Flux, tome 1 : Les enfants de Joans

Lili a 17 ans et vit dans un Centre de Traitement et de Soins pour Adolescents (CETSA) avec d’autres jeunes comme elle, atteints d’un virus mortel appelé “syndrome de Joans”. On ne sait presque rien de ce mal qui provoque de violentes crises, dont la dernière qui interviendra au plus tard vers ses 20 ans, lui sera fatale. Pourtant Lili est une jeune fille comme les autres. Elle n’aime pas l’école, préfère les sucettes, et passe le plus clair de son temps avec ses amis dans ce campus médicalisé. Jusqu’au jour où elle croise le chemin des Jumeaux. Se pourrait-il qu’ils détiennent un incroyable secret qui sauverait Lili ? Et peut-être bien l’humanité tout entière ? Mais qui croira une simple adolescente alors que le monde se bat en vain contre ce syndrome ?

Pour se faire entendre, Lili devra faire face à de nombreux obstacles et comprendre ce qu’elle est.

Je ne vais pas rendre hommage à ce livre, qui m’a surtout montré que le Young Adult est un genre littéraire dans lequel je ne me reconnais plus du tout.

Pourtant, Flux a de bons éléments, ce monde post-moderne avec une population qui meurt jeune m’a rappelé Le dernier jardin de Lauren Destefano. Le fait que cela se passe dans une école/internat m’a aussi beaucoup plu et suivre tout un groupe permet de s’identifier facilement à l’un des membres.

Le style, est en plus, fort agréable sans être trop simple. La couverture est aussi franchement sublime.

Mais alors, qu’est-ce qui coince ? C’est difficile à dire mais j’ai souvent trouvé les discussions entre les adolescents assez futiles. Ça me donnait juste envie de tourner les pages. Et j’avoue aussi que les voir agir pour améliorer le monde sans faire appel à des adultes m’a aussi lassée.

Bref, je suis complètement passée à côté. Peut-être que je suis devenue une adulte aigrie qui ne comprend plus adolescents. C’est possible et c’est pourquoi je recommande plutôt ce livre aux fans du genre ou aux jeunes lecteurs.

6/6

  • Autrice : Célia Barreyre
  • Commencé le : 06/11/2018
  • Terminé le : 06/11/2018
  • Edition : Librinova
  • Genre : Jeunesse, SF
  • Pages : 358
  • Sorti le : 21/09/2018
  • Note : 2/5

Veronica Roth – Divergente, tome 3

divergente tome 3

Et voilà, c’est la fin. Je fais mes adieux à Tris et Tobias avec cet ultime tome.

Mais ce tome n’a clairement pas à rougir face à ses prédécesseurs. Il y a toujours autant d’actions et de rebondissement dans ce 3ème volume. Autre petite nouveautée bienvenue : Quatre s’exprime ! Je l’avais découverte dans la nouvelle Free Four et c’est un personnage que j’aime beaucoup. J’avoue que comme beaucoup de filles, j’ai un petit faible pour ce garçon viril, droit mais fragile en fin de compte.

Sa relation avec Tris est plus au centre de cette histoire. J’aime vraiment bien leur couple et leurs interactions ne m’ont pas paru tiré par les cheveux comme peuvent souvent l’être les romances dans les romans pour ados ou YA. Tris, quant à elle, est plus mature que précédemment. C’est fou de voir l’évolution de la jeune fille timide du premier tome à celle de la femme de cette fin de trilogie.

Le style de Veronica Roth est toujours pareil : efficace mais on ne s’attarde pas dessus.

En revanche, ce qui m’a plus remué, c’est cette fin que j’ai un peu senti venir et que je craignais. Sans spoiler, disons qu’elle est pour le moins audacieuse et j’ai fini la saga avec le coeur tout meurtri.

Bref, Divergent reste une saga YA efficace et intéressante jusqu’au bout. Un vrai régal !

Auteur : Veronica Roth

Titre : Divergente, tome 3

Edition : Nathan

Genre : Jeunesse, SF

Pages : 468

D’autres avis : Frankie, Mycoton, Karline

Veronica Roth – Divergente, tome 2 : L’insurrection

Divergente, tome 2 : L'insurrection

J’ai lu ce deuxième tome quelques jours seulement avant d’aller voir son adaptation cinématographique.

J’ai retrouvé ce que j’avais aimé dans le tome 1 à savoir des personnages forts à qui on a envie de ressembler. J’ai bien aimé voir la relation Tris/Quatre se développer. Et j’ai aussi remarqué que Veronica Roth avait encore des tours dans son sac ! Parce qu’il y a des rebondissement que je n’ai pas du tout vu venir dans ce tome 2. La fin de l’intrigue est plutôt surprenante : ça aurait pu être la fin de la trilogie. Alors, je suis très curieuse de voir ce qu’elle nous a concocté pour le tome 3. Pour le coup, je suis vraiment dans le flou total et je n’arrive pas du tout à imaginer ce qui peut arriver !

Cette suite offre également un cocktail détonant entre l’action (très peu de temps mort) et les émotions des personnages. Bien que Tris est un peu énervante à être très refermée dans ce tome, on ne peut que la comprendre car ce qui lui arrive est dramatique. Néanmoins, j’aurais aimé la voir moins pleurnicharde et moins kamikaze surtout. Quant à Quatre, il est au top, c’est un vrai roc pour Tris mais c’est surtout un petit copain rêvé. On aimerait tous le même je crois ;).

L’écriture de Veronica Roth est toujours aussi fluide et efficace. Elle n’est en aucun cas un frein à la lecture même si ce n’est pas un style sur lequel on s’extasie. Elle remplit simplement le job de donner envie de dévorer les pages le plus vite possible.

En écrivant cette petite chronique, je me rends compte que les personnages commencent déjà à me manquer, je pense donc ne pas tarder à commencer l’ultime tome de cette trilogie.

Auteur : Veronica Roth

Titre : Divergente, tome 2 : L’insurrection

Edition : Nathan

Genre : Young Adult, dystopie, Science-fiction

Pages : 461

D’autres avis : Mycoton, Karline, Lanyla, Galleane, Hajar, Frankie, Ptitetrolle

Veronica Roth – Free four

Free Four

Free four est une nouvelle qui raconte l’histoire du lancer de couteau du point de vue de Quatre.

Quatre est vraiment un personnage que j’apprécie énormément. Je me demande même si je ne le préfère pas à Tris. Je le trouve posé, sexy comme un diable et très droit. Bref, un peu un homme parfait ! J’étais donc intéressée d’être un peu dans sa tête.

Finalement, c’est une petite histoire agréable. On comprend mieux le comportement de Quatre après l’avoir lu et on ressent tout l’amour qu’il a pour Tris.

Néanmoins, ce n’est franchement pas une lecture nécessaire. C’est  clairement du “fan service” et je ne pense pas lire le livre Quatre qui est sorti récemment et qui reprend cette nouvelle et d’autres du même style.

Pour ceux que Free four intéresse, je vous conseille de le lire entre le tome 1 et le tome 2.

Auteur : Veronica Roth

Titre : Free Four

Edition : Katherine Tegen Books

Genre : Jeunesse, Science-fiction, Young Adult, Dystopie

Pages : 16

D’autres avis : Marinette, Simi

Catherine Marx – Moralopolis

moralopolis

Comme certains (beaucoup ?) le savent, la question de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes est un combat qui me tient particulièrement à coeur. Alors quand j’ai vu cette couverture, ça m’a interloquée. Le symbole de la femme mêlé à ce poing et surtout ce titre “Moralopolis”. De quoi s’agit-il ?

Hé bien d’une dystopie un peu particulière… Nous sommes en France en 2050 et les féministes radicales (même si je n’aime pas ce mot, ce ne sont PAS des féministes mais bref, je ne vais pas lancer le débat ici 😀 ) ont pris le pouvoir. Paris est devenue Moralopolis et les comportements machistes sont traités de manière extrême : camp de redressement, emprisonnement, cours données aux enfants pour expliquer aux petits garçons comment traiter les filles et aux filles comment porter plainte dès qu’un homme leur parle trop crûment…

Frank est le personnage principal de ce roman. C’est un jeune homme élevé par des parents un peu bobos dans l’âme qui n’ont pas jugé utiles de lui faire passer le test génétique à la naissance. Lorsqu’après plusieurs d’années de relations avec sa petite amie, celle-ci lui demande de faire le test avant de penser au mariage et aux enfants, il accepte de suite. Ce test est un peu un rite de passage pour les couples, en effet, il dresse tout le comportement de l’individu sur base de ses gênes. Lorsque chacun découvre les résultats de l’autre, c’est le drame : Frank a le gêne du viol c’est-à-dire qu’il a de grandes chances de violer à son tour.

Moralopolis est vraiment un livre choc plein de violence. Il m’a bien secouée et apporte pas mal de réflexions sur les actions et l’excès de prévention qu’un régime totalitaire de la sorte peut engendrer. Mais si j’ai un seul reproche à faire à ce livre, c’est qu’il n’est que dans l’excès. Il n’y a aucune demi-mesure dans les personnages et dans leurs actions. J’aurais aimé trouvé des personnes plus mesurées et pas ce gouffre entre les femmes et les hommes. Même si certains se questionnent parfois sur cette société, cela reste tout de même trop timide.

Mais malgré cela, Moralopolis est vraiment un roman marquant par les thèmes qu’il aborde.  Le personnage principal est également un gros atout, il est très ambigu et on le déteste autant qu’on l’apprécie.

Ce livre est ma première participation pour le challenge SFFF au féminin :

SFFF_au_feminin

Auteur : Catherine Marx

Titre : Moralopolis

Edition : Tabou

Genre : Dystopie, Anticipation

Pages : 263

D’autres avis : Flo Tousleslivres