Amélie Nothomb – Riquet à la houppe

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Je viens à peine de terminer Riquet à la houppe, le dernier né d’Amélie Nothomb. Le Nothomb, c’est vraiment le marronnier de la rentrée littéraire. On peut être sûr de le trouver sur les étalages tous les ans ! Alors, est-ce un bon cru ?

J’avoue qu’il m’a au départ désarçonnée. Il faut dire qu’il commence par évoquer un accouchement alors moi qui suis à quelques heures ou quelques jours de ce moment, je n’étais pas sûre de pouvoir apprécié cet ouvrage dans ces conditions. Mais cet épisode est assez bref. On suit ensuite la petite enfance de Deodat, un bébé hideux mais doué d’une grande intelligence. Ce début m’a fortement fait penser à Métaphysique des tubes, un peu trop d’ailleurs, je craignais presque le copier-collé. Mais finalement, on s’en éloigne en découvrant la jeune Trémière à la beauté envoûtante.

Avec Riquet à la houppe, Amélie Nothomb reste dans ces thèmes de prédilection de ces dernières années à savoir la réécriture de conte (ici un  conte éponyme de Charles Perrault que je n’ai pas encore lu) et l’exaltation de la beauté et/ou de la laideur. Ce fut comme souvent une lecture courte et agréable bien que l’intrigue ne soit pas fort originale et je dirais même, un peu téléphonée.

Les personnages sont évidemment fort Nothombiens avec des réactions et des attitudes désarçonnantes mais rien de très choquant pour ceux qui lisent Nothomb depuis longtemps;

Le style d’Amélie ne m’a pas particulièrement ébloui dans cet ouvrage même si on reconnait évidemment sa patte.

Bref, c’est pour moi un Nothomb assez classique mais qui remplit bien son rôle ! Il ne fait pas partie de mon top car il y a un peu trop de thèmes ou d’événements déjà vus pour moi mais j’ai tout de même hâte de voir ce qu’elle nous réservera l’année prochaine.

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Riquet à la houppe

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, Conte

Pages : 198

D’autres avis : Pauline

Claire Krust – Les neiges de l’éternel

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La rentrée littéraire passe également par la SFFF ! J’ai pu découvrir récemment ce premier roman paru aux éditions ActuSF.

Déjà, j’ai été charmée par la couverture fort poétique de JungShan Chang qui semble avoir été peinte à l’aquarelle. Rien qu’avec elle, on se croit au Japon. Dans ce récit, Claire Krust nous raconte plusieurs contes qui sont intrinsèquement liés entre eux. L’aspect surnaturel est relativement discret dans ces contes, autant le savoir avant de se lancer.

En tout cas, je ne peux qu’admirer la faculté de Claire Krust à écrire ces contes. Elle décrit parfaitement l’ambiance mystique du Japon et semble vraiment avoir compris l’âme de ce pays. Pour tout vous dire, si on avait mis un nom japonais comme auteur, je n’y aurai vu que du feu tellement ces contes m’ont semblé dans la même veine que les nombreuses histoires que j’ai déjà lu sur ce pays.

J’ai aimé les personnages qui sont tous assez simples (non pas dans le sens peu complexe mais qui

L’écriture de Claire Krust est douce et fluide. Le style n’est pas du tout bancal et est même parfaitement maîtrisé. C’est rare pour un premier roman !

Je conseillerai tout de même plutôt cet ouvrage aux novices car Les neiges de l’éternel est un récit assez classique. Les plus friands de littérature japonaise risque donc d’un peu s’ennuyer.

Mais cela reste tout de même pour moi une agréable lecture dépaysante.

Auteur : Claire Krust

Titre : Les neiges de l’éternel

Edition : ActuSF

Genre : Conte

Pages : 344

D’autres avis : Mélisende

Paul Jenkis et Humberto Ramos – Fairy Quest, tome 1 : Les hors-la-loi

Fairy Quest tome 1

Les réécritures de contes sont à la mode en ce moment. Dans cette BD, les auteurs se demandent ce qu’il arriverait si les héros des contes décidaient de ne plus suivre le script. Et si le Chaperon rouge devenait amie avec le loup ? Et s’ils rencontraient Peter Pan ?

Le pitch de départ est plutôt tentant et il faut dire que Fairy Quest a de quoi charmer avec ses jolis dessins enfantins, modernes et enchanteurs. Mais la BD manque cruellement de contexte. Pourquoi Grimm tient absolument à ce que tous les personnages respectent le script ? On ne sait pas et on se demande pourquoi les héros doivent fuir. Même si c’est un tome d’introduction, un peu plus d’éléments de réponse aurait été le bienvenu.

Je tenterai peut-être de lire la suite tout de même car j’ai envie de savoir ce qui va arriver au Chaperon Rouge mais j’avoue ne pas avoir adoré ce premier opus.

Auteurs : Paul Jenkis, Humberto Ramos, Leonardo Olea

Titre : Fairy Quest, tome 1 : Les hors-la-loi

Edition : Glénat

Genre : Conte, BD

Pages : 48

D’autres avis : Galleane

Tony Sandoval – 1000 tempêtes

1000 tempêtes

Hier, je vous parlais de Cent ans de solitude et aujourd’hui, on reste en Amérique du Sud avec cette BD de Tony Sandoval que j’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques mois.

1000 tempêtes, c’est l’histoire d’une jeune fille un peu bizarre, rejetée par son village qui va vivre une aventure incroyable.

Les récits de Tony Sandoval se ressemblent. Je pourrai encore vous parler du côté onirique de cette fable, de l’univers gothique de Sandoval qui est à la fois effrayant et fascinant, de ces personnages tout mignons ou de son coup de crayon incroyable qui semble n’avoir aucune limite. Malgré tout, je reste subjugué par le travail de ce grand dessinateur. Je ne m’ennuie jamais et je lis toujours goulûment chacune de ses oeuvres.

1000 tempêtes pourrait être une bonne entrée en matière pour découvrir sa bibliographie. Il est accessible et est un bon échantillon de son univers. Aucune fausse note en somme !

Mais je jubile surtout de l’avoir vu à l’oeuvre lorsqu’il m’a dédicacé cette BD (publié en 666 exemplaires seulement, une autre édition a suivi). C’était juste incroyable de le voir esquisser ses personnages et appliquer les couleurs délavées sur son dessin. Je m’en souviendrai longtemps !

Auteur : Tony Sandoval

Titre : 1000 tempêtes

Edition : Paquet

Genre : BD

Pages :

D’autres avis : Livresse des mots, Little daisy

Mathias Malzieu – Le plus petit baiser jamais recensé

Le plus petit baiser jamais recensé

Après Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi et La mécanique du cœur, Mathias Malzieu nous offre un nouveau conte moderne et poétique. C’est donc l’histoire d’un jeune homme qui va se faire embrasser par une jeune fille invisible, le plus petit baiser jamais recensé. Et cela va le chambouler complètement et il va donc commencer une quête pour retrouver la jeune demoiselle qui lui a offert ce tout petit bisou.

C’est un roman léger et mignon comme tout que je chronique ici. Les personnages ont la joie de vivre et sont plein d’espoir pour que notre inventeur retrouve sa dulcinée. Par la suite, l’intrigue se complexifie et on voit que notre héros a encore du mal à cicatriser de sa dernière relation amoureuse. Ah l’amour que ça peut-être compliqué !

Au centre du livre, on retrouve un carnet de poèmes. J’imagine que c’est l’impression qui a contraint à le mettre en plein milieu mais il aurait été plus logique de le mettre plus loin là, où on commence à parler de ce carnet car au moment où on tombe dessus à la moitié du récit, on ne sait pas de quoi il en retourne.

En tout cas, Le plus petit baiser jamais recensé est une jolie parenthèse lyrique qui se lit en une bonne heure sans peine.

Auteur : Mathias Malzieu

Titre : Le plus petit baiser jamais recensé

Edition : J’ai lu

Genre : Conte

Pages : 154

D’autres avis : Karline, Marinette, Nane