Débâcle

Débâcle, c’est le livre qui fait parler de lui en ce moment et surtout en Flandres dont est originaire l’autrice. L’histoire est celle d’une jeune femme qui retourne dans son village anversois natal. Dans ce récit, on la suit à la fois à travers des flash-backs sur son adolescence mais aussi à l’heure actuelle.

Le gros point fort de ce roman noir est sans nul doute l’ambiance. Sombre, sale. On a l’impression d’être coincée dans de la vase. J’ai aussi apprécié retrouver un environnement belge, ce qui est rarement le cas dans mes lectures. Mais du coup, la confrontation entre ce monde familier et toute la noirceur de ce polar fut détonante pour moi.

Néanmoins, je ne partage l’enthousiasme général pour ce titre. Oui, c’est cool, c’est bien écrit, l’atmosphère est superbement décrite mais j’ai trouvé l’intrigue très longue. Et aussi, que cela manquait d’originalité. On sent clairement venir ce qui va arriver, et pourtant, je ne suis pas très bonne dans les énigmes hein !

Bref, un livre qui me laisse un avis mitigé après quelques semaines (même si je lui avais mis 4/5 à l’issue de ma lecture).

Autrice : Lize Spit

Commencé le : 18/05/2018

Terminé le : 25/05/2018

Edition : Actes Sud

Genre : Polar

Pages : 420

Sorti le : 07/02/2018

Note : 4/5

Le charme discret de l’intestin

Voilà un essai qui a bien fait parler de lui ! Et je comprends maintenant pourquoi.

Le charme discret de l’intestin est un essai de vulgarisation scientifique qui nous explique tout sur un organe mal aimé et pourtant essentiel à notre survie et je dirais même à notre bonheur : notre intestin. Giulia Enders explore en détail ces quelques mètres de l’intestin et nous dévoile ces nombreux rôles.

J’ai trouvé que c’était hyper intéressant. Giulia Enders explique cela de manière très ludique et simple. Le tout est agrémenté de petits dessins de la soeur de l’autrice qui offre une petite touche d’humour. A la fin, on retrouve de nombreuses études scientifiques pour appuyer les faits retranscrits ici.

Il est vraiment clair et précis et j’ai appris de nombreuses choses. En revanche, je pense que le lire d’une traite risque d’être un peu lourd à digérer (ahah, il fallait que je la fasse !) et je vous conseille donc plutôt de le dévorer par petits bouts.

Autrice : Giulia Enders

Commencé le : 22/03/2018

Terminé le : 28/03/2018

Edition : Actes Sud

Genre : Non fiction, essai

Pages : 352

Sorti le : 01/04/2015

Note : 4/5

David Van Reybrouck – Congo, une histoire

congo une histoire

Depuis la parution de ce livre, j’ai eu très envie de le découvrir. Congo, une histoire est un essai retraçant l’histoire de cet énigmatique pays qu’est le Congo. David Van Reybrouck, historien a décidé de se pencher sur le sujet après avoir remarqué l’absence d’ouvrage de référence sur ce thème. Et il a bien fait…

Avec ses plus de 800 pages et son écriture minuscule, Congo, une histoire permet d’avoir un panorama complet de cette contrée mystérieuse. Je dois bien avouer que je ne me suis rarement penché sur la République démocratique du Congo. Pour moi, petite Belge, c’était surtout un immense pays qui avait été une colonie de la Belgique. Un pays à la fois étrange et mystique… Ce livre m’a énormément appris sur le peuple congolais, leur souffrance, la richesse de leur pays. Et pourtant, je dois dire qu’il reste une part de mystère qui fait, j’imagine, partie du charme de cette contrée.

David Van Reybrouck a su, avec cet essai, écrire un ouvrage complet comme si c’était un roman. On est happé par cette histoire ou plutôt cette myriade de petites histoires qui forme l’âme de ce pays. Le style de David Van Reybrouck est gracieux, addictif et profondément respectueux envers les personnes qu’il interviewe.

Cette lecture m’a grandement marquée et je ne peux que le conseiller à tous ceux qui ont envie d’en apprendre plus sur le Congo. C’est une très bonne entrée en matière !

Challenge des globe-readers

Escale 27/+75 : République démocratique du Congo

Auteur : David Van Reybrouck

Titre : Congo, une histoire

Edition : Actes Sud

Genre : Essai

Pages : 864

Véronique Olmi – Numéro Six

Voilà encore un emprunt de la bibliothèque. J’ai pris ce livre un peu par hasard, pour mon challenge abc.

Résumé:
La famille Delbast est catholique.
Cinq frères et sœurs précèdent Fanny. A sa naissance son frère aîné a vingt ans. Dans cette fratrie, sa place est illusoire, son enfance est occultée, son identité le plus souvent réduite à un numéro pour éviter la confusion des prénoms. Petite fille solitaire, Fanny adore son père, mais il ne la voit pas. Trop de choses les séparent, trop de vie, de retenue aussi. M. Delbast est médecin. Il est de ceux qui ont fait la guerre, la première, et pour Fanny qui, adulte, récupère ses lettres envoyées du front, c’est encore l’occasion de réinventer ce demi-dieu.
A cinquante ans, Fanny parviendra-t-elle à prendre sa revanche, pourra-t-elle exiger le regard de son père ? Après Bord de mer, Véronique Olmi aborde de nouveau le thème de l’amour filial avec une sensibilité remarquable. Mais, à travers la figure du père, c’est aussi de la bourgeoisie catholique qu’il est question ici, et de l’insidieuse violence par laquelle ce monde bien-pensant est capable de verrouiller la vie d’une enfant.

Mon avis:
Nous plongeons ici dans la vie de Fanny, la petite dernière de la famille. Elle a 10 ans d’écart avec son frère le plus proche. Résultat, elle est seule dans ses jeux, dans ses découvertes. Les autres sont trop grands pour ça. Ses parents la confondent avec ses sœurs. “Marie, viens ici !” “Louise ?”. Elle s’appelle Fanny mais elle ne bronche pas. Elle aimerait tellement que son père s’intéresse à elle. Son père, c’est son héros, son Dieu. Peu à peu, l’enfant transparente va devenir la plus proche de son père. Fanny a 50 ans, son père est centenaire. Elle essaie de rattraper le temps perdu comme elle peut.

C’est une histoire touchante d’amour entre un père et sa fille. La petite (comme la grande) Fanny nous parle et on s’accroche à elle. On aimerait tellement dire aux autres membres de sa famille de s’intéresser à elle, de l’écouter, de lui parler,…

Cette nouvelle est assez petite mais je ne crois pas qu’il en fallait plus. J’ai particulièrement été touchée par l’écriture de Véronique Olmi. C’est un style hachuré. Les phrases sont courtes ce qui rend l’histoire d’autant plus poignante. On a l’impression que les mots ont du mal à sortir. C’est très réaliste.

Un peu dommage que le résumé en dise si long. Mais c’est quasi mon seul regret. Ma note est un peu basse car comme pour Sombre Printemps de Unica Zürn, j’ai la conviction que cette histoire ne va pas me rester en mémoire longtemps. Heureusement, ce blog est là pour m’en souvenir.

3 sur 5

Auteur: Véronique Olmi
Titre: Numéro Six
Édition: Actes Sud
Genre: Nouvelle, Drame,…
Pages: 110


Bilan: 13/26 Déjà la moitié ^^.