Frédéric Mars – Les écriveurs, tome 2 : Le cimetière des histoires perdues

les écriveurs tome 2

Je n’ai pas mis longtemps avant de me replonger dans l’univers des écriveurs. On retrouve Lara au moment où on l’avait laissé à la fin du tome 1. C’est toujours une jeune fille têtue et combative et elle va encore nous le prouver dans ce second volume.

Dans Le cimetière des histoires perdues, elle et Will vont vivre une folle aventure à 100 à l’heure. On sent vraiment que le temps est compté dans ce récit et j’ai beaucoup aimé leur quête au trésor que j’ai trouvé trépidante. Ce tome nous offre également quelques réponses concernant la mère de Lara par exemple. Mais il reste encore des mystères à résoudre ; j’espère donc que le troisième opus sortira rapidement.

Quant à l’écriture de Frédéric Mars, je la trouve toujours aussi fluide et agréable. Elle est parfaitement adaptée au public visé (les ados) et est vraiment au service de l’intrigue. J’ai aussi aimé retrouvé le style des écriveurs et leur façon d’écrire à l’envers, ce qui pousse vraiment la curiosité et permet au lecteur d’un peu ralentir le rythme et de ne pas dévorer tout cru ce roman.

Globalement, j’ai donc préféré Le cimetière des histoires perdues à La cité lumineuse car je trouve ce volume plus rythmé et nous offrant pas mal de réponses. On n’est plus dans la découverte du monde des écriveurs mais vraiment dans un contre-la-montre haletant.

Il est juste dommage que l’auteur ait du se résoudre à auto-éditer son récit. J’avoue ne pas comprendre pourquoi les éditeurs n’ont pas réédités cette saga car elle a vraiment tout pour plaire.

Auteur : Frédéric Mars

Titre : Les écriveurs, tome 2 : Le cimetière des histoires perdues

Edition : Auto-édition

Genre : Jeunesse, Fantastique

Pages : 276

D’autres avis : DupImagInkarline05Mabiblio1988Flo TousleslivresSimi

Frédéric Mars – Les écriveurs, tome 1 : La cité lumineuse

les écriveurs tome 1

Quand on rencontre Lara, on se doute qu’on aura affaire à une histoire peu commune parce que c’est bien lors d’une tentative d’assassinat sur sa personne que nous la découvrons. Cette expérience va lui permettre de se réveiller et de découvrir le monde des écriveurs. Les écriveurs, ce sont des enfants et adolescents chargés d’écrire la vie  des humains. Ils vivent tous sur une petite île inconnue appelée Hometown.

J’ai bien aimé cet univers des écriveurs, il offre vraiment beaucoup de possibilités d’intrigues mais je pense qu’il doit nécessiter une vigilance toute particulière de l’auteur pour éviter de se contredire. Je sais que certains lecteurs se sont demandés qui était le premier écriveur. Moi, j’ai eu un autre questionnement : où s’arrête le travail des écriveurs et où commence le libre arbitre ? J’ai passé mon temps à me poser cette question pour chaque personnage, à chacune de leurs actions.

Le récit bien rythmé et le style fluide est parfaitement adapté aux adolescents auxquels s’adresse cet ouvrage. On y trouve pas mal d’actions et de mystères. Peut-être même un peu trop car au bout de ce premier tome, j’ai encore tout un tas de questions.

Le personnage de Lara m’a beaucoup plu. Je l’ai trouvé vive et loyale. Elle sait ce qu’elle veut et se donne les moyens d’y arriver. Maintenant comme je le disais au-dessus, je ne sais pas si c’est vraiment elle ou seulement la direction que veut lui donner son écriveur… Les autres personnages sont encore trop peu présents à mon goût pour que je puisse m’y attacher.

En conclusion, j’ai vraiment été très agréablement surprise par ce premier tome des écriveurs et son univers énigmatique. J’ai hâte de me plonger dans le deuxième volume en espérant qu’il offre quelques éléments de réponses tout de même.

2014 1 mois 1 consigne

La consigne de janvier pour le challenge 1 mois = 1 consigne était de lire un premier tome. Voici donc le mien !

Auteur : Frédéric Mars

Titre : Les écriveurs, tome 1 : La cité lumineuse

Edition : Baam !

Genre : Fantastique, jeunesse

Pages : 340

D’autres avis : Jess, Karline, Voz’, Ptitetroll, Phooka, Dup

J.D. Salinger – L’attrape-coeurs

l attrape coeurs

Le roman, écrit à la première personne, relate la période où Holden Caulfield, expulsé du collège Pencey Preparatory trois jours avant les vacances de Noël, retourne à la maison familiale, à New-York. Il déambulera en ville avant de devoir annoncer la nouvelle à ses parents.
Âgé de dix-sept ans, Holden est plein d’incertitudes et d’anxiété, à la recherche de lui-même. Il vit son passage à l’âge adulte et comprend qu’il perd l’innocence de l’enfance. L’une des plus belles images de l’auteur pour exprimer ce passage est lorsque Holden demande au chauffeur de taxi où vont les canards lorsque l’étang gèle. Salinger dans ce roman décrit avec ironie et justesse la société américaine des années 1950.

J’ai un peu honte de l’avouer mais la première fois que j’ai entendu parler de J.D. Salinger, c’était dans la chanson “Des fleurs pour Salinger” d’Indochine. Par la suite, j’ai entendu parler de ce roman phare mais je ne m’y suis pas plus intéressée que ça pour deux raisons : la couverture VF que je trouve très moche et un résumé qui ne promet rien de trépidant.

Ce n’est que tout récemment que je me suis donc penchée sur ce grand classique de la littérature adolescente.  Je désirais participer à la “Banned Book Weeks” et ai donc décidé de lire un livre controversé. Le bureau de la liberté intellectuelle recense ces livres chaque année. L’attrape-coeurs (Catcher in the Rye en anglais) a été critiqué pour : langage offensant, sexualité explicite, pas adapté pour le groupe d’âge ciblé.

Bref, même si je suis contente de l’avoir lu, j’avoue ne pas avoir été transporté par ce roman. L’intérêt principal de celui-ci est certainement le personnage d’Holden, adolescent en pleine révolte intérieure. Quand on l’écoute, on sent qu’il en veut au monde entier : son école, sa famille, ses potes, les filles… Il a perdu l’innocence de l’enfance mais ne désire pas devenir un adulte responsable tout de suite.

Le style de J.D. Salinger est très perturbant. Le langage est oral, populaire. Il faut un certain temps d’adaptation pour rentrer dans l’histoire car Holden n’a pas de filtre. Il nous parle de tout ce qui lui passe par la tête pendant les 3 jours de sa fugue.

Mais cela reste un roman remarquable qui nous met vraiment dans la peau d’un adolescent des années 50. Bien que je ne me sois pas sentie très proche du personnage principal, je recommande tout de même ce livre parce qu’il représente une étape de la vie comme peu de romanciers l’avaient fait jusqu’alors.

Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez demander c’est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d’enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m’avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j’ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ils auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d’un peu personnel.

Inio Asano – Bonne nuit Punpun, tome 6

Bonne nuit Punpun 6

Punpun est désormais un adolescent accompli. Néanmoins, la vie n’est pas toute rose pour lui. Sa relation avec sa mère est de plus en plus tendue tandis que la fille dont il s’est éprise s’éloigne peu à peu de lui.

Ce sixième tome est centré sur le personnage de Punpunmama comme le laisse supposer la couverture. Femme à la fois irritante et touchante, je n’ai jamais su me positionner par rapport à elle. Par moment, elle m’a fait pitié mais généralement elle m’a agacée. Punpun, quant à lui, broie du noir dans ce nouvel opus. Il semble plus blasé de la vie qu’auparavant.

Ce tome était donc très intéressant pour voir l’évolution de Punpun mais également pour approfondir le personnage de sa mère. La fin de ce volume promet un grand bouleversement dans la vie de Punpun. Je trépigne d’impatience pour lire le tome 7 !

Le dessin d’Inio Asano me plait toujours autant. Il sait à merveille montrer l’esprit dans lequel est Punpun grâce à ses pensées mais également grâce aux traits de son visage.

Encore un très bon tome de mon mangaka préféré en sorte !

4 sur 5

Auteur : Inio Asano

Titre : Bonne nuit Punpun, tome 6

Edition : Kana

Genre : Manga, Seinen

Pages : 208

D’autres avis : Docteur Zack

Stephen Chbosky – Le monde de Charlie

Le monde de Charlie

“The perks of being a wallflower” est un grand succès aux Etats-Unis. Depuis puis peu, il a été réédité en français sous le nom de Le monde de Charlie. Plusieurs booktubeuses m’avaient donné envie de découvrir ce roman choc. Finalement, j’ai attendu la réédition française pour enfin lire ce bouquin dont tout le monde parle (et généralement en bien).

Ce roman épistolaire nous plonge dans la vie de Charlie, un adolescent de 15 ans qui rentre au lycée. Son professeur de littérature va lui demander de davantage “participer” c’est-à-dire parler à d’autres personnes, se faire des amis, etc. Ce livre est tellement connu que j’ai peur d’en faire ma chronique. J’ai l’impression que tout a été dit dessus. Néanmoins, allons-y !

Charlie écrit donc des lettres à une personne qu’il ne connait pas car il a besoin de se confier. Cette personne, finalement, je pense que c’est nous. Nous sommes l’interlocuteur principal de Charlie. J’avais vraiment l’impression qu’il m’écrivait personnellement. Pourtant, au début, ce n’était pas gagné entre lui et moi. L’écriture est simple, trop simple. Le style, très oral, semble être celui d’un enfant de 10 ans et non d’un adolescent. Cela m’a vraiment dérangée durant les premières lettres mais finalement, j’ai su y faire abstraction car j’ai adoré suivre les aventures de Charlie.

Je ne pense pas que ce livre est le chef d’oeuvre du siècle, celui qu’on lira encore dans 50 ans par exemple. Mais néanmoins, je vois qu’il a su toucher profondément certains lecteurs dont je fais partie. Car l’histoire de Charlie fait écho à notre propre adolescence. Si vous êtes plutôt du genre introverti et qu’il faut vous forcer pour aller à l’encontre de l’autre, vous vous identifierez surement à Charlie. C’est un personnage qui vit dans son propre monde, qui aime se plonger dans les livres. Il est également hypersensible et pleure facilement. C’est quelqu’un de très empathique et de très ouvert sur le monde finalement même si cela peut paraître paradoxal vu son caractère.

La fin de ce roman me laisse un goût doux-amer. L’histoire de Charlie est à la fois très triste et pleine d’espoir. Ce roman n’est pas foncièrement original, je trouve mais il m’a profondément marquée. Je ne sais pas encore si j’irai voir le film qui en est adapté.

 

5 sur 5

Auteur : Stephen Chbosky

Titre : Le monde de Charlie

Edition : Sarbacane

Genre : Jeunesse

Pages : 256

D’autres avis : Hajar, Luthien, Tomisika, Crouton, Mutinelle, Phooka, Lyra Sullivan, Moody, Aniouchka