Elisabeth Delaigle – Les contes de la lune

Il y a des livres qui nous font retomber en enfance. C’est le cas de recueil qui m’a rappelée la petite fille que j’étais, qui, emmitouflée dans sa couette, écoutait sa maman lui contait des histoires merveilleuses. En digne héritière des frères Grimm, Elisabeth Delaigle nous offre ici de jolis contes qui feront rêver tous les enfants tellement les thèmes sont nombreux. Un boxer, des souris ou une princesse, les héros de ces contes permettront à chaque enfant de s’identifier.

Je n’ai pas d’esprit critique sur ce livre-ci. L’adulte que je suis maintenant devenue s’est totalement éclipsée pour laisser place à l’enfant qui sommeille en moi. Cette même enfant qui, à chaque phrase, se demandait : “Et alors, que va-t-il se passer ?”. Finalement, il n’y a qu’une seule nouvelle qui ne m’a pas plu, celle du boxeur de lune car je n’ai pas su m’attacher ce personnage.

Un mot enfin sur les illustrations de Christiane Moreau. Celles-ci sont parfaitement en adéquation avec les contes. Les dessins doux et de couleur pastels sont parfaits pour charmer le jeune public. Mais j’aurais aimé qu’ils soient plus nombreux…

Je peux vous dire qu’après avoir lu ces contes, j’ai passé une douce nuit, remplis de rêves et c’est peut-être ça le plus important.

4 sur 5

Auteur : Elisabeth Delaigle

Titre : Les contes de la lune

Edition : Persée

Genre : conte, jeunesse

Pages : 93

Couverture : Christiane Moreau

Sylvain Savoia, Marzena Sowa – Marzi, tome 1 : Petite carpe

Après l’avoir repérée chez plusieurs blogueuses, cette bande dessinée est tombée entre mes mains à la bibliothèque. Au premier abord, le dessin me rebute, les traits sont trop gros pour moi, c’est trop coloré. Et pourtant la petite Marzi a vraiment su me charmer.

Nous sommes donc en Pologne en compagnie de Marzi, une petite fille qui vit avec ses parents dans un HLM. Nous sommes dans les années 80. C’est une série de tranches de vie auxquelles nous avons droit ici. Attendrissant, voilà le mot qui décrit le mieux mon impression sur ce premier tome. La petite Marzi m’a fait retomber en enfance. Et oui, moi aussi je “jouais” avec le tapis en pensant que les lignes étaient des routes ! Mais outre, tous ces petits instants qui nous rappelleront notre enfance, Marzi est une formidable bande dessinée pour savoir ce qui se passait en Pologne à cette époque. Entre les rations de nourriture à aller chercher avant qu’il n’y en ait plus et les coutumes locales, cette bande dessinée m’a vraiment aidée à appréhender ce pays qui m’est totalement inconnu.

Bref, même si le dessin ne me plait pas, Marzi (ou Marzena Sowa devrais-je plutôt dire) a vraiment su me toucher par son histoire, sa vie. Il ne me reste plus qu’à supplier ma bibliothèque d’acheter la suite !

4 sur 5

Auteurs : Sylvain Savoia, Marzena Sowa

Titre : Marzi, tome 1 : Petite carpe

Edition : Dupuis, collection Expresso

Genre : Bande dessinée, jeunesse

Pages : 48

Couverture : Sylvain Savoia

John Stephens – Les livres des origines, tome 1 : L’atlas d’émeraude

Mon avis :

L’Atlas d’émeraude suit 3 enfants : Kate, Michael et Emma qui ont été abandonnés par leurs parents. Depuis leur petite enfance, ils voguent d’orphelinat en orphelinat jusqu’à ce qu’ils arrivent à Cambridge Falls où leur trépidante aventure commencera.

J’ai trouvé cette lecture plaisante mais assez dispensable. L’histoire est sympathique. Elle n’est pas cousue de fil blanc mais il n’empêche qu’elle est plutôt adapté à un public assez jeune, 10-11 ans je dirais car les adolescents risquent de ne pas se retrouver dans ces enfants.

En effet, bien que la fratrie a respectivement 14, 12 et 11 ans, j’ai souvent eu l’impression qu’ils avaient 4 ou 5 ans de moins. Leur comportement, leurs attitudes semblaient bien trop puérils à mon goût. Ce que je trouve plutôt louche vu que j’ai toujours pensé que les enfants grandissant dans des orphelinats murissaient plus vite.

Petit exemple, Emma, la benjamine de 11 ans, qui est une bagarreuse et qui démarre au quart de tour à la moindre remarque. Un petit extrait pour prouver mes dires :

“- Tu peux manger toute seule, non ? T’es pas un bébé ?

– Évidemment répliqua Emma d’un air buté, même si en vérité, malgré la potion de la vieille femme, elle se sentait plus faible que jamais.”

Autre petit défaut, j’aurais aimé qu’il soit écrit plus clairement (c’est-à-dire sur la couverture, la tranche ou même la 4ème de cover) que c’est une série. On l’annonce juste dans le rabat et le lecteur peut rapidement se laisser tromper s’il croit que ce livre se suffit à lui-même.

John Stephens reprend un schéma assez classique en littérature. Il ne s’en cache d’ailleurs pas et on pensera souvent à Narnia en lisant ce premier volume. Toutefois,  il nous propose une nouvelle créature surnaturelle : le hurleur. Sa description m’a vraiment glacée le sang. Je n’aimerai pas me retrouver face à eux !

L’atlas d’émeraude parle de voyage dans le temps. C’est un exercice périlleux. Il est facile de se casser les dents sur ce genre de sujet mais John Stephens s’en sort plutôt bien et on n’est jamais perdu dans cette histoire.

Bref, L’atlas d’émeraude est une lecture agréable mais elle ne me laissera pas un souvenir inoubliable. J’hésite encore à poursuivre l’aventure.

3 sur 5

Le petit plus : Le livre dispose de son propre site web.

Et ça commence ainsi :

“La petite fille fut tirée de son sommeil. Sa mère se penchait au-dessus d’elle.

– Kate, lui disait-elle d’une voix basse et pressante, écoute-moi bien. J’ai besoin que tu fasses quelque chose pour moi. J’ai besoin que tu t’occupes de ton frère et de ta sœur. Tu comprends ? Il faut que tu t’occupes de Michael et d’Emma.

– Qu’est-ce…

– Je n’ai pas le temps de t’expliquer. Promets-moi que tu veilleras sur eux.

– Mais…

– Oh, Kate, je t’en prie ! Promets-le moi.

– Je… je te le promets.”

Auteur : John Stephens

Titre : Le livre des origines, tome 1 : L’atlas d’émeraude

Édition : Milan

Genre : Jeunesse, fantastique

Pages : 442

D’autres avis : Acro, Karine:), Dup, Archessia, LaureduMiroir, Heclea, Herisson08, SophieLJ, EloDesigns, Aily, deliregirl1, Mallou, iwry, Belledenuit, Olya, minifourmi, Hilde

C.S. Lewis – Le monde de Narnia, tome 2 : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique

Mon avis :

Dans ce deuxième tome de la saga, nous découvrons Peter, Suzan, Edmund et évidemment la charmante petite Lucy. J’avais déjà vu l’adaptation cinématographique qui en avait été faite et je n’ai pas été fort surprise durant cette histoire. En effet, l’adaptation est tout à fait fidèle et je n’ai pas appris grand-chose de nouveau.

J’aime beaucoup le personnage de Lucy qui est une petite fille gentille comme tout à laquelle il est facile de s’attacher. Edmund m’a beaucoup moins agacé dans ce roman que dans le film éponyme. J’aurai aimé que le personnage de Peter soit plus exploité car après Lucy, c’est celui que j’apprécie le plus. Peut-être que mon vœu sera exaucé dans les tomes à venir… Quant à Susan, elle me laisse totalement indifférente.

Le style de C.S. Lewis n’évolue pas beaucoup dans ce deuxième opus. Je dénote tout de même pas mal de répétitions qui m’ont rapidement agacée. Je crois qu’il explique bien 4 fois qu’il faut laisser la porte de l’armoire ouverte. Quatre fois en un très petit nombre de pages, je pense que même les enfants risquent de se lasser !

La dualité entre le bien et le mal est toujours aussi présente : la méchante sorcière versus le merveilleux Aslan. Mais heureusement, avec Edmund, on apprend qu’on peut changer de côté à tout moment.

Bref, ce deuxième tome est assez sympathique malgré les nombreuses répétitions. J’ai hâte de voir comment l’histoire va évoluer.

4 sur 5

 

Le petit plus: J’ai adoré la dédicace que l’auteur fait à Lucy (la vraie !) pour laquelle il a écrit cette histoire. C’est très touchant. Retrouvez également mon avis sur le premier tome : Le neveu du magicien.

Et ça commence ainsi:

“Il était une fois quatre enfants qui s’appelaient Peter, Susan, Edmund et Lucy. Cette histoire raconte une aventure qui leur arriva lorsqu’ils furent éloignés de Londres, pendant la guerre, à cause des raids aérien. On les envoya chez un vieux professeur qui vivait en pleine campagne, à seize kilomètres de la gare la plus proche et à trois kilomètres du bureau de poste. Ce professeur n’était pas marié et vivait dans une très vaste maison avec une gouvernante, Mme Macready, et trois autres servantes. (Elles se nommaient Ivy Margaret et Betty, mais elle ne jouent pas un grand rôle dans l’histoire.)

J’ai lu ce deuxième tome dans le cadre d’une lecture commune avec Harmony, Mandy88, bebere, TheChouille, Frankie, Kactusss, Murielle, Simi, Felina, Ptitelfe, Comicboy, Sylveig, Luthien, Sunflo, Mara, Petit_speculoos, Siana, Mia, Lolo.

Auteur : C.S. Lewis

Titre : Le monde de Narnia, tome 2 : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique

Édition : Gallimard Jeunesse ou Folio

Genre : fantasy, jeunesse

Pages : 196

Tetsuko Kuroyanagi – Totto-chan, la petite fille à la fenêtre

Ce livre était dans ma LAL depuis longtemps. Maintenant que je suis inscrite au challenge “In the mood for Japan” de Choco, je me suis décidée à l’emprunter à la bibliothèque.

Mon résumé:

Totto-chan est une enfant turbulente. Elle se fait renvoyer en première primaire. Ses parents l’inscrivent alors à Tomoe, une école bien différente et loin d’être conventionnelle !

Mon avis:

Ce roman respire la tendresse. Le fait que ce soit un témoignage donne encore plus de poids aux mots. Testusko -la petite Totto-chan devenue grande- fait l’éloge de l’école Tomoe. A Tomoe, les classes sont de vrais wagons de trains. Les enfants ont le choix de l’horaire pour les études. Certains préfèreront faire des maths pour commencer la journée, d’autres du japonais ou même de la gymnastique. Si le programme du jour est bouclé tôt, on part en promenade toute l’après-midi. On doit cette école au directeur Kobayashi qui avait une vision de l’éducation radicalement différente de ces contemporains (on est dans les années 40).

Monsieur Kobayashi est d’ailleurs un de mes personnages préférés. Il respecte les enfants comme les adultes et tente de donner de la confiance en soi à ceux qui ont un physique difficile (Un camarade de Totto-Chan a la polio). Et puis Totto-chan est très attendrissante ! Cette petite fille, très intelligente n’était pas adaptée à l’école conventionnelle. A Tomoe, sa curiosité est comblée et elle peut parler des heures au directeur sans que ça le gêne.

Ce n’est pas un livre coup de cœur. Pourtant, je l’ai trouvé très enrichissant. Si vous aimez les lectures dont on se sent grandi, Totto-chan, la petite fille à la fenêtre doit rejoindre votre PAL illico !

Ma note: 8,5/10

Auteur: Tetsuko Kuroyanagi

Titre: Totto-chan, la petite fille à la fenêtre

Édition: Presses de la Renaissance

Genre: Autobiographie, témoignage

Pages: 300

 

Bilan: 2/6