Eva Ibbotson – Reine du fleuve

Reine du fleuve est un roman d’Eva Ibbotson que j’avais déjà apprécié dans Le secret du quai 13 et Recherche sorcière désespérément. Ici, point de fantastique mais une histoire toute mignonne d’une jeune fille pas gâtée par la vie qui découvre l’Amazonie. Maya est donc une orpheline qui, un jour, se fait adopter par des parents lointains vivant au Brésil. Sur place, la jeune enfant déchantera car cette famille s’enferme constamment dans leur maison et ne veulent pas découvrir la culture mais aussi la faune et la flore qui les entoure.

Les personnages sont un peu manichéens avec la famille Carter donc, très fermée sur elle-même qui rejette tout ce qui n’est pas anglais et Maya et les amis qu’elle se fera sur place qui sont ouverts, sympathiques et gentils. Néanmoins, Reine du fleuve reste une histoire attendrissante avec quelques rebondissements bienvenue et avec une fin comme on les aime avec les « gentils » qui gagnent et les « méchants » qui ont ce qu’ils méritent.

Cette histoire permettra également aux jeunes lecteurs de découvrir Manaus et l’Amazonie en général. Dommage qu’Eva Ibbotson n’a pas insufflé un peu plus de morale dans ce livre, je pense que ça aurait pu l’améliorer.

Finalement, ce livre est celui que j’ai le moins préféré d’Eva Ibbotson. Il m’en reste encore quelques-uns à découvrir. Le prochain sera probablement L’étoile de Kazan !

3 sur 5

Auteur : Eva Ibbotson

Titre : Reine du fleuve

Edition : Albin Michel Wiz

Genre : Jeunesse, aventure

Pages : 380

Couverture : Pierre Mornet

D’autres avis : Betty, Chocolatine, Solenn

Amélie Nothomb – Tuer le père

Mon avis :

Comme toujours le nouveau Nothomb fait grand bruit. Vu que je suis une grande fan de cette écrivaine, j’étais curieuse de découvrir ce nouvel opus. J’ai cogité cette chronique pendant plusieurs jours. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à trouver mes mots pour vous exprimer mon sentiment. Mais bon, je me lance !

De quoi parle ce livre déjà ? D’un adolescent de 15 ans qui quitte sa mère et qui aimerait percer dans le domaine de la magie. C’est autour de ce thème que se déroulera le roman. Bien sûr des questions plus profondes seront abordées comme le complexe d’Œdipe.

J’ai souvent lu dans les critiques qu’avec ce roman, Amélie Nothomb est exactement là où on l’attend. Ah oui ? Pourtant, elle nous propose un univers tout à fait original où s’entremêle magie, jonglerie avec le feu et rapports familiaux. Comme souvent, Amélie se concentre sur quelques personnages : Joe, l’adolescent brillant, Norman le grand magicien et sa femme qui semble être la plus normale de tous.

Pas mal de rebondissement dans ce livre, j’ai été fort surprise par la tournure des évènements puis par la chute. Il n’y a pas à dire, Amélie Nothomb arrive encore à me surprendre. Néanmoins, je trouve qu’elle n’utilise pas cette idée à fond. Le roman aurait mérité plus de pages, plus de profondeur.

Toutefois, j’ai parfois eu du mal à reconnaitre le style de l’auteur. Oui, l’humour est là mais je n’ai appris aucun nouveau mot de vocabulaire, aucun mot farfelu que j’aime tant découvrir dans les Nothomb.

En refermant ce livre, je me suis dit que c’était un bon Nothomb, pas un des meilleurs certes mais il est agréable. Ce ne sera pas un Nothomb que je refilerai à ceux qui désirent commencer à lire cet auteur mais les adeptes de la dame (comme moi) trouveront leur compte.

3 sur 5

Le petit plus :

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération Les matchs de la Rentrée Littéraire de Priceminister. Vous pouvez d’ailleurs y retrouver le roman Tuer le père.

les matchs de la rentrée littéraire

Et puis c’est le mois fritissime !

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Tuer le père

Edition : Albin Michel

Genre : Littérature générale

Pages : 150

Amélie Nothomb – Le Voyage d’hiver

Voici le dernier Nothomb, le dernier… jusqu’au prochain qui sort dans 11 jours !

Mon résumé:

Zoile va détourner un avion. En attendant l’heure d’embarquement, il rédige ses notes… Et c’est à travers celles-ci qu’on le découvre.

Mon avis:

Aaaah voilà du Nothomb ! Il y a peu, j’ai lu Les combustibles que je n’avais pas trouvé assez « nothombien » à mon goût. « Le Voyage d’hiver » m’a fait penser à ce livre sur plusieurs points. D’abord, il y a l’omniprésence du froid, puis on retrouve encore une histoire qui tourne autour de 3 personnages mais cette fois, ce sont 2 femmes et 1 homme.

Je vois souvent dans les billets qu’Amélie devrait prendre plus de temps à soigner ces livres plutôt qu’en sortir un tous les ans, ponctuelle comme une pendule. Et là, j’ai vraiment envie de leur répondre: Foutaise ! Amélie Nothomb écrit plusieurs manuscrits par an. Elle a une fois affirmé qu’elle en avait plus d’une vingtaine qui attendent sagement dans un tiroir. Alors pourquoi, Amélie devrait se freiner d’écrire alors qu’elle a toujours fait ainsi ? Bref, même si je trouve certains de ces derniers livres en deça des autres, je reste profondément fan d’Amélie.

Et justement, avec ce récit, j’ai vraiment renoué avec elle. On fait la connaissance de personnages aux noms et aux caractères extravagants. C’est tout Nothomb quoi, et moi, j’adore. Elle montre pour la première fois je crois dans ce roman, le thème de l’autisme. Et évidemment, il ne pouvait n’y avoir qu’elle pour nous le représenter sous cet angle !

Ce qui cloche souvent dans ces derniers récits est la fin de ceux-ci. J’avais donc une petite appréhension quand je voyais la fin arrivait… Mais là encore, Amélie Nothomb m’a fait plaisir. Elle a offert une fin digne de ce nom à ce roman (même si je sens que certains seront en désaccord).

La touche « Nothomb » est omniprésente dans son dernier livre et j’ai encore plus hâte de découvrir celui qui va sortir le 19 août : Une forme de vie, qui selon Amazon, va être un peu plus long que ce dernier opus: 180 pages.

Extrait:

J’appréciais par ailleurs qu’il n’y ait pas de photo de l’auteur sur la jaquette, en cette époque où l’on échappe de moins en moins à la bobine de l’écrivain en gros plan sur la couverture.

Auto-dérision à la belge ou message pour l’éditeur ? En tout cas, ce passage m’a bien fait rire !

4 sur 5

Auteur: Amélie Nothomb

Titre: Le Voyage d’hiver

Édition: Albin Michel

Genre: Littérature générale

Pages: 130

Patrick Poivre d’Arvor – Elle n’était pas d’ici

Mon résumé:

Solenn, la fille de Patrick, vient de se suicider. Elle n’aimait pas la vie et ne supportait plus sa maladie (anorexie, boulimie). Ici, Patrick Poivre d’Arvor nous parle de sa fille, il lui parle à elle, tente de comprendre, lui pardonne, l’aime tout simplement.

Mon avis: 

C’est vraiment un livre très fort et très touchant même s’il est assez court. PPDA arrive à nous faire ressentir ce qui se passe dans la tête d’un père dans ce genre de cas. Jamais les images choquantes de la maladie ne seront présentes.

Il y a surtout une douleur infinie d’un père qui a perdu son enfant. PPDA écrit à sa fille disparue et les larmes nous montent parfois aux yeux. De nombreux extraits sont pris d’autres livres, de chansons, de lettres. Ces extraits sont parfaitement choisis.

La plume de PPDA n’est pas extraordinaire mais elle touche. On se sent au coeur de son histoire. On est juste à côté de lui.

C’est donc un témoignage poignant qui ne tombe pas dans le mélodrame et qui sonne juste. C’est une vision particulière que nous offre PPDA sur la maladie. L’avis de celui qui vit à côté de la personne malade sans savoir vraiment que faire. Ce fut une lecture très enrichissante mais j’aurais du lire Lettres à l’absente auparavant, ça m’aurait permis d’être encore plus proche de ce drame.

5 sur 5

Auteur: Patrick Poivre d’Arvor

Titre: Elle n’était pas d’ici

Genre: Témoignage, vécu

Edition: Albin Michel

Pages: 156

Amélie Nothomb – Les combustibles

Nothomb, c’est ma passion ! Et depuis février, plus aucun Nothomb n’a été lu. Sacrilège ! Allez, on répare ça  tout de suite…

Mon résumé:

3 personnages: Marina, Daniel, le professeur. Un lieu: l’habitation du professeur, quelques chaises, une bibliothèque pleine. Époque: pendant une guerre. C’est flou mais ça suffit à dépeindre ce qu’il y a dans ce livre !

Mon avis:

Amélie Nothomb nous offre ici une pièce de théâtre qui amène beaucoup de réflexions. Parmi celles-ci, la principale est « Quel livre seriez prêt à sacrifier pour vous réchauffer ? Lequel mérite d’être sauvé. Volontairement, Amélie n’ancre pas son histoire dans la réalité. On ne sait pas où on est né, ni à quelle époque. On ne sait même pas si on est sur Terre… Tout ce qu’on sait, c’est que c’est la guerre et que nos protagonistes ont froid. Et vu qu’il n’y a plus de combustibles, ce sont les livres qui vont être peu à peu détruits.

Volontairement aussi, Amélie nous cite des faux écrivains dans ce livre. Sûrement parce qu’elle veut qu’on s’intéresse au questionnement plutôt qu’aux écrivains cités (et puis ça aurait créé des histoires si le premier livre jeté au feu aurait été un grand classique aimé de tous ou je ne sais quoi).

Bref, Amélie m’a surpris. Et oui, c’est encore possible ! Elle apparait sur un terrain que je ne lui connaissais pas : le théâtre/essai. Malheureusement, je ne vais pas hisser ce livre parmi mes préférés de l’auteur. J’ai trouvé l’œuvre un peu trop courte (même si ça suffit à faire le tour de la question) et pas assez « nothombien » à mon goût !

En clair, pas vraiment déçue ni vraiment charmée mais je suis ravie d’avoir lu une œuvre de plus de cette écrivaine que j’aime tant !

3 sur 5

Auteur: Amélie Nothomb

Titre: Les combustibles

Édition: Albin Michel

Genre: Théâtre

Pages: 110