Amélie Nothomb – Une forme de vie

Une forme de vie

Je ne peux commencer ma chronique qu’en vous avouant que je suis triste. Pourquoi ? Car je viens de lire le dernier roman d’Amélie Nothomb qu’il me restait à lire. Maintenant à part ces textes inédits, j’ai tout lu et je vais devoir attendre comme bon nombre de fans la rentrée littéraire pour avoir le plaisir de retrouver la plume de Nothomb.

Une forme de vie était donc le dernier qu’il me restait à découvrir. Je n’étais pas particulièrement attirée par le pitch du départ, voilà pourquoi il a du attendre son tour. Nous suivons donc Amélie Nothomb qui reçoit, un beau jour, une lettre d’un soldat américain mobilisé en Irak, Melvin Mapple. Elle va commencer à correspondre avec lui et découvrir qu’il est obèse.

Roman court et cinglant, Une forme de vie s’attache à parler de deux sujets : l’obésité,la gourmandise ainsi que notre rapport avec notre poids, notre silhouette. Amélie Nothomb nous fait encore pas mal réfléchir sur ces thèmes. Outre cela, l’auteur s’attache à nous parler de l’art (qu’est-il finalement ?) et du travail d’écrivain.

Le style est toujours aussi agréable et surprenant. Du pur Nothomb pour sûr ! Je me régale et je continue à lire ses romans en une petite heure.

Malheureusement, ce titre se noie dans la mêlée pour moi et ne fera pas partie de mes préférés. Je n’ai pas su m’attacher ou trouver intéressant le personnage de Melvin. De ce fait, le joli twist final ne m’a pas fait un grand effet.

Parmi les derniers sortis, je vous recommanderais plutôt Barbe bleue mais il semblerait que la plupart des fans de Nothomb trouvent que celui-ci est un bon cru donc à vous de voir !

 

3 sur 5

Lu dans le cadre du :

abc2013

4/26

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Une forme de vie

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, épistolaire

Pages : 180

D’autres avis : lounapiljosteinAmethysttachasMorgouillecocolaLalouHorrorEmeraldaSunnivaPerdre Une PlumeLiyahargaliSoundandfuryMyaRosa

Amélie Nothomb – Barbe bleue

Dans son dernier livre, Amélie Nothomb réécrit le conte de Barbe bleue de Charles Perrault.  Saturnine se présente suite à une annonce de colocation pour un prix imbattable. Elle sera choisie par Don Elmirio Nibal y Milcar pour devenir sa colocataire. Une seule pièce lui est interdit comme dans le conte mais Saturnine ne va pas faire comme toutes les précédentes colocataires.

Je suis directement rentré dans le récit. Il avait tout pour me plaire a priori : un Nothomb, une réadaptation de contes et surtout une relation entre une jeune Belge et un Espagnol. Tiens ça me rappelle quelqu’un même la différence s’arrête là !

Amélie Nothomb nous offre encore un huis clos sensationnel où les dialogues acerbes fusent entre les deux personnages. On arrive à la fin en moins de deux. Une fin qui était d’ailleurs telle que je la voulais. Ce n’est pas du tout un livre avorté pour moi.

Les personnages sont également superbement campés. Que ce soit Saturnine, cette jeune femme forte qui ne désire pas ouvrir cette foutue porte et tente de ne pas vaciller face à son colocataire. Ou ce cher comte Ermilio dont l’écrivaine va tenter de changer l’image de monstre qu’il a dans notre subconscient.

Bref, j’ai vraiment beaucoup aimé ce nouveau livre et je le mets facilement dans mon top 5 des romans d’Amélie Nothomb. C’est bien construit, les personnages sont rapidement attachants et puis les dialogues fusent pour mon plus grand plaisir. Tout ce que j’aime !

4 sur 5

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Barbe bleue

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, conte

Pages : 170

D’autres avis : Pauline, Metyuro, Emeralda, Mangolila

Eva Ibbotson – Reine du fleuve

Reine du fleuve est un roman d’Eva Ibbotson que j’avais déjà apprécié dans Le secret du quai 13 et Recherche sorcière désespérément. Ici, point de fantastique mais une histoire toute mignonne d’une jeune fille pas gâtée par la vie qui découvre l’Amazonie. Maya est donc une orpheline qui, un jour, se fait adopter par des parents lointains vivant au Brésil. Sur place, la jeune enfant déchantera car cette famille s’enferme constamment dans leur maison et ne veulent pas découvrir la culture mais aussi la faune et la flore qui les entoure.

Les personnages sont un peu manichéens avec la famille Carter donc, très fermée sur elle-même qui rejette tout ce qui n’est pas anglais et Maya et les amis qu’elle se fera sur place qui sont ouverts, sympathiques et gentils. Néanmoins, Reine du fleuve reste une histoire attendrissante avec quelques rebondissements bienvenue et avec une fin comme on les aime avec les “gentils” qui gagnent et les “méchants” qui ont ce qu’ils méritent.

Cette histoire permettra également aux jeunes lecteurs de découvrir Manaus et l’Amazonie en général. Dommage qu’Eva Ibbotson n’a pas insufflé un peu plus de morale dans ce livre, je pense que ça aurait pu l’améliorer.

Finalement, ce livre est celui que j’ai le moins préféré d’Eva Ibbotson. Il m’en reste encore quelques-uns à découvrir. Le prochain sera probablement L’étoile de Kazan !

3 sur 5

Auteur : Eva Ibbotson

Titre : Reine du fleuve

Edition : Albin Michel Wiz

Genre : Jeunesse, aventure

Pages : 380

Couverture : Pierre Mornet

D’autres avis : Betty, Chocolatine, Solenn

Amélie Nothomb – Tuer le père

Mon avis :

Comme toujours le nouveau Nothomb fait grand bruit. Vu que je suis une grande fan de cette écrivaine, j’étais curieuse de découvrir ce nouvel opus. J’ai cogité cette chronique pendant plusieurs jours. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à trouver mes mots pour vous exprimer mon sentiment. Mais bon, je me lance !

De quoi parle ce livre déjà ? D’un adolescent de 15 ans qui quitte sa mère et qui aimerait percer dans le domaine de la magie. C’est autour de ce thème que se déroulera le roman. Bien sûr des questions plus profondes seront abordées comme le complexe d’Œdipe.

J’ai souvent lu dans les critiques qu’avec ce roman, Amélie Nothomb est exactement là où on l’attend. Ah oui ? Pourtant, elle nous propose un univers tout à fait original où s’entremêle magie, jonglerie avec le feu et rapports familiaux. Comme souvent, Amélie se concentre sur quelques personnages : Joe, l’adolescent brillant, Norman le grand magicien et sa femme qui semble être la plus normale de tous.

Pas mal de rebondissement dans ce livre, j’ai été fort surprise par la tournure des évènements puis par la chute. Il n’y a pas à dire, Amélie Nothomb arrive encore à me surprendre. Néanmoins, je trouve qu’elle n’utilise pas cette idée à fond. Le roman aurait mérité plus de pages, plus de profondeur.

Toutefois, j’ai parfois eu du mal à reconnaitre le style de l’auteur. Oui, l’humour est là mais je n’ai appris aucun nouveau mot de vocabulaire, aucun mot farfelu que j’aime tant découvrir dans les Nothomb.

En refermant ce livre, je me suis dit que c’était un bon Nothomb, pas un des meilleurs certes mais il est agréable. Ce ne sera pas un Nothomb que je refilerai à ceux qui désirent commencer à lire cet auteur mais les adeptes de la dame (comme moi) trouveront leur compte.

3 sur 5

Le petit plus :

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération Les matchs de la Rentrée Littéraire de Priceminister. Vous pouvez d’ailleurs y retrouver le roman Tuer le père.

les matchs de la rentrée littéraire

Et puis c’est le mois fritissime !

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Tuer le père

Edition : Albin Michel

Genre : Littérature générale

Pages : 150

Amélie Nothomb – Le Voyage d’hiver

Voici le dernier Nothomb, le dernier… jusqu’au prochain qui sort dans 11 jours !

Mon résumé:

Zoile va détourner un avion. En attendant l’heure d’embarquement, il rédige ses notes… Et c’est à travers celles-ci qu’on le découvre.

Mon avis:

Aaaah voilà du Nothomb ! Il y a peu, j’ai lu Les combustibles que je n’avais pas trouvé assez “nothombien” à mon goût. “Le Voyage d’hiver” m’a fait penser à ce livre sur plusieurs points. D’abord, il y a l’omniprésence du froid, puis on retrouve encore une histoire qui tourne autour de 3 personnages mais cette fois, ce sont 2 femmes et 1 homme.

Je vois souvent dans les billets qu’Amélie devrait prendre plus de temps à soigner ces livres plutôt qu’en sortir un tous les ans, ponctuelle comme une pendule. Et là, j’ai vraiment envie de leur répondre: Foutaise ! Amélie Nothomb écrit plusieurs manuscrits par an. Elle a une fois affirmé qu’elle en avait plus d’une vingtaine qui attendent sagement dans un tiroir. Alors pourquoi, Amélie devrait se freiner d’écrire alors qu’elle a toujours fait ainsi ? Bref, même si je trouve certains de ces derniers livres en deça des autres, je reste profondément fan d’Amélie.

Et justement, avec ce récit, j’ai vraiment renoué avec elle. On fait la connaissance de personnages aux noms et aux caractères extravagants. C’est tout Nothomb quoi, et moi, j’adore. Elle montre pour la première fois je crois dans ce roman, le thème de l’autisme. Et évidemment, il ne pouvait n’y avoir qu’elle pour nous le représenter sous cet angle !

Ce qui cloche souvent dans ces derniers récits est la fin de ceux-ci. J’avais donc une petite appréhension quand je voyais la fin arrivait… Mais là encore, Amélie Nothomb m’a fait plaisir. Elle a offert une fin digne de ce nom à ce roman (même si je sens que certains seront en désaccord).

La touche “Nothomb” est omniprésente dans son dernier livre et j’ai encore plus hâte de découvrir celui qui va sortir le 19 août : Une forme de vie, qui selon Amazon, va être un peu plus long que ce dernier opus: 180 pages.

Extrait:

J’appréciais par ailleurs qu’il n’y ait pas de photo de l’auteur sur la jaquette, en cette époque où l’on échappe de moins en moins à la bobine de l’écrivain en gros plan sur la couverture.

Auto-dérision à la belge ou message pour l’éditeur ? En tout cas, ce passage m’a bien fait rire !

4 sur 5

Auteur: Amélie Nothomb

Titre: Le Voyage d’hiver

Édition: Albin Michel

Genre: Littérature générale

Pages: 130