Fannie Flagg – Beignets de tomates vertes

Beignets de tomates vertes

J’ai beaucoup entendu parler de Beignets de tomates vertes. J’étais vraiment impatiente de le découvrir mais j’ai préféré attendre que l’été arrive. >Je pensais ainsi pouvoir me plonger plus rapidement dans la vie rurale de ce petit village d’Alabama.

J’ai tout de suite eu l’impression d’être dans la confidence, d’être en train de déguster un thé en écoutant Ninny qui me parlait de Whistle Stop et de sa population de 1929 à 1988. La partie plus contemporaine où on suit Evelyn, celle à qui se confie Ninny est beaucoup moins intéressante. C’est une femme mal dans sa peau, qui se goinfre à longueur de journée et qui ne semble pas du tout heureuse de sa vie. Mais Ninny est là telle un rayon de soleil pour lui donner envie de reprendre en main sa vie. Parmi les aventures que raconte Ninny, c’est certainement le couple Idgy-Ruth qui est le plus agréable à suivre. Ce couple de femmes qui tient un café ne peut qu’être admiré. J’ai aimé les suivre et voir ce qui allait leur arriver.

Le style est agréable, plutôt familier et l’auteur contextualise beaucoup ce récit. Je n’ai eu aucun mal à m’imaginer en Alabama auprès de cette petite communauté. En bonus, vous pouvez également retrouvez un petit livre de recettes à la fin de l’ouvrage. Vous pourrez donc réaliser vos propres beignets de tomates vertes si Ninny vous a donné l’eau à la bouche.

Voilà une histoire agréable et très sympathique. Néanmoins, ce n’est pas un coup de coeur pour moi et je pense que c’est parce qu’on me l’a un peu trop bien vendu. Vu le nombre de personnes qui adorent ce roman, je m’attendais à un coup de foudre radical, ce qui ne fut donc pas le cas.

N’en attendez pas trop de ce roman donc mais laissez vous porter par le récit de Ninny qui est tout de même à découvrir !

Auteur : Fannie Flagg

Titre : Beignets de tomates vertes

Edition : J’ai lu

Genre : Contemporain

Pages : 474

D’autres avis : Frankie, Pauline, Cajou

Challenge des globe-readers

Escale : 40/+75 : Alabama, USA

Seth Grahame-Smith – Abraham Lincoln chasseur de vampires

A l’heure où le film adapté de cette histoire va bientôt sortir sur nos écrans (ou est sorti, ça dépend où vous vivez ^^), j’ai voulu me plonger dans le roman qui vient de sortir en poche.

Seth Grahame-Smith nous propose ici une fausse biographie du 16ème président des Etats-Unis.  J’avais peur que la composante fantastique de ce roman soit mal amenée. J’ai rapidement été soulagée. Dès le début, les vampires sont intégrés à l’histoire d’Abe (oui, on est intime maintenant, je l’appelle par son petit nom). Et cela ne « cloche » pas. On pourrait vraiment croire qu’on est en train de lire le véritable journal d’Abraham Lincoln.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman pour son apport historique. Sous forme d’histoire fantastique et ludique qui pourra plaire aux jeunes lecteurs et aux adeptes de ce genre de littérature, le livre nous permet aussi d’en apprendre plus sur l’abolition de l’esclavage et sur la guerre de Sécession. Bref, on s’instruit tout en s’amusant !

Ce roman aurait vraiment pu être un coup de coeur si l’auteur n’avait pas décidé d’autant s’appesantir sur des périodes peu fascinantes de la vie d’Abraham. Je pense notamment à son enfance et son adolescence qui prennent quasiment la moitié du livre. Et d’autre part, je suis un peu frustrée de ne pas connaître la vie d’Abraham de A à Z. En effet, l’auteur a décidé de faire des ellipses de plusieurs années. J’aurais aimé avoir même un bref résumé de quelques lignes. Mais non, rien…

Le livre est un mélange entre les extraits du journal de Lincoln et une narration à la troisième personne. Le narrateur (qui est en fait Seth-Grahame Smith) nous affirme qu’une étrange personne est venu le voir, lui a passé les journaux d’Abraham Lincoln et lui a demandé de raconter son histoire. J’ai vraiment été agréablement surprise par la fluidité du texte. Je pensais que les extraits allaient ralentir le récit. Mais au contraire, passer du roman au journal se fait très aisément. Ça se dévore tout simplement. Et puis, les illustrations (des photographies pour la plupart) qui ponctuent régulièrement le roman sont un vrai plus. Oui, je vous l’affirme, on s’y croirait presque ^^.

Donc, en gros, si vous ne l’avez pas encore en votre possession, je vous le conseille grandement. J’ai vraiment hâte de voir le film maintenant même si je pense qu’il sera plus tourné vers l’action.

4 sur 5

Auteur : Seth Grahame-Smith

Titre : Abraham Lincoln, chasseur de vampires

Edition : J’ai Lu

Genre : Fantastique, Historique

Pages : 405

D’autres avis : madokaArchessiapetit-lips

WalpurgisDahlia_Chris5908morgaxia

Hélène Kerillis, Judith Gueyfier – Péo Péo le rouge gorge

J’ai pris goût aux albums jeunesse. Ici, l’univers est radicalement différent de La petite sorcière. On part pour l’Amérique, yiiiha !

Résumé (par moi):
Nous sommes chez les Amérindiens. Nash rêve d’avoir un fils guerrier comme lui. Sa femme est en train d’accoucher. Premier cri. C’est un fils, hourra ! Nash imagine déjà le nom de son enfant: Flèche-Rapide, Oiseau-Tonnerre,… Mais ce n’est pas à lui de décider. Il faut que le Grand-Esprit se manifeste, c’est lui qui dictera son nom. Plusieurs jours passent et il ne se manifeste pas. Un jour enfin, il révèle le nom de l’enfant: Péo-Péo. Péo-Péo ? Mais ça veut dire Petit Oiseau, beaucoup trop tendre pour un guerrier. Nash est furieux. Durant toute l’enfance de Péo-Péo, il veut l’initier à l’art de la guerre mais l’enfant n’est pas très doué. Il préfère écouter le chant des oiseaux et jouer du tambour. Son père excédé, l’envoie en haut d’une colline et lui dit de ne revenir au village que lorsque l’esprit guerrier se sera manifesté à lui…

Mon avis:
C’est vraiment une très jolie histoire sur la tolérance. Les couleurs sont très harmonieuses. La couleur dominante est le rouge, comme le rouge-gorge, comme les Peaux-Rouges,… Le crayonné est simple, enfantin, mais je le trouve également très poétique. Cette petite fable permet aux enfants d’apprendre qu’il n’y a pas que la force qui compte, que chacun a un don. Elle permet aussi d’entrer dans l’univers des Indiens toute en douceur. Pour tous les petits marmots qui ont 3 ans ou plus.

5 sur 5

Auteur: Hélène Kerillis, Judith Gueyfier
Titre: Péo-Péo, le rouge-gorge
Genre: jeunesse, fable, conte
Edition: BilbOquet
Pages: 24


Bilan: 9/26

Bernard Giraudeau – Les dames de nage

Je peux voir la canopée comme des vagues immobiles auxquelles seul le vent de la montagne donne une vie de mer sombre. Il traîne des brumes alanguies que le soleil levant finit toujours par enflammer. Au-delà, il y a un grand fleuve et bien au-delà la mer, lavraie, l’infinie, qui se dessine parfois comme un trait de lumière pour souligenr l’indéfini du ciel. J’aime cet endroit comme une escale de paix. Je suis un égaré ayant décidé de se poser, de rester là dans chaque instant des souffles. J’écoute l’oiseau, un chant sur la page de silence. A la fin du jour il y a des voix dans la vallée, isolées comme des notes échappées. J’apprends l’attente, celle de l’instant, celle de la pluie, des jours à venirs, de la nuit, de la première étoile, celle du feu pour les repas et pour réchauffers les soirs. J’attens sans impatience, en vivant l’instant comme une éternité. Ajouté à ce bonheur, il y a l’inattendu de cette vie là-haut, les coups de vent soudains qui annoncent l’orage. Il y a alors une plainte rugueuse des écorces blessées, un bavardage précipité du feuillage sous les ailes sombres des nuages, et je me régale d’un poignard de feu, derrière les voiles d’eau. Il me semble que ces instants-là ne peuvent finir.Si un tour du monde n’est pas dans vos moyens mais que vous en avez quand même envie de parcourir le monde, je vous conseille ce magnifique roman de Giraudeau. Il dresse le portrait des femmes qu’il a rencontré durant ces voyages mais aussi sa mère, sa voisine, son assistante,… D’Afrique en Amérique du Sud, préparez-vous à voyager et surtout à aimer. J’ai rarement eu l’occasion de sentir tout l’amour que l’écrivain a voulu nous montrer dans ce beau roman. De plus, Bernard Giraudeau a une plume magnifique comme en atteste l’extrait que je vous montre.Mon amour est ce vent insoumis, cette profondeur marine, une algue au plus fort du courant .

En Afrique, il n’y a pas les tabous des Blancs, Babo, il n’y a que la religion pour inventer cela.

Un réel coup de coeur pour moi ! Je ne regrette pas de l’avoir sorti de ma bibliothèque où il prenait la poussière depuis plus d’un an.

5 sur 5

Auteur: Bernard Giraudeau
Titre: Les dames de nage
Genre: Roman, aventure, amour
Edition: Points
Pages: 250