent dans la fiction. Aucune surprise à ce niveau.

Le point positif reste ce petit côté « féérique » que nous offre ici Didier van Cauwelaert avec la présente de César, un personnage que j’ai trouvé vraiment agréable à suivre et que j’aurais aimé plus découvrir.

C’est donc un roman qui se lit bien, plutôt agréable que ce soit dans l’intrigue ou dans le style mais dont je ne pense pas garder un grand souvenir car il manque tout de même de cachet. Mais il m’a permis de me réconcilier avec les écrits de Didier van Cauwelaert, c’est déjà ça !

Auteur : Didier van Cauwelaert

Titre : L’Education d’une fée

Edition : Le livre de poche

Genre : Contemporain

Pages : 222

D’autres avis : Missmolko, Cajou