Amélie Nothomb – La nostalgie heureuse

La nostalgie heureuse

Qui dit rentrée littéraire, dit nouveau Nothomb ! Pour la première fois, j’ai été fébrile de découvrir son nouvel ouvrage. En effet, c’est la première fois que je dois attendre pour lire un nouveau Nothomb. Les années précédentes, il m’en restait toujours à découvrir dans ma PAL.

Ce nouveau Nothomb fait d’ailleurs partie de ceux que je préfère c’est-à-dire les romans autobiographiques même si comme le souligne Amélie – après 22 romans, j’ai bien le droit de l’appeler par son prénom, non ?-, tout ce que l’on aime et donc ce que l’on vit devient une fiction.

J’ai à nouveau été bluffée par ce nouveau Nothomb. Celui-ci est plus intimiste que les autres. Amélie se confie à nous sans filtre. J’ai vraiment eu l’impression d’écouter les confidences d’une amie. C’est certainement le moins “bizarre” des romans de Nothomb. Un roman vrai qui pourtant est bien signée d’Amélie Nothomb. On y retrouve tout de même ses interrogations, ses pensées sur la vie.

Dans ce livre, on la suit donc de retour au Japon pour un reportage tourné par France 5. Je ne sais que vous conseiller : d’abord regarder ce reportage ou lire ce livre ? Une chose est sûre : mieux vaut avoir lu les autres livres autobiographiques d’Amélie Nothomb pour comprendre son amour infini pour le pays du soleil levant. A travers son regard, j’ai vraiment eu l’impression de voyager au Japon. C’est un pays qui me ronge et dont je rêve depuis que je suis toute petite et c’est grâce à ce genre de témoignage que j’assouvis mon envie de Japon avant j’espère, de pouvoir le découvrir de mes propres yeux.

Bref, j’ai adoré ce dernier Nothomb qui m’a fait passer par tout un tas d’émotion. J’ai également appris le concept de “nostalgie heureuse” typiquement japonaise. Un régal en somme !

Challenge des globe-readers

Escale 15/+75 : Kobe, Japon

Amélie Nothomb – Une forme de vie

Une forme de vie

Je ne peux commencer ma chronique qu’en vous avouant que je suis triste. Pourquoi ? Car je viens de lire le dernier roman d’Amélie Nothomb qu’il me restait à lire. Maintenant à part ces textes inédits, j’ai tout lu et je vais devoir attendre comme bon nombre de fans la rentrée littéraire pour avoir le plaisir de retrouver la plume de Nothomb.

Une forme de vie était donc le dernier qu’il me restait à découvrir. Je n’étais pas particulièrement attirée par le pitch du départ, voilà pourquoi il a du attendre son tour. Nous suivons donc Amélie Nothomb qui reçoit, un beau jour, une lettre d’un soldat américain mobilisé en Irak, Melvin Mapple. Elle va commencer à correspondre avec lui et découvrir qu’il est obèse.

Roman court et cinglant, Une forme de vie s’attache à parler de deux sujets : l’obésité,la gourmandise ainsi que notre rapport avec notre poids, notre silhouette. Amélie Nothomb nous fait encore pas mal réfléchir sur ces thèmes. Outre cela, l’auteur s’attache à nous parler de l’art (qu’est-il finalement ?) et du travail d’écrivain.

Le style est toujours aussi agréable et surprenant. Du pur Nothomb pour sûr ! Je me régale et je continue à lire ses romans en une petite heure.

Malheureusement, ce titre se noie dans la mêlée pour moi et ne fera pas partie de mes préférés. Je n’ai pas su m’attacher ou trouver intéressant le personnage de Melvin. De ce fait, le joli twist final ne m’a pas fait un grand effet.

Parmi les derniers sortis, je vous recommanderais plutôt Barbe bleue mais il semblerait que la plupart des fans de Nothomb trouvent que celui-ci est un bon cru donc à vous de voir !

 

3 sur 5

Lu dans le cadre du :

abc2013

4/26

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Une forme de vie

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, épistolaire

Pages : 180

D’autres avis : lounapiljosteinAmethysttachasMorgouillecocolaLalouHorrorEmeraldaSunnivaPerdre Une PlumeLiyahargaliSoundandfuryMyaRosa

Amélie Nothomb – Barbe bleue

Dans son dernier livre, Amélie Nothomb réécrit le conte de Barbe bleue de Charles Perrault.  Saturnine se présente suite à une annonce de colocation pour un prix imbattable. Elle sera choisie par Don Elmirio Nibal y Milcar pour devenir sa colocataire. Une seule pièce lui est interdit comme dans le conte mais Saturnine ne va pas faire comme toutes les précédentes colocataires.

Je suis directement rentré dans le récit. Il avait tout pour me plaire a priori : un Nothomb, une réadaptation de contes et surtout une relation entre une jeune Belge et un Espagnol. Tiens ça me rappelle quelqu’un même la différence s’arrête là !

Amélie Nothomb nous offre encore un huis clos sensationnel où les dialogues acerbes fusent entre les deux personnages. On arrive à la fin en moins de deux. Une fin qui était d’ailleurs telle que je la voulais. Ce n’est pas du tout un livre avorté pour moi.

Les personnages sont également superbement campés. Que ce soit Saturnine, cette jeune femme forte qui ne désire pas ouvrir cette foutue porte et tente de ne pas vaciller face à son colocataire. Ou ce cher comte Ermilio dont l’écrivaine va tenter de changer l’image de monstre qu’il a dans notre subconscient.

Bref, j’ai vraiment beaucoup aimé ce nouveau livre et je le mets facilement dans mon top 5 des romans d’Amélie Nothomb. C’est bien construit, les personnages sont rapidement attachants et puis les dialogues fusent pour mon plus grand plaisir. Tout ce que j’aime !

4 sur 5

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Barbe bleue

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, conte

Pages : 170

D’autres avis : Pauline, Metyuro, Emeralda, Mangolila

Eva Ibbotson – Reine du fleuve

Reine du fleuve est un roman d’Eva Ibbotson que j’avais déjà apprécié dans Le secret du quai 13 et Recherche sorcière désespérément. Ici, point de fantastique mais une histoire toute mignonne d’une jeune fille pas gâtée par la vie qui découvre l’Amazonie. Maya est donc une orpheline qui, un jour, se fait adopter par des parents lointains vivant au Brésil. Sur place, la jeune enfant déchantera car cette famille s’enferme constamment dans leur maison et ne veulent pas découvrir la culture mais aussi la faune et la flore qui les entoure.

Les personnages sont un peu manichéens avec la famille Carter donc, très fermée sur elle-même qui rejette tout ce qui n’est pas anglais et Maya et les amis qu’elle se fera sur place qui sont ouverts, sympathiques et gentils. Néanmoins, Reine du fleuve reste une histoire attendrissante avec quelques rebondissements bienvenue et avec une fin comme on les aime avec les “gentils” qui gagnent et les “méchants” qui ont ce qu’ils méritent.

Cette histoire permettra également aux jeunes lecteurs de découvrir Manaus et l’Amazonie en général. Dommage qu’Eva Ibbotson n’a pas insufflé un peu plus de morale dans ce livre, je pense que ça aurait pu l’améliorer.

Finalement, ce livre est celui que j’ai le moins préféré d’Eva Ibbotson. Il m’en reste encore quelques-uns à découvrir. Le prochain sera probablement L’étoile de Kazan !

3 sur 5

Auteur : Eva Ibbotson

Titre : Reine du fleuve

Edition : Albin Michel Wiz

Genre : Jeunesse, aventure

Pages : 380

Couverture : Pierre Mornet

D’autres avis : Betty, Chocolatine, Solenn

Amélie Nothomb – Tuer le père

Mon avis :

Comme toujours le nouveau Nothomb fait grand bruit. Vu que je suis une grande fan de cette écrivaine, j’étais curieuse de découvrir ce nouvel opus. J’ai cogité cette chronique pendant plusieurs jours. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à trouver mes mots pour vous exprimer mon sentiment. Mais bon, je me lance !

De quoi parle ce livre déjà ? D’un adolescent de 15 ans qui quitte sa mère et qui aimerait percer dans le domaine de la magie. C’est autour de ce thème que se déroulera le roman. Bien sûr des questions plus profondes seront abordées comme le complexe d’Œdipe.

J’ai souvent lu dans les critiques qu’avec ce roman, Amélie Nothomb est exactement là où on l’attend. Ah oui ? Pourtant, elle nous propose un univers tout à fait original où s’entremêle magie, jonglerie avec le feu et rapports familiaux. Comme souvent, Amélie se concentre sur quelques personnages : Joe, l’adolescent brillant, Norman le grand magicien et sa femme qui semble être la plus normale de tous.

Pas mal de rebondissement dans ce livre, j’ai été fort surprise par la tournure des évènements puis par la chute. Il n’y a pas à dire, Amélie Nothomb arrive encore à me surprendre. Néanmoins, je trouve qu’elle n’utilise pas cette idée à fond. Le roman aurait mérité plus de pages, plus de profondeur.

Toutefois, j’ai parfois eu du mal à reconnaitre le style de l’auteur. Oui, l’humour est là mais je n’ai appris aucun nouveau mot de vocabulaire, aucun mot farfelu que j’aime tant découvrir dans les Nothomb.

En refermant ce livre, je me suis dit que c’était un bon Nothomb, pas un des meilleurs certes mais il est agréable. Ce ne sera pas un Nothomb que je refilerai à ceux qui désirent commencer à lire cet auteur mais les adeptes de la dame (comme moi) trouveront leur compte.

3 sur 5

Le petit plus :

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération Les matchs de la Rentrée Littéraire de Priceminister. Vous pouvez d’ailleurs y retrouver le roman Tuer le père.

les matchs de la rentrée littéraire

Et puis c’est le mois fritissime !

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Tuer le père

Edition : Albin Michel

Genre : Littérature générale

Pages : 150