Antoine Rouaud – Le livre et l’épée, tome 1 : La voie de la colère

la voie de la colère
Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l’Empire mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d’une taverne.

C’est là qu’une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l’épée de l’Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait caché en un lieu secret.

Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu’ils ne basculent tous les deux dans le drame et le tourbillon de l’Histoire.

C’est alors qu’un assassin sans visage se met à frapper au cœur de la République. Les fantômes du passé refont soundain surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d’un homme perdu sur la voie de la colère.

La voie de la colère, cela semble être LE livre sur lequel Bragelonne cette année. Annoncé depuis longtemps, comparé au chef d’oeuvre de George R.R. Martin, ce livre d’un auteur français va même avoir droit à une sortie mondiale le 31 octobre. Bref, en théorie, c’est de la bombe ! Mais en théorie seulement pour moi…

Parce qu’au final, moi, j’ai seulement trouvé une petite histoire naïve à souhait et mal construite.  Je vous explique plus en détail.

On a donc d’abord une jeune historienne à la recherche d’une épée qui va à la rencontre de l’ancien général Dun-Cadal qui est censé savoir où elle est cachée. Bon, la quête d’une épée, j’avoue que je ne trouve pas cela très folichon mais j’imagine que ce n’est que le début de l’histoire. Mais juste après la rencontre, le vieux général un peu bourru se confie à la jeune historienne comme si c’était sa confidente depuis toujours. Déjà là, je commence à avoir du mal à y croire…

Nous avons ensuite un gros flash back où Dun-Cadal nous raconte la guerre, sa rencontre avec le jeune garçon qu’il va appeler Grenouille, etc. Même si j’avoue que c’était un peu intéressant, le fait d’avoir une grosse partie de l’histoire qui se déroule dans le passé a gâché mon plaisir. Ben oui, malgré le suspense, je n’ai jamais craint pour la vie de Dun-Cadal vu que c’est lui qui nous raconte son épopée !

Et puis je regrette la naïveté des personnages. Je ne suis pourtant pas une personne sceptique à la base mais il y a beaucoup trop d’indices sur ce qui va arriver et sur les personnes qui vont finir par changer de camp. Je ne comprends pas vraiment pas comment ces personnages qui semblent pourtant assez intelligents se laissent berner de la sorte.

Mais je pense que le coup de grâce est arrivé avec la seconde partie. Voir que l’auteur a décidé de raconter une deuxième fois cette histoire mais sous le point de vue d’un autre personnage ne m’a pas plu du tout car dès qu’on connait les intentions de ce personnage, toutes les actions qu’il va accomplir (mais que l’on connait déjà vu que l’intrigue nous a déjà conté une fois, je le rappelle) deviennent limpides comme de l’eau de roche. Bref, c’était donc un procédé inutile pour moi.

Néanmoins, j’avoue avoir beaucoup apprécier le style de l’auteur. J’ai noté de nombreuses citations de ce livre. Ces pensées sont très justes et bien écrites. Malheureusement, cela ne suffira pas à me donner une lecture agréable pour autant.

En conclusion, j’ai vraiment été déçue de ce livre qui est pour moi mon plus gros flop de l’année. Je n’ai aimé ni l’intrigue ni la construction de ce roman et la naïveté des personnages m’a agacée.

Pourtant, il semblerait que ce livre a beaucoup plu à certains blogueurs. Je vous invite donc à lire leurs avis qui sauront peut-être vous convaincre de débourser 25 € pour ce roman : DupBlackWolf, ImagIn, Bouchon des bois, Celyerwan, Bykiss, Edlothia, Audrey, Candyshy, MiyukiNeko,  Skritt, Koré

Est it allae. Es it alle en, Es it allarae.

Ce que vous étiez, ce que vous êtes, ce que vous serez. Telle était la devise de la cité portuaire. Quel qu’ait été son véritable sens, cela importuait peu ; le voyageur le plus humble en avait connaissance sans même s’y être jamais rendu. Ici, au  sud des anciens royaumes, Masalia avait toujours été la ville de tous les possibles.

Merci tout de même à Babelio et Bragelonne de m’avoir proposé cet ouvrage.

Pierre Pevel – Les lames du cardinal, tome 1

Les lames du cardinal tome 1

Après la déception que nous avons eu avec Farlander, mes copines et moi avons décidé de nous lancer dans une nouvelle lecture commune. Le choix s’est finalement porté sur ce roman de cape et d’épées français.

Nous sommes en France, au début du XVIIème siècle. Le cardinal Richelieu va demander à ses célèbres lames de reprendre du services. A la fois, combattants et espions, les lames du Cardinal vont donc devoir se réunir alors que chacune d’elles avait désormais changé de vie. Mais dans ce monde, les dragons existent et ont même une influence politique non négligeable…

Bon commençons par un défaut qui a un peu nui à ma lecture. J’ai, par moments, trouvé que l’auteur met en scène trop de personnages et ouvre trop d’intrigues. Résultat, j’ai parfois été larguée. Mais le fait de ne lire que 50 pages par semaine de ce livre a peut-être joué dans mon impression.

Sinon, cela reste un bon roman qui allie l’histoire et la fantasy. Cela m’a permis d’un peu plus me plonger dans cette époque dont mes connaissances se limitaient à peu de choses près à ce que j’en ai vu dans le dessin animé Albert, le cinquième mousquetaire lorsque j’étais petite. Heureusement, Nathalie était un vrai puits de savoir et elle m’a permis d’entrer dans ce livre avec tout de même quelques bases.

L’aventure est très présente dans ce récit. Il y a beaucoup d’actions, de combats mais également de complots politiques à espionner ou à déjouer. Les personnages sont également bien sympathiques. Bref, c’est un vrai régal que  de découvrir ce roman ! Et puis, le final m’a montré que l’auteur savait faire de très beaux rebondissements. Je ne m’y attendais pas du tout et je ne pense pas être la seule. Malheureusement, vu que le roman est estampillé fantasy, j’aurais aimé voir davantage les dragons qui reste pour l’instant très discrets. Mais la fin laisse supposer que leur rôle sera plus grand à l’avenir…

Quant au style de Pierre Pevel, je l’ai plutôt apprécié. L’auteur arrive à nous offrir une histoire très dynamique tout en nous donnant des descriptions et des explications très approfondies sur le monde dans lequel vivent les protagonistes. Il semble passionné par ce sujet et cela se ressent dans le roman.

J’ai donc passé un agréable moment avec ce premier tome et même si quelques défauts m’empêchent d’en faire un coup de coeur, c’est avec plaisir que je continuerai cette saga, avec mes copines de LC si elles sont toujours partantes !

Les avis de mes partenaires de LC : Nathalie, Thalia & Ethernya

4 sur 5

Auteur : Pierre Pevel

Titre : Les lames du Cardinal, tome 1

Edition : Bragelonne

Genre : Fantasy, Cape et d’épée

Pages : 300

Col Buchanan – Le coeur du monde, tome 1 : Farlander

Intriguée par ce livre que Bragelonne encensait l’année dernière, j’avais vraiment envie de découvrir ce qui se cachait derrière ce roman. C’est finalement grâce à une lecture commune avec Nathalie, Thalia et Ethernya que je l’ai sorti de ma PAL.

L’univers présenté par Col Buchanan est bien construit. J’ai apprécié retrouver à la fois un monde steampunk (grâce aux dirigeables, fusils et compagnie) mêlé à une influence asiatique. L’ordre des Roshuns m’a vraiment fait penser aux samourais. Ces hommes s’entraînent depuis leur enfance à combattre afin de remplir leur mission qui consiste à mener des vendettas contre ceux qui ont osé tué un porteur de sceau. Une personne portant un sceau est assurée que sa mort sera vengée si elle se fait assassiner.

A côté de ça, il y a également une ville qui résiste à un siège et une religion très influente qui tente de conquérir le monde. Bref, pas de quoi s’ennuyer dans un univers aussi touffu ! Enfin a priori car nous décrire tout cela est bien joli mais nous proposer des petites aventures de temps en temps n’aurait pas été de refus.

Pourtant, ça démarrait plutôt bien avec une vendetta menée par Ash, un vieux Roshun solitaire à moitié aveugle. Mais cela se tasse bien vite et il va falloir attendre la toute fin pour que l’action démarre vraiment. La fin est d’ailleurs un peu frustrante. Je n’ai pas compris les prises de positions de l’auteur. Certains personnages nous sont présentés trop tard, d’autres sont trop approfondis pour le rôle qu’ils ont à jouer. Bref, je n’ai vraiment pas aimé la construction de ce roman.

J’ai aussi eu du mal à apprécier les personnages que je trouvais trop clichés. Le vieux prophète tout gentil, le jeune apprenti qui ne comprend pas trop ce qu’il fait là,… De ce point de vue-là, Col Buchanan repose entièrement sur ses acquis.

Au niveau du style, Col Buchanan aime en faire des tonnes pour nous montrer l’environnement dans lequel évolue les protagonistes. C’est assez agréable au début mais on finit par trépigner d’impatience en voyant que l’action tarde à arriver.

Bref, malgré un univers intriguant, Farlander n’a pas su me séduire. Trop de défauts et de bonnes idées mal exploitées ont rendu ma lecture amère.  Mais si mes chères copines désirent continuer l’aventure, je les suivrai.

2 sur 5

Les avis d’Ethernya, Nathalie et Thalia qui ne sont malheureusement pas plus enthousiastes que moi.

Auteur : Col Buchanan

Titre : Le coeur du monde, tome 1 : Farlander

Edition : Bragelonne

Genre : Fantasy, steampunk

Pages : 478

Tim Powers – Sur des mers plus ignorées

Cela faisait déjà un petit temps que je n’avais plus abandonné de livre tiens… Pourtant, ce roman est loin d’être détestable ou banal, ce qui sont souvent les raisons d’un abandon pour moi.

Chandagnac est un jeune noble qui se dirige vers une des plantations dont il a hérité de son aïeul. En chemin, il se fait enrôler par un bateau pirate et va commencer à partager leur quotidien.  La magie vaudou et les zombies sont mêlés à cet univers pour offrir un bon récit fantasy.

Le concept de développer la magie vaudou dans un univers pirate  est vraiment intéressant. Le personnage de Chandagnac, bien qu’un peu mou au début va rapidement prendre de l’ampleur. A la fois paniqué et intrigué par ces pirates, il ne sait pas trop sur quel pied danser.

Sur des mers plus ignorées allie donc une intrigue bien ficelée, des personnages sympathiques et un univers riche. Mais alors qu’est-ce qui cloche ? Le style ! Je ne l’ai pourtant pas trouvé bancal mais rien à faire, il n’a pas su me captiver. C’est même plutôt le contraire vu que je décrochais au moins une fois par page. C’est donc malheureusement à cause de l’écriture que j’ai décidé d’arrêter cette lecture. Je n’arrivais décidément pas à me plonger dans le roman.

Pour l’instant, je semble être la seule à ne pas avoir su accrocher alors je vous invite à vous faire votre propre avis ;).

1 sur 5

Lu dans le cadre de :

Espérons que je tire un livre qui me correspond plus le mois prochain !

Auteur : Tim Powers

Titre : Sur des mers plus ignorées

Edition : Bragelonne

Genre : Fantasy

Pages : 332

D’autres avis : OlyaSlynymeriaFantasyaeBlackWolfjulieblack

Terry Goodkind – L’épée de vérité, tome 4 : Le temple des vents

Mon avis :

Cela faisait deux ans que j’avais laissé cette saga en pause. En cause ? Évidemment, le prix élevé de chacun des volumes qui m’empêche de m’en procurer régulièrement.

Avec cette quatrième aventure, je me suis rendue compte que l’auteur nous propose toujours la même rengaine à savoir : Richard qui doit sauver le monde et le couple Kahlan/Richard qui est toujours face à un obstacle. J’ai un peu peur que cela continue dans les tomes suivants. Ça risque de devenir lassant à force.

Toutefois, Le temple des vents est très prenant. Il se lit vite et les situations palpitantes ne font que s’enchainer. Terry Goodkind, même si comme je le dis au-dessus, utilise toujours la même trame, a encore su me surprendre avec ce quatrième opus.

Ici, nous faisons la connaissance de deux nouveaux personnages : Nadine et Dehlan. La première m’a tout de suite énervé quand au second, il m’a beaucoup intrigué même si j’ai rapidement deviné qui il était réellement.

J’ai également beaucoup apprécié l’évolution des Mord-Sith dans ce tome. C’est grâce à ce tome que j’ai enfin su m’attacher à ces femmes.

Bref, j’ai un peu perdu mon enthousiasme d’autrefois car Terry Goodkind nous propose toujours le même schéma narratif. Et comme d’habitude, nos héros en prennent plein la gueule. J’aimerai bien qu’ils cessent d’être le souffre-douleurs de l’écrivain. C’est bon, ils ont déjà assez soufferts, laissez-les souffler !

4 sur 5

Le petit plus : Si vous aimez la couverture, je vous invite à visiter le site de l’illustrateur Keith Parkinson.

Mon avis sur les 3 premiers tomes est ici.

Et ça commence ainsi :

« – Laisse-moi le tuer ! insista Cara.

Sur les dalles de marbre, ses grandes enjambées furieuses produisaient un vacarme épouvantable.

– Pas question ! répéta Kahlan.

Les bottes en cuir souple qu’elle portait sous sa longue robe blanche d’Inquisitrice bruissaient à peine tandis qu’elle s’efforçait de suivre le rythme de la Mord-Sith – sans pour autant courir. Une question d’amour propre…

Cara ne dit plus rien, ses yeux bleus rivés sur le bout de l’interminable couloir qu’elles remontaient. Devant elles, une dizaine de soldats d’harans en uniforme de cuir et cotte de mailles traversaient une intersection. Même s’ils ne brandissaient pas leurs armes traditionnelles – des épées très simples ou des haches au tranchant en forme de croissant -, ils gardaient les mains près de leurs poignées. Tous les sens aux aguets, ils sondaient la pénombre, entre les colonnes et sous les embrasures de porte. Immergés dans leur concertation, ils gratifièrent la Mère Inquisitrice de hochements de tête à peine polis.

– Le tuer ne suffira pas, dit Kahlan. Il nous faut des réponses. »

Auteur : Terry Goodkind

Titre : L’épée de vérité, tome 4 : Le temple des vents

Édition : Bragelonne

Genre : Fantasy

Pages : 670