Clive Cussler, Paul Kemprecos – L’or bleu

Mon avis:

J’avais 14 ans quand j’ai acheté « L’or bleu » que j’ai rapidement abandonné. Le thème n’était pas à mon goût. Quant Calypso a lancé son challenge Un mot, des titres, je n’ai pas tout de suite songé à ce livre mais en arpentant, une fois, ma bibliothèque, je l’ai retrouvé et je me suis dit que ça pouvait être une bonne occasion pour offrir une seconde chance à ce livre.

Je peux déjà vous dire que, cette fois, je l’ai terminé. Nous suivons deux groupes de personnes: il y a d’abord Austin, un coureur de catamaran qui fait partie de la NUMA et qui essaye de déterminer ce qui a pu provoquer la mort d’une dizaine de baleines. De l’autre côté, il y a un couple en pleine Amazonie qui découvre le cadavre d’un indien sur une barque.

Dans ce thriller, tout tourne autour de l’eau et de la NUMA, qui est une sorte d’ONG maritime fondée par l’écrivain lui-même. Comme je le disais au-dessus, ce n’est pas un domaine qui me passionne particulièrement mais je me suis laissé guidée par ce roman. J’ai trouvé ce thriller assez typique mais ça reste un bon divertissement.

Je n’ai pas su m’attacher aux personnages que j’ai trouvé assez froids. Ils manquent cruellement de sentiments. Bon d’accord, ce sont des scientifiques qui se penchent sur un sujet d’étude mais ce n’est pas pour autant qu’ils doivent être dépourvus d’émotions !

J’ai beaucoup aimé l’épisode en Amazonie. La mort de cet indien, le trafic d’herbes curatives et le mystère autour d’une déesse qui protégerait un peuple indien m’a réellement captivée. Malheureusement, ce point positif ne suffira pas à faire de ce livre un coup de cœur.

Les descriptions sont beaucoup trop longues à mon goût et je trouvais que cela cassait le rythme du récit. Ce qui est plutôt dommage pour un thriller, non ?

En conclusion, L’or bleu peut être une agréable lecture d’été même si le souci du détail et les personnages distants m’ont empêchée d’apprécier complètement cette lecture.

3 sur 5

Le petit plus: J’ai lu ce livre dans le cadre du tout nouveau challenge lancé par Calypso : Un mot des titres. Ce défi consiste à lire un livre dont le titre comporte le mot désigné par tirage au sort. Le mot choisi pour cette session était bleu. Je vous invite à découvrir l’avis de mes autres camarades en cliquant sur le logo:

Et ça commence ainsi:

« Aéroport de São Paulo, Brésil, 1991

Les deux turboréacteurs causèrent une puissante secousse ; l’avion privé aux formes aérodynamiques s’éleva de la piste d’envol et s’élança vers les cieux voûtés surplombant São Paulo. Le Learjet gagna vite de l’altitude et se stabilisa à douze mille mètres au-dessus de la plus grande cité d’Amérique du Sud, avant de mettre le cap au nord-ouest à la vitesse de huit cents kilomètres heure. A l’arrière de la cabine, installé dans un confortable fauteuil, le professeur Francesca Cabral regardait par le hublot la couverture de nuages cotonneux. Elle semblait mélancolique. A peine l’avait-elle quittée qu’elle avait déjà la nostalgie de cette ville aux rues enfumées et à l’énergie grouillante. Sa ville. Un ronflement assourdi, provenant de l’autre côté de l’étroite allée séparant les deux rangées de fauteuils, interrompit sa rêverie. Elle jeta un coup d’œil à l’homme entre deux âges, vêtu d’un costume chiffonné, qui ronflait dans son coin, et se demanda avec un hochement de tête ce à quoi son père avait bien pu songer quand il avait engagé Philippo Rodriques pour lui servir de garde du corps. »

Auteurs: Clive Cussler, Paul Kemprecos

Titre : L’or bleu

Édition: Grasset

Genre: Thriller

Pages: 350

Luis Sepulveda – Le vieux qui lisait des romans d’amour

Voilà un livre que j’ai pioché dans la bibliothèque de mon chéri. Un livre que j’avais hâte de découvrir…

Mon résumé:

C’est donc l’histoire d’un vieux qui lit des romans d’amour mais qui est aussi un homme qui a été élevé par les hommes de la jungle. Le jour où une femelle ocelot crée la panique après avoir tué un homme blanc, c’est lui qu’on vient chercher pour tuer l’animal.

Mon avis:

Voilà une lecture très courte qui nous plonge en plein cœur de l’Amazonie équatorienne. Pendant les 50 voire même 70 premières pages, je n’arrivais pas à deviner où l’auteur voulait m’emmener. La révélation n’arrive en fait qu’à la toute fin mais elle est vraiment très belle.

Le style est fluide, agréable. Il y a parfois de jolies phrases à relever.

Ce qui m’a beaucoup plu aussi est de lire les annotations qu’avait fait mon chéri pour l’école. J’ai trouvé ça mignon, touchant. Ça m’a permis de lire ce livre un peu autrement.

Sepulveda nous livre là une ode à la nature, à l’amour et au respect de celle-ci. C’est loin d’être une lecture indispensable mais vu que ce récit est très court, je conseillerai à ceux qui hésitent de prendre un peu de temps pour le lire.

Peut-être ai-je été moins touchée que d’autres vu que je l’ai lu dans un train bondé de personnes qui jacassaient. Ça a peut-être joué. Mais j’ai quand même passé un bon moment de lecture !

Je ne vais pas être beaucoup plus longue, j’avoue ne plus trop savoir que dire ! Ah si, que je suis ravie d’avoir lu un livre d’un auteur chilien, ce qui me fait une nationalité de plus pour le world book challenge : un livre, un pays sur Facebook ^^.

4 sur 5

Auteur: Luis Sepulveda

Titre: Le vieux qui lisait des romans d’amour (VO: Un viejo qui leia novelas de amor)

Édition: Point

Genre: Aventure, voyage

Pages: 121

Horacio Quiroga – Anaconda

« Anaconda », ça ressemble à un titre de film d’horreur. Mais ce n’est pas ça que nous offre ici monsieur Quiroga. Non, ce sont des contes étranges sortis tout droit d’Amazonie !


Mon avis:

Ce qui m’a tout de suite marqué chez cette auteur, c’est son histoire personnelle. Plutôt qu’un long discours, je vous propose ce qu’en dit Wikipédia (même si c’est loin d’être une science exacte mais la biographie présente dans mon livre confirmait bien ce passage) :

L’existence tout entière d’Horacio Quiroga est placée sous le signe de la mort : mort de son père, qui, alors que le futur écrivain est âgé de trois mois se tire une balle de fusil dans la tête sans que l’on sache s’il s’agit d’un accident ou d’un suicide; mort de son beau-père, dix-sept ans plus tard, qui se suicide d’un coup de fusil sous les yeux du jeune homme ; suicide de sa première femme en 1915 ; mort enfin de son meilleur ami, Federico Ferrando, accidentellement tué par Quiroga lui-même alors qu’il manipule un pistolet.

J’ai beaucoup aimé la première nouvelle qui donne son nom au recueil : Anaconda. C’est l’histoire d’une chasse aux serpents…où on est du côté des reptiles ! Vraiment passionnant…

D’autres nouvelles étaient aussi intéressantes mais j’avoue que mon impression globale est plutôt mitigée. C’est bien mais sans plus. Les histoires finissent souvent mal et montrent la fragilité de l’existence (on le comprend aisément en connaissant le passé de l’auteur).

Le style a quand même bien vieilli. Il n’est pas toujours accrocheur mais reste tout de même assez accessible. C’est peut-être du au fait que mon livre date de 1960. Peut-être qu’on en a fait une traduction plus moderne aujourd’hui.

Je ne sais donc pas si je dois vous le conseiller ou vous le déconseiller. Mon cœur balance entre les deux. Ce sera donc à vous de vous faire votre propre avis.

3 sur 5

Extrait (de la nouvelle Anaconda):

Il était dix heures du soir et il faisait une chaleur suffocante. Le temps lourd, sans un souffle, pesait sur la forêt. Le ciel de charbon était de temps à autre déchiré à l’horizon par de sourds éclairs, mais l’orage grondant au sud était encore loin.

Sur un chemin au milieu des spartes blancs, Lancéolée avançait avec la lenteur générique des vipères. C’était une yarara magnifique, d’un mètre cinquante, aux flancs ornés d’une ligne noire bien découpée en dents de scie, écaille par écaille. Elle avançait en s’assurant de la sécurité du sol avec la langue, qui remplace parfaitement les doigts chez les ophidiens.

Elle allait à la chasse. En arrivant à une intersection, elle s’arrêta, se lova sans hâte, remua encore un moment en cherchant sa position et, après avoir ramené sa tête au niveau de ses anneaux, elle y posa la mâchoire inférieure et attendit immobile.


Auteur: Horacio Quiroga

Titre: Anaconda

Édition: Points

Genre: Nouvelles, contes

Pages: 197

Bilan: 23/26