Shi, tome 1 : Au commencement était la colère

La semaine passée, je vous parlais de Sha, aujourd’hui, ce sera le tour de Shi. Mais il n’y a strictement aucun rapport entre les deux ! Shi se passe pendant l’exposition universelle de Londres en 1851. C’est là que deux femmes singulièrement différentes vont se rencontrer. D’un côté, il y a Jennifer, jeune femme noble très moderne qui s’initie à la photographie. De l’autre, une jeune mère japonaise, qui ne parle pas anglais et qui semble bien perdue.

La rencontre entre ces deux personnalités est assez spectaculaire. J’ai beaucoup apprécié leur connexion qui se fait quasiment instantanément. Et puis, ça se passe dans l’Angleterre victorienne, une période que j’apprécie beaucoup. La fin donne terriblement envie de se plonger dans la suite, car ce qui pouvait passer jusqu’alors pour une simple aventure devient un enjeu planétaire.

Il y a aussi des personnages secondaires très intéressants comme la jeune Pickles.

Au dessin, j’ai retrouvé Homs, découvert avec La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien. Les traits sont assez classiques mais sont totalement à mon goût.

Au scénario, on ne présente plus Zidrou, qui est décidément partout où je pose les yeux en ce moment !

Bref, voilà un tome d’introduction vraiment chouette et divertissant. Ce fut un bon moment de détente !

Cette semaine, on s’agglutine chez Moka !

Zoo thématique : Ferme : Cheval

Dessinateur : Homs

Scénariste : Zidrou

Commencé le : 29/03/2018

Terminé le : 29/03/2018

Edition : Dargaud

Genre : BD

Pages : 56

Sorti le : 20/01/2017

Note : 4/5

Gail Carriger – Le protectorat de l’ombrelle, tome 1 : Sans âme

Dormant dans ma PAL depuis des mois, ce roman a du attendre qu’il fasse l’objet d’un book club sur Livraddict pour que je l’en sorte. Si vous savez comme je regrette… de ne pas l’avoir lu plus tôt !

Car avec Sans âme, Gail Carriger nous propose une excellente aventure. Son héroïne, Alexia Tarabotti est une “vieille” fille de 26 ans au caractère bien trempé qui va se retrouver bien malgré elle dans une mare de problèmes. Mêlé à tout ça, des vampires et des loup-garous, une aristocratie londonienne tordante pendant l’époque victorienne et un univers steampunk. Voilà un cocktail détonant !

Je vous l’avoue de suite, ce livre fut un gros coup de coeur. Cela fait très longtemps que je n’étais plus autant éclaté en lisant un roman. Même si l’intrigue est finalement assez prévisible, la personnalité d’Alexia  fait que l’on ne s’ennuie pas une seule seconde. Ses joutes verbales avec Lord Maccon sont vraiment exquises !

J’ai tout de même apprécié que Gail Carriger nous offre dans ce premier tome, une intrigue complète. Ce n’est pas juste une introduction à un univers. Néanmoins, le tout est assez devinable. Il n’y a pas trop d’originalité à ce niveau-là et j’ai rapidement su résoudre l’énigme qui occupait les protagonistes de ce roman.

Mais comme je le disais plus haut, les personnages rattrapent bien ce petit défaut. Alexia est vraiment une lady fascinante, à la répartie acide. C’est vraiment un plaisir de suivre toutes ses aventures. Lord Maccon a su également me charmer mais c’est un loup-garou alpha donc ça ne m’étonne qu’à moitié. J’aime son côté grognon et la manière dont il agit avec les femmes. C’est rude et mignon en même temps ! Le professeur Lyall est un personnage secondaire de poids que j’espère voir développer par la suite. Comme certains participants du book club l’ont remarqué, c’est un peu le “docteur Watson” de Maccon.

Venons-en au style de Gail Carriger. Comme beaucoup de monde je pense, j’ai eu un peu de mal à m’y faire mais par la suite j’ai vraiment apprécié cette écriture assez désuète et ses dialogues tout droits sortis du XIXème siècle. Il parait que la traduction française n’est pas très bonne donc si vous avez l’occasion de la lire en VO, jetez-vous dessus ;). Personnellement, je continuerai l’aventure en VF et en poche.

Le côté historique est bien présent. On retrouve bien la mentalité de l’aristocratie à l’époque. La touche steampunk qui y est ajouté est très appréciable mais j’aurais aimé qu’elle soit plus présente. Ce sera peut-être le cas dans les autres tomes.

Bref, j’ai vraiment trouvé ce livre excellent. Je vous le recommande très volontiers. Moi, il ne me reste plus qu’à ronger mon frein jusqu’en avril 2013, date de sortie poche de “Sans forme”.

 5 sur 5

Auteur : Gail Carriger

Titre : Le protectorat de l’ombrelle, tome 1 : Sans âme

Edition : Le livre de poche

Genre : SF, Steampunk, bit lit

Pages : 425

D’autres avis : Jess, Matilda, Heclea, Bambi_Slaughter, Archessia, Mutinelle, Frankie, Acr0, Karline, Mypianocanta, TheChouille, Galleane, Ptitetrolle, Phooka, Mycoton, Cajou, Benjamin, Dup, Lauredumiroir, Mamzelle_Sweety

J.K. Rowling – Une place à prendre

Je vous avoue que j’ai un peu la pression. Je ne compte plus le nombre de personnes qui m’ont dit être intéressée de lire mon avis. Mais je vais donc tenter de donner mon opinion sincère sur ce livre.

Je commence tout de suite par vous dire que j’ai suivi un conseil que m’avez donné plusieurs blogueurs : prendre des notes. Durant les 100 premières pages, je notais tous les personnages qui nous étaient présentés. De ce fait, je n’ai jamais été perdue. On reproche souvent à ce livre d’avoir trop de personnages. Pour ma part, je peux vous dire que la technique fonctionne et est largement suffisante pour ne pas les confondre.

Dans son nouveau bouquin, J.K. Rowling nous présente les habitants du petit village de Pagford dans lequel Barry Fairbrother, un conseiller paroissial, vient de mourir subitement. Au programme de ce livre, des manigances à gogo pour briguer le poste qui vient de se libérer. Et les éternelles querelles vont recommencer…

Les personnages sont  au coeur de ce récit. Chaque protagoniste nous est présenté en détail. Nous découvrons la vie de plusieurs familles ainsi que l’impact que la mort de Barry Fairbrother va avoir sur leur quotidien. Et dans tout ce climat tendu, il y a les adolescents qui tentent comme ils peuvent de s’amuser, d’échapper à cette réalité. Chacun d’entre eux a su me toucher que ce soit Krystal qui doit jouer le rôle de l’adulte vis-à-vis de son petit frère mais également de sa mère, Sukhvinder, une jeune fille mal dans sa peau ou Andrew, amoureux de la belle Gaia, qui tente d’oublier ce qui se passe dans sa propre famille. Je me suis tellement attachée à ces personnages que j’ai été empathique envers chacun d’entre eux. Je vivais par procuration tout ce qui leur arrivait. Résultat, j’ai fini ce roman totalement scotchée. C’était dur émotionnellement pour moi de refermer ce livre, dur de quitter ses personnages tant aimés.

Mais outre cela, Une place à prendre est également un roman social qui nous offre une plongée dans la vie à la campagne. Entre les plus nantis et ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts, J.K. Rowling dresse un portrait complet de toutes les couches sociales. C’est parfois, dur, cruel et choquant d’entendre certains propos. Je pense par exemple à une famille aisée qui ne rêve que de fermer la clinique de désintoxication.

Quant au style de J.K. Rowling, il est tout aussi fluide que dans Harry Potter. Les pages se tournent à une vitesse folle. Preuve en est, j’ai lu plus de 400 pages en une seule journée, ce qui est plutôt rare chez moi. L’auteur s’adapte aux langages de chaque personnage, soutenu pour certains, très populaire pour les classes inférieures. L’écriture participe activement à nous plonger dans le roman.

Je pense que vous me voyez venir… Une place à prendre est une vraie claque pour moi, un coup de coeur ! J’ai vraiment été happé du début à la fin par cette intrigue bien ficelée. Je me suis rapidement projetée dans certains personnages et je n’ai pas vu le temps passer avec ce livre. Bref, je n’ai rien à reprocher à ce tout nouveau roman de J.K. Rowling. Alors, à quand le prochain ?

5 sur 5

5ème roman que je lis pour le challenge 1% du Challenge 1% littéraire. Le coup de coeur que j’attendais tant est enfin arrivé !

Auteur : J.K. Rowling

Titre : Une place à prendre

Edition : Grasset

Genre : Drame, Contemporain

Pages : 680

D’autres avis :  CroutonBelledenuit, Argali, Azilis, Sevmarguerite, Stephie, Ethernya

Jane Austen – Persuasion

Après avoir lu Lady Susan l’année passée, je me devais de continuer à lire l’œuvre de Jane Austen.

Mon résumé:

Anna Elliot a 27 ans et n’est toujours pas mariée. Le capitaine Wentworth, qui fût son prétendant 8 ans auparavant est de retour dans la région. La reconnaitra-t-il ?

Mon avis:

J’ai été un peu déçue de ne  pas retrouver autant d’humour que dans Lady Susan.  A part le personnage de Mary, les protagonistes ne sont pas très drôle.

Anna, l’héroïne est plutôt attachante même si elle semble sans défaut. Ce qui est un peu dommage… C’est une sorte de Cendrillon, une femme toute gentille, aimante et on ne comprend pas trop pourquoi la vie ne lui sourit pas plus. Le capitaine est un personnage intriguant mais il ne m’a pas vraiment séduite. Je sens que je vais me faire étriper pour oser dire un truc pareil :)). J’attendais sûrement trop de sa fameuse lettre.

Évidemment, Jane Austen nous livre ici une critique de la bourgeoisie tout en finesse avec les coups-bas et les lèche-culs à foison. C’est exquis, machiavélique, ça m’a beaucoup plus !

Après avoir lu 2 romans de la dame, je crois que je peux affirmer ne pas  être une inconditionnelle de Jane Austen. Ce sont certes des romans agréables mais qui ne me transcendent pas l’esprit. Dans ma PAL, il y a Emma, Northanger Abbey et Orgueil et préjugés. Je vous reparlerai donc encore de l’œuvre de Jane Austen dans le futur.

4 sur 5

Auteur: Jane Austen

Titre: Persuasion

Édition: 10/18

Genre: Classique, amour

Pages: 316

Lu dans le cadre d’une lecture commune en compagnie de Amandine, Betynou, Chantilly, Czar, didi8921, Eden1487, Elea23, Elizabeth-Bennet, Elphaba, Evy, Exxlibris, Frankie, jelydragon, Lady K, Leyla, Melisende, Morgouille, Niënor, Sakina et Scor13.

Eva Ibbotson – Le secret du quai 13

Si vous allez à King’s Cross, vous vous dirigerez sûrement vers le quai 9 3/4, juste par curiosité. Mais savez-vous qu’il y a un autre monde merveilleux derrière le quai 13 ?

Mon résumé:

Tous les 9 ans, et ce pendant 9 jours, un tunnel s’ouvre dans la salle d’attente du quai 13 de la gare de King’s Cross. Ce tunnel permet d’entrer sur l’Île, un endroit merveilleux où vivent toutes sortes de personnages: des sorcières, des fées, etc… Le jeune prince de la famille royale de cette île a été enlevé au précédent passage. La reine et le roi vont donc constituer une équipe pour aller rechercher leur fils bien aimé.

Mon avis:

Eva Ibbotson nous livre ici encore une chouette histoire. Je l’ai d’ailleurs préféré à Recherche sorcière désespérément. Je suis quand même un peu déçue car j’ai découvert très vite “le pot aux roses” ou en d’autres mots, comment cela va se terminer. Et ça m’a été tellement facile de deviner ça que je me demande si un enfant n’y arriverait pas aussi. Ca m’a donc un peu gâché ma lecture mais j’ai quand même apprécié de suivre la vie d’Oggs, de Ben et de toute la troupe. C’est vraiment un roman agréable pour faire passer le temps. J’ai adoré une certaine créature de l’île qui s’appelle “faiseur de brumes”, une sorte d’oreiller sur pattes qui a vraiment l’air trognon ! (S’ils en font une peluche, je l’achète direct :)) )

On peut trouver quelques similitudes avec la saga Harry Potter : l’histoire du quai à King’s Cross tout d’abord et deux personnages qui ressemblent un peu à Harry et Dudley mais je n’irai pas jusqu’à dire que J.K Rowling s’est inspiré de ce livre. Je crois plutôt que c’est dû au hasard.

Le secret du quai 13 est donc un chouette bouquin pour les enfants et les plus grands même si la fin peut être devinée assez aisément.

4 sur 5

Auteur: Eva Ibbotson

Titre: Le secret du quai 13

Édition: Le livre de poche jeunesse

Genre: Jeunesse, fantastique

Pages: 251